Papillons · Annie Loiselle

samedi, novembre 22, 2014


Albert Brown, un homme aigri et rigide, vient de mourir. Il laisse derrière lui sa femme Augustine et ses trois filles, Térésa, Alyssa et Anne. Cette perte permettra à chacune de déployer ses ailes et de prendre son envol. 

Augustine a toujours vécu pour les autres. Épouse soumise, mère dévouée, elle peut maintenant penser à elle. Térésa, l'aînée, est mariée à Bernard, un médecin amoureux de sa femme. Mère des jumeaux Léo et Léa, elle s'ennuie, se sent vide. Petit à petit, elle découvre ce désir incessant d'être heureuse et de jouir de la vie. Alyssa, l'enfant du milieu, vit avec Jacob, un musicien infidèle et absent, et leur petit Noah. Parce qu'elle refuse que la vie ne soit que désillusion et amertume, elle va se créer une vie meilleure, à la hauteur de ses désirs. Anne, la petite dernière, ne vit que pour la danse. Aux yeux de son père, elle a toujours été le mouton noir de la famille. Petit à petit, elle va s'ouvrir aux autres, prendre sa place et s'affirmer telle qu'elle est.

Pour ces femmes, l'inassouvissement fera place à l'épanouissement, l'amertume et le désoeuvrement laissera le champ libre à la liberté, à l'affranchissement.

De beaux personnages, riches, profonds. De beaux portraits de femmes présentés dans toute leur complexité. Pour ces femmes, il est fini le temps où elles subissaient leur vie, leur destin tout tracé d'avance. La vie est devant eux et elles comptent bien en profiter.

Annie Loiselle s'est intéressée à l'anorexie dans son premier roman Ça ira. À la passion amoureuse au seuil de la mort dans Tout ce que j'aurais voulu te dire. À l'amour, au pouvoir et à la jalousie dans Poison et autres douceurs. Papillons est son quatrième roman. C'est le premier que je lis. Ce ne sera pas le dernier!

Une mention toute spéciale à la magnifique, sublime couverture.

Papillons, Annie Loiselle, Stanké, 192 pages, 2014.

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