Le monde selon Faward · Andrea Busfield

mercredi, juillet 23, 2014


L'Afghanistan d'aujourd'hui n’est pas un terrain de jeu idéal pour un enfant. Fawad a onze ans. Il est lumineux, espiègle, courageux. Il traverse les épreuves avec une incroyable sagesse.

Le roman raconte son histoire pendant un peu plus d'un an. Fawad y passe de la plus extrême pauvreté au confort d'une maison d'expatriés occidentaux, où sa mère devient cuisinière. Fawad porte sur le monde et ses nouveaux amis un regard étonné, tantôt désespéré, tantôt amusé. Par son regard, on découvre sa famille endeuillée par la guerre, ses cousins et leurs petits business, ses copains de la rue et, bien sûr, les occidentaux (ONG, médecin, journaliste...) qui l'ont pris sous leur aile. On voyage entre Kaboul et Jalalabad, en passant par Shinwar.


Pas de manichéisme ici, et pas de simplification à outrance. Andrea Busfield dresse un portrait contrasté d'un pays déchiré. On plonge dans une culture riche et codifiée, dans un univers qui n’est finalement pas si lointain. Terrible, mais à la fois drôle. Tellement rafraîchissant.


L'Afghanistan est célèbre pour deux choses: la guerre continuelle et la culture du pavot. Et malgré tous les efforts de la communauté internationale, son peuple s'améliore sans cesse dans ces deux domaines. 
Le monde selon Fawad, Andrea Busfield, Pocket, 350 pages, 2010.                            
                                                                                                             ★

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