Les livres de photos, Léa et moi

lundi, août 25, 2014


Léa et moi aimons beaucoup regarder des livres de photos: des photos du monde, des photos des gens qui l'habitent, et surtout, des diverses réalités des enfants à travers le monde. Ça nous change de notre réalité de Nord-Américains bien nantis. On discute, elle me fait part de ses impressions, des idées que lui inspirent ces photos. Le plus fascinant, c'est que d'une année à l'autre (voir d'un mois à l'autre), lorsque l'on feuillette à nouveau ces livres, certaines réflexion ne changent pas, alors que d'autres évoluent. Des ouvrages précieux qui ouvrent à la discussion.

Parmi nos coups de coeur, l'album du photographe kényan James Mollison. Il a parcouru le monde entier pour dénicher les chambres d'enfants les plus simples, les plus improbables, les plus luxuriantes. Dans son projet «Where Children Sleep», il met en lumière les différences de cultures et les inégalités à travers le monde. C'est une vitrine sur la vie de ces enfants nés de pays et de contextes différents. Des États-Unis au Japon en passant par la Cisjordanie et le Népal, ses photographies représentent les différences entre les pays et les disparités sociales. Un portrait, un lieu, une courte histoire. Passionnant.

James Mollison, Where Children Sleep, Chris Boot, 120 pages, 2010.





Dans Toy Stories, le photographe italien Gabriele Galimberti a lui aussi parcouru le monde afin d'immortaliser des enfants au milieu de leurs jouets préférés (parfois de leur seul jouet). C'est entre poupées, pistolets en plastique, petites voitures et gros nounours qu'il raconte le monde. Et c'est très très intéressant.

Gabriele Galimberti, Toy Stories, Abrams Image, 112 pages, 2014. 







Enfin, c'est en furetant sur le net que j'ai découvert l'univers singulier de la sud-coréenne JeongMee Yoon. Depuis 2005, elle visite les chambres d'enfants du monde entier et y met un peu d'ordre! Ou de désordre. Cest selon. Son projet sociologique «Pink & Blue» plonge au cœur du marketing des genres organisé autour des jouets pour enfants. Son principal objectif: dénoncer les stéréotypes présents dans tous les pays, indépendamment des différences culturelles et géographiques. Aucune petite fille ne naît avec un goût affirmé pour le rose, et aucun petit garçon pour le bleu. Ce sont l'environnement, le milieu familial, la publicité et le marketing qui influencent leurs goûts. La preuve est là! Heureusement, il y a des exceptions. En faisant ses recherches, elle a réalisé qu'en plus de la couleur des objets, leur contenu était aussi «adapté» aux filles et aux garçons. Par exemple, un livre rose pour les filles parlera plus souvent de princesse et de beauté, quand un livre bleu pour les garçons parlera de super-héros ou de dinosaures. Ces photos sont à la fois fascinantes et dérangeantes.

Pour découvrir son travail, c'est .




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