Seuls au monde: la trilogie · Emmy Laybourne

jeudi, décembre 11, 2014

Parmi mes plaisirs coupables figurent les fictions post-apocalyptiques. Tant ceux pour ados que pour adultes. Je ne résiste pas.

Les fictions post-apocalytiques prennent place dans un environnement désorganisé suite à une catastrophe: guerre, épidémies, catastrophes naturelles, armes nucléaires, etc. Ces fictions reposent sur un délicat équilibre entre une civilisation perdue et un chaos naissant.

Voilà un genre littéraire dans lequel les maniaques de la classification rangent un peu de tout et rien. Pour le tout, La route de Cormac McCarthy brille en tête. Quant au rien, il y a l'embarras du choix!

Ce que j'aime dans ce type de roman? Découvrir comment l'humain, confronté au pire, fait face à l'adversité. J'aime voir poindre les vraies personnalités, sans masques ni faux-semblants. Et qui sait, j'y puise peut-être inconsciemment quelques conseils au cas où la fin de notre monde surviendrait?!!

Parmi mes incontournables, il y a bien sûr La route de Cormac McCarthy. Il y a aussi, beaucoup moins connus, L'homme vertical de Davide Longo, La constellation du chien de Peter Heller, ou encore Exode de Jean-Marc Ligny. Plus spécialement destinés aux ados, souvent en trilogie, il y a Hunger Games de Suzanne Collins, Chroniques de la fin du monde de Susan Beth Pfeffer et Seuls au monde d'Emmy Laybourne, dont je viens de terminer le troisième et dernier tome.

2024. Tout commence par une tempête de grêle. Un accident, deux bus remplis d'élèves, des morts. Dean Grieder, le narrateur, et treize autres rescapés, âgés de 5 à 18 ans, se mettent à l'abri dans un centre commercial. Ils attendent une aide qui ne viendra pas.

À l'intérieur, ils apprennent par la télévision qu'un volcan des îles Canaries a déclenché un tsunami qui a frappé tout le littoral est des États-Unis. L'éruption a également provoqué des tempêtes qui ont décimé le reste du pays. Puis survient un tremblement de terre qui provoque le déclenchement d'armes chimiques. La libération de poisons mortels entraîne différentes effets, selon le groupe sanguin des victimes: paranoïa, violence extrême, stérilité ou mort. Bref, ça va mal. Très très mal! Le monde tel qu'ils le connaissent vient de disparaître. Passé les premiers instants de détresse, ils doivent s'organiser et continuer à vivre. Apprendre à survivre.

Emmy Laybourne dépeint l'évolution de la situation à travers les mots de Dean et montre comment les enfants et les adolescents s'organisent. Impossible de parler des deux autres tomes sans trop en dévoiler…

Un huis-clos oppressant, habilement construit, prenant, impossible à lâcher. Des personnages attachants, bien développés. Difficile d'échapper à quelques facilités de parcours, comme dans le deuxième tome, où de troublantes coïncidences parsèment le récit et font que Dean et ses amis échappent toujours de justesse au pire. Ça demeure, dans le genre, une très bonne trilogie. C'était prévisible: l'adaptation cinématographique s'en vient bientôt!

Une mention spéciale pour le mauvais goût des couvertures. Difficile de faire plus laid. Les couvertures de l'édition américaine sont un peu plus séduisantes.


Seuls au monde, Emmy Laybourne, Hachette.
Tome 1: Les rescapés du Greenway, 2013.   
Tome 2: Un ciel en feu, 2014.  
Tome 3: Camp d’isolement, 2014.  

laissez-vous tenter

4 commentaires

  1. Vous avez d'autres suggestions de fictions post-apocalyptiques contemporaines pour les grands?

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    Réponses
    1. Silo! Bon ok c'est une blague vu que j'en parle tout le temps ;)
      J'aime beaucoup ce genre de livres aussi comme tu le sais. J'ai essayé de lire La constellation du chien cet été mais c'est un de ceux que j'ai abandonné. J'avais l'impression qu'il ne se passait pas grand chose...
      Seuls au monde est dans ma pile à lire depuis un bon bout de temps. Tu as raison, les couvertures anglaises sont bien plus intéressantes que celles en français (beaucoup trop "enfant" je trouve.)

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    2. Oui, j'avais compris! Je vais y revenir, à cette fameuse trilogie. (je parle de "Silo"!)
      Idem pour moi avec "La constellation du chien". J'attendais trop de ce livre. Abandonné après une vingtaine de pages.
      "Seuls au monde" est la dernière série de romans post-apo jeunes adultes qui m'a vraiment accrochée. J'ai beaucoup apprécié l'atmosphère qui y régnait et la variété des personnages. Bon oui, il y a les bons et les méchants, mais pour une fois, ça passait très bien!
      Si ça te plaît, tu auras l'avantage, comparativement à moi, d'enfiler les trois tomes les uns à la suite des autres. J'ai dû patienter longuement entre chacun! Mais l'attente n'a pas été vaine.

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    3. Pour Seuls au monde, il y a une nouvelle aussi, un genre de tome 1.5 situé entre le premier et le deuxième.
      J'aime bien quand les séries sont complètes, c'est plus plaisant de les lire d'un coup.

      Je me suis rendu jusqu'à la moitié de La constellation du chien. Je m'ennuyais toujours autant...

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