Sous la couette avec Stéphanie Boulay

mardi, septembre 06, 2016

                                                                                                                                                          © Martine Doyon
Née à New Richmond, en Gaspésie, Stéphanie Boulay est surtout connue sur la scène musicale comme l'autre moitié des sœurs Boulay. Mais elle n'est pas seulement auteure-compositrice-interprète. Elle a toujours écrit. Des histoires, des chansons. De sauter le pas et de publier un roman, ça, c'est nouveau. La parution de À l'abri des hommes et des choses révèle un grand talent d'auteure et un imaginaire foisonnant. Stéphanie a accepté de nourrir ma curiosité et de répondre à mes questions.


L’AUTEURE

Depuis combien de temps l'écriture d'un roman te trotte-t-elle dans la tête?
J'y pense depuis que j'ai huit ans, quand ce qui m'intéressait, c'était d'écrire des histoires de sirènes des mers.

Combien de temps a pris l'écriture de À l'abri des hommes et des choses?
Environ quatre mois, en voyage et en tournée en Suisse et en France. Après, pour les réécritures et le travail éditorial, ça a pris l'éternité et même plus.

Comment t'y es-tu prise pour être publiée?
J'ai envoyé mon manuscrit à quelques places qui étaient intéressées, mais je branlais dans le manche, je ne le sentais pas. C'est après ma collaboration vraiment le fun avec Stéphane Dompierre pour le recueil de nouvelles érotiques Travaux Manuels que j'ai pensé à lui montrer le manuscrit, en me disant que ça ne marcherait sûrement pas dans sa ligne éditoriale. Finalement, il trouvait que oui.

L'objet livre est sublime. L'illustration de couverture est magnifique. As-tu eu ton mot à dire dans le choix de l'illustration?
Oui, j'espère bien! On avait fait quelques essais infructueux de couvertures, et pas longtemps avant le deadline, j'étais sur Instagram et je suis tombée sur cette illustration de Catherine d'Amours. J'ai senti que l'image m'avait comme «choisie», comme si ça avait été prédestiné. Et j'ai tout de suite écrit à Catherine pour la réserver. C'est drôle, parce que c'est elle qui avait fait notre première pochette d'album pour Les sœurs Boulay.

Un nouveau projet de roman en chantier?
Oui, j'ai déjà deux personnages. Je me rends compte que je commence toujours avec des personnages avant de figer l'histoire, et que je me laisse guider par eux.

La publication d'un livre – la parution d'un album... Quelle est la différence pour toi?
Ça se ressemble, sauf que là je suis seule, comme une seule femme.

Es-tu zen par rapport aux critiques ou plutôt angoissée?
Ça fait un bout que je ne les ai presque pas lues par rapport aux sœurs Boulay. Je ne me regarde presque plus à la télé non plus. Je ne crois pas essayer de mettre la main sur les critiques du livre, à moins qu'elles me tombent dans la face. J'ai d'ailleurs désactivé les alertes Google avec mon nom dedans depuis longtemps.


LA LECTRICE

Comment décrirais-tu ta bibliothèque personnelle?
Hétéroclite et pleine de livres tout scraps, déchirés, pliés et sales. Quelques-uns que je n'ai pas finis aussi.

Où te procures-tu généralement les livres que tu lis?
Dans les librairies indépendantes ou dans les collections de mes colocs.

Comment choisis-tu tes lectures?
J'écoute les conseils des gens que j'aime ou mon feeling, quand j'ouvre une page au hasard.

Es-tu une grande lectrice?
Pas tant, j'aimerais lire plus, mais avant, faut que je lâche les réseaux sociaux.

Quels sont tes auteurs chouchous?
Marguerite Duras et St-Exupéry. Baricco aussi.

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10 commentaires

  1. jolie interview, et bon complément à ton article d'hier qui m'a donné bien envie!
    j'aime bien les expressions québécoises, "je branlais dans le manche" m'a fait bien rire!
    par contre, je pensais que les soeurs Boulay c'était elle et Isabelle Boulay :D :D

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    1. Merci, Eva!
      Rien à voir avec Isabelle Boulay. Même si je pense qu'elles viennent du même coin, leur univers est très très différent.

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  2. ah oui c'est qui sa sœur ? pas Isabelle ? bref, moi et la musique ..
    sinon, contrairement à Eva, j'ai encore besoin d'une traductrice pour être sûre d'avoir bien saisi l'expression "je branlais dans le manche" ???? mdr

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    1. Moi et la musique itou! Isabelle n'est pas sa soeur.
      Tu n'avais pas noté cette expression?! Ça veut tout simplement dire hésiter. Hop! une de plus à ajouter à ton riche vocabulaire québécois!

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  3. Joli cet entretien. Merci Marie-Claude.

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  4. Ravie d'en savoir plus sur la naissance de ce roman. Très sympa cet entretien...t'en as de la chance !

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    1. C'est en effet intéressant d'en apprendre plus sur la genèse de ce roman.
      Pour la chance, j'ai fait les démarches et elle a gentiment accepté.

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