Le samedi, c'est jeunesse!

samedi, avril 09, 2016


La journée débute avec Jacob qui se pointe dans la cour de l'école. Une paire de bobettes dépasse de la jambe de son pantalon. C'est malaisant! L'intruse se retrouve sous un banc. Ni vue ni connue. Mais c'était sans compter sur le petit finfinaud de l'école, tsé, celui qui imagine toujours les pires coups pendables pour faire rire les autres. Ben lui, il a trouvé les bobettes de Jacob… Ça se poursuit avec Julia, triste parce qu'à cause de l'allergie aux chats de son père, ils ont dû donner Ti-Minou. Puis vient le tour de monsieur Angelo, le concierge. Une journée pénible débute pour lui, tout ça à cause du petit finfinaud, bien décidé à faire un mauvais coup dans les toilettes de l'école. Ça se conclut avec Cédric, le fameux finfinaud. Si sa journée a bien commencé – mauvais coup réussi –, elle se termine plutôt mal!


Quatre récits composent cet album dans lequel quatre narrateurs apportent un point de vue différent sur les événements d'une même journée. Le texte d'Andrée Poulin est fin, accessible. Les aquarelles de Boum ne paient pas de mine, malgré quelques dégoulinures. L'idée d'utiliser une couleur dominante selon le récit permet de bien reconnaître le narrateur.

Voilà un album très astucieux, dont l'examen de chaque partie éclaire et donne un sens à l'ensemble. Une belle occasion pour amener les p'tits loups à lire entre les lignes et à comprendre qu'une même situation peut être appréhendée selon divers points de vue.

Après Millie Rose et Aux toilettes, Une cachette pour les bobettes est le troisième album de la collection «Motif(s)». Une collection originale qui met de l'avant l’ambigüité et l'implicite.

Une cachette pour les bobettes, Andrée Poulin (texte) et Boum (illustrations), Druide, 32 pages, 2016. À partir de 5 ans.


Elise Gravel frappe à nouveau un grand coup en ajoutant deux titres à sa série «Les petits dégoûtants». Après Le rat, Le pou, Le ver, L'araignée, La limace et La mouche, au tour du crapaud et de la chauve-souris de passer sous sa loupe.

Le succès de cette série passe avant tout par le juste dosage d'informations et d'humour. Elise Gravel a su trouver le filon parfait pour combiner l'information costaude et le mot ou le trait qui fait sourire, voire carrément rire.

Des aspects souvent méconnus sur ladite bestiole sont mis en lumière. Ma sauterelle et moi ignorions que le crapaud peut boire et respirer avec sa peau, ou encore qu'il existe plus de 1200 espèces de chauve-souris.

Elise Gravel vulgarise de façon simple, ludique et concise le mode de vie, la reproduction, l'alimentation de ladite bestiole, et conclue toujours par son importance dans la nature. Vulgariser autant d'informations en si peu de mots relève de l'exploit. Avec ses illustrations dynamiques, expressives et sa typographie éclatée, ces documentaires animaliers sont d'une richesse inestimable pour qui veut grandir moins bête!

La chauve-souris et Le crapaud, Elise Gravel, La courte échelle, 32 pages chacun, 2016. (Publiés en France aux éditions du Pommier.) À partir de 4 ans.

laissez-vous tenter

4 commentaires

  1. Le Pommier, un éditeur formidable pour comprendre le monde qui nous entoure. J'aime vraiment beaucoup leurs publications.

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    1. Moi aussi! Malheureusement, nous n'avons pas le même choix ici qu'en France. Lorsque je suis allée au salon du livre de Montreuil il y a deux ans, j'ai fait le plein!

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  2. Bizarre, pas vu de notif pour ce nouveau billet ! euh c'est quoi des bobettes ???
    sinon, j'aime beaucoup la série des trucs dégoutants !

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    1. Bizarre, oui. C'est ok, maintenant? Des bobettes = petites culottes!
      On adore Élise Gravel, ici. Et dans le milieu littéraire jeunesse, elle est au top!

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