La classe de madame Valérie · François Blais

mardi, juillet 22, 2014

J'espérais tellement me régaler. J'avais hâte de le commencer. Un gros bouquin qui braque les projecteurs sur plein de personnages. Ça promettait.

Du personnage, ce n'est pas ce qui manque dans La classe de madame Valérie. On suit une vingtaine d'anciens élèves de 5e année d’une petite école de Grand-Mère, à différents moments de leur vie. Le roman se divise en trois jours/parties. Dans chacune des parties, on rencontre une à plusieurs fois les personnages, et ce, sur différentes années (1990, 1997 et 2011). Les jeunes qu'on découvre pour la plupart à 11 ans reviennent comme cégépiens, puis une fois bien installés dans leur vie d'adulte. Ça paraît mêlant, dit d'même, mais ce n'est pas si pire si on prend des notes en lisant!

Untel rêvait de devenir musicien; il joue dans les bars une fin de semaine par-ci par-là et travaille dans une usine la semaine. Unetelle voulait devenir enseignante; elle est serveuse sexy dans un resto et s'abreuve aux guides de croissance personnelle. Et ça défile comme ça, dans le même genre. Bref, rien de bien réjouissant.

J’ai été emballée par l'idée, mais j'ai ragé. Il y a trop de personnages. Le nombre aurait pu être réduit de moitié afin de mettre de la moelle autour de l'os. En plus, les sauts dans le temps ne sont pas toujours réussis. Au bout d'un certain temps, l'intérêt s’épuise. Le procédé devient trop systématique, prévisible. Les détails s'accumulent, ça tourne à vide. Sans parler que ça beurre épais sur les clichésDans sa volonté de tout dire, d'embrasser un monde en mettant tout au même niveau, le roman part en vrille. Dommage… J'aurais vraiment aimé aimer.


La classe de madame Valérie, François Blais, L'instant même, 402 pages, 2013.       

 

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