La déesse des mouches à feu · Geneviève Pattersen

jeudi, octobre 09, 2014


Une quatrième de couverture à mon goût, qui donne le ton sans tout dire.

La déesse des mouches à feuc'est Catherine, quatorze ans, l'adolescence allée chez le diable. C'est l'année noire de toutes les premières fois. C'est 1996 à Chicoutimi-Nord, le punk rock, le fantôme de Kurt Cobain et les cheveux de Mia Wallace. Des petites crisses qui trippent sur Christiane F. et des gars beaux comme dans les films en noir et blanc. Le flânage au terminus et les batailles de skateux contre pouilleux en arrière du centre d'achats. L'hiver au campe dans le fin fond du bois, les plombs aux couteaux, le PCP vert et les baises floues au milieu des sacs de couchage. C'est aussi les parents à bout de souffle et les amants qui se font la guerre. Un jeep qui s'écrase dans un chêne centenaire, les eaux du déluge qui emportent la moitié d'une ville et des oiseaux perdus qu'on essaie de tuer en criant.

Les romans québécois qui revisitent l'adolescence, cette période transitoire de recherche de soi et d'expérimentations de toutes sortes, il y en a des tonnes et des tonnes. Idem pour les romans québécois qui suintent la nostalgie. Parfois la sauce prend, d'autres fois ça tourne au vinaigre.

Avec La déesse des mouches à feu, la sauce a pris. Un roman cru, habité par une ado extravertie qui aime jouer avec le feu. Geneviève Pettersen a une écriture visuelle, une langue parlée et un vocabulaire très québécois. Cela pourrait en agacer certains. Pour moi, son écriture ébouriffée apporte un vent de fraîcheur. C'est un très bon premier roman. Mais ça demeure un premier roman... J'ai entendu, entre les branches, que La déesse des mouches à feu serait portée au grand écran par Anaïs Barbeau-Lavalette. Ça promet!


Pour l'anecdote, Geneviève Pettersen, c'est aussi Madame Chose, celle qui signe des articles sur son blogue et qui donne des conseils dans le courrier du cœur de La Presse+.

La déesse des mouches à feu, Geneviève Pettersen, Le Quartanier, 208 pages, 2014.

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