Sans sang · Alessandro Baricco

mercredi, juin 17, 2015

Un homme vit avec ses deux enfants dans une vieille ferme isolée. La jeune Nina ne comprend pas ce qui arrive. Son père lui demande de se cacher sous le plancher de la cuisine. Il s'en excuse, ce n'est pas ce qu'il voulait. Mais il n'a pas le choix. La vie est en jeu.

Nina s'efforce de ne pas mourir de peur, séparée de l'enfer par les lattes de bois du plancher. Recroquevillée sur le côté, elle lisse sa petite jupe rouge, superpose ses jambes le plus parfaitement possible, ferme les yeux. La peur continue de la tétaniser. Et pour cause: trois hommes arrivent dans une vieille Mercedes, font irruption dans la maison, tuent le père après avoir assassiné le fils. Un bain de sang. Pourquoi ont-ils été massacrés? Il est vaguement question d'un règlement de compte au lendemain d'une guerre. Mais on ne saura jamais laquelle, ni les raisons du carnage.

De sa cachette, Nina n'a rien vu, mais a tout entendu. Tito, le plus jeune des tortionnaires, trouve la trappe, l'ouvre. Nina est là. Un échange de regard pendant lequel le temps s'arrête. La trappe se referme, discrètement. Nina aura la vie sauve.

Cinquante ans plus tard, Nina retrouve Tito, dans une ville jamais nommée, où il vend des billets de loto dans un kiosque. Elle l'invite à prendre un café. Un long dialogue s'installe entre Nina, devenue une vieille femme, et Tito, devenu vieux à son tour. Les questions et les révélations s'enchaînent. Ça se termine dans une chambre d'hôtel...

En deux parties distinctes, Baricco exécute une variation sur le thème de la guerre, qu'il évoque dans toute sa cruelle absurdité, ses malentendus et les désirs de vengeance qu'elle entraîne.

J'avoue ne pas avoir tout compris, d'ailleurs tout n'est pas révélé. Baricco habille de points de suspension une histoire rachitique. Rien de saisissant, ici. Rien de franchement mauvais non plus. C'est entre les deux. Une écriture nerveuse, quelques images fortes, mais au final, beaucoup de confusion. Si quelqu'un peut m'expliquer…

Sans sang, Alessandro Baricco, Folio, 128 pages, 2004.

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4 commentaires

  1. Comme j'en ai tant qui m'attendent, je vais passer mon chemin pour celui-ci.

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    1. Je te comprends! J'espère pour toi qu'il n'y a pas trop de romans des soeurs Brontë qui t'attendent...!

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  2. Oh je n'ai jamais rien lu de cet auteur (pourtant je le croise souvent) mais ton billet ne fait que repousser mon envie ! Bizarre de ne pas "expliquer" et qu'ils finissent à l'hôtel ? Étrange ....

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    1. À force de l'avoir croisé, je me suis laissée tenté par ce titre, trouvé par hasard en librairie de livres usagés.
      Disons que je n'ai pas très envie de retenter l'expérience...

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