Des poches dans la poche · novembre 2016

samedi, novembre 05, 2016


C'est le temps des poches du mois. Peu de tentations cette fois, et... je ne m'en plaindrai pas!

dans la catégorie le grand format m’attend

LES FEMMES DE BREWSTER PLACE – NAYLOR GLORIA – 10-18

Dans une banlieue urbaine du Nord des États-Unis, Mattie Michael a tout perdu: rejetée par sa famille, ruinée par son fils, le peu qu'elle a pu sauver de la main des huissiers, la vieille femme l'a emporté à Brewster Place. Là, dans cette grappe d'immeubles délabrés et grisâtres, isolés du monde par un haut mur de brique, la matriarche propose désormais son soutien à celles qui n'oseront jamais le demander. Il y a la belle et indépendante Etta Mae qui, au volant de sa Cadillac vert pomme affole le quartier de son franc-parler et fait rougir les pasteurs. Il y a la jeune Kiswana, fervente militante de la cause des Noirs, qui a abandonné les quartiers riches pour défendre ses idéaux. Sans oublier Cora Lee, la femme-enfant qui accumule les bébés et les amants d'un soir. Ou encore Luciella, la jeune mère éplorée. Mais celles qui font jaser, ce sont ces deux jeunes filles du 312. Le «couple», celles dont on préfère murmurer le nom. La fête de l'immeuble se prépare. Et sous les yeux des femmes de Brewster Place, un drame terrible va se jouer. Un drame qui changera à jamais leur destin et celle de tout un quartier? Publié chez Belfond en 1987, un roman plein de fougue, de colère et d'amour, récompensé par le prestigieux National Book Award 1983.


DALVA – JIM HARRISON – 10-18

Pour reprendre le contrôle de sa vie, Dalva s'installe dans le ranch familial du Nebraska et se souvient: l'amour de Duane, les deuils, l'arrachement à ce fils nouveau-né qu'elle cherche obstinément. Meurtrie mais debout, elle découvre l'histoire de sa famille liée à celle du peuple sioux et d'une Amérique violente. Chef-d'œuvre humaniste, Dalva est un hymne à la vie. «Le roman des grands espaces: la preuve, par la littérature, que l'on est ce que l'on fait. Une invitation à la sculpture de soi.» François Busnel.





dans la catégorie vous ne m’échapperez pas

TERRES AMÈRES – JOYCE CAROL OATES – POINTS

Seize nouvelles brutales et décapantes, parfois insoutenables. Certes, la prose de Joyce Carol Oates n’a jamais été recommandée comme berceuse mais, en ce qui concerne ce recueil, les enfants auront intérêt à aller se coucher encore plus tôt car, très vite, Oates se montre sans pitié pour eux. Bien entendu, les véritables aficionados en redemanderont. Joyce Carol Oates a superbement disséqué le chagrin et le choc provoqués par la mort en 2008 de son premier mari, Ray Smith, et il n’est donc pas surprenant que la perte et le deuil soient les thèmes dominants de ce recueil rageur, dur et viscéralement dérangeant, écrit au lendemain du malheur. On y cherchera en vain la résignation de la veuve: Oates semble déterminée à nous convaincre que la femme en deuil est une sorte de coupable, une victime qui dans un sens mérite tout ce qui lui arrive (et ce n’est pas toujours tendre). La démonstration est réussie, et quel bonheur de lecture que ces pages qui font tomber les idoles et les clichés avec une santé, une énergie – et une plume – d’une jeunesse éblouissante.


LA PETITE COMMUNISTE QUI NE SOURIAIT JAMAIS – LOLA LAFON – BABEL

Retraçant le parcours d’une fée gymnaste qui, dans la Roumanie des années 1980 et sous les yeux émerveillés de la planète entière, mit à mal guerres froides, ordinateurs et records, ce roman dont la lecture politique n'épargne ni le bloc de l'Est ni la version falsifiée qu'en donnait à voir l'Occident délivre une passionnante méditation sur l’invention et l’impitoyable évaluation du corps féminin.







dans la catégorie un jour, peut-être

DES CLAIRONS DANS L’APRÈS-MIDI – ERNEST HAYCOX – BABEL

Dans un coin perdu du Dakota, la jeune Josephine Russel fait la connaissance de l'énigmatique Kern Shafter, aux allures de gentleman, que ronge un lourd secret et un désir de vengeance. Shafter rejoint comme simple soldat le Septième de cavalerie que commande le général Custer. Histoire d'amour et de vengeance sur fond de la plus célèbre bataille des guerres Indiennes, Little Big Horn, que Haycox retrace avec une extraordinaire lucidité. Un magnifique roman épique et intime, lyrique et précis.




Vous pourriez aussi aimer

22 commentaires

  1. J'ai vu cette édition spéciale de "Dalva" en librairie hier : une très belle ouverture avec du relief et des aplats argentés ! splendide !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh! Cette nouvelle édition semble vraiment magnifique. La dernière couverture, celle que j'ai, est aussi pas mal du tout.

      Supprimer
  2. Tu n'as pas lu Dalva? (et la suite?) Allons bon

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Eh non! J'en suis moi-même étonnée. Qu'est-ce que j'attends? Un peu plus de temps et moins de romans de la rentrée. Mais son tour s'en vient. Plusieurs Jim m'attendent, d'ailleurs...

      Supprimer
  3. Je note le dernier - dont je n'ai pas entendu parler ! Dalva encore et toujours ! Il faut que je le relise ! Mon programme de janvier ? vu que celui de cette fin d'année est déjà plein à craquer ;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Moi aussi, d'ici la fin de l'année, c'est plein plein plein. Ça déborde et je manque de temps pour rédiger.
      "Dalva"... Si je n'avais pas lu "Wild", cet été, il ne serait plus dans ma PAL! Mais ça va venir...

      Supprimer
  4. Merci de parler du JCO, je ne connaissais pas ce recueil de nouvelles. La petite communiste qui ne souriait jamais, je l'ai en poche depuis un certain temps...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais de rien! Ce recueil de JCO semble une surprise pour tout le monde, moi la première. J'ai bien hâte de voir ce dont il a l'air et de plonger dedans...
      Pour "La petite communiste qui ne souriait jamais", il a fait grand bruit et le thème me tente (ma sauterelle est une fanatique de la gym (et, forcément, de Nadia!)). Tu comptes le lire sous peu?

      Supprimer
  5. Je passe mon tour pour ceux-là car je viens d'acheter Confiteor de Jaume Cabré. 900 pages qui vont m'occuper un petit moment!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oh, je te comprends de passer ton tour. 900 pages, tu as du courage! Mais avec "Confiteor", on parle plus de plaisir que de courage, non?!

      Supprimer
  6. Ce recueil de Oates m'était inconnu! Merci d'avoir mis la lumière dessus!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je n'ai pas trouvé la couverture... Ce qui est étonnant. Peut-être la parution sera retardée? En tout cas, je compte bien découvrir ce recueil.

      Supprimer
    2. J'ai trouvé la couverture mais aux éditions Philippe Rey. ;-)

      Supprimer
    3. Oui, je l'ai vu, celle-là. J'ignore cependant s'ils vont prendre la même pour la version poche. J'en doute... Habituellement, ils changent (même si ce n'est pas toujours heureux, comme dans le cas de "Carthage"!)

      Supprimer
  7. ah Jim Harrisson... Bon ça sent l'achat imminent

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est fou comme une jolie couverture fait son effet! Je devrai me tenir loin. J'ai déjà une version et je dois me contenter de celle-ci, fort belle, au demeurant! Maintenant, je dois le lire (sans doute pendant les vacances de Noël)!

      Supprimer
  8. Rhaaaa, tu n'aurais pas dû montrer cette nouvelle édition de Dalva, je ne vais pas pouvoir passer à coté !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'avoue, elle est plus que tentante. Si mon exemplaire était jaunie et cornée, je craquerais!

      Supprimer
  9. Je crois que je vais bientôt posséder une troisième édition de Dalva dans ma blibliotheque ! la couverture est juste sublime ! DES CLAIRONS DANS L’APRÈS-MIDI celui-la il me le faut aussi...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Trois éditions de Dalva?! Déjà que deux, ça fait beaucoup. Mais comme c'est Jim, tu es toute pardonnée!
      J'attendrai de voir ce que tu penses de "Des clairons dans l'après-midi" avant d'aller de l'avant. J'ai tant à lire avant...

      Supprimer
    2. Je sais, je suis faible ... La première est le premier exemplaire que je me suis procuré, mais les pages étant toutes jaunis ( je déteste lire sur des pages jaunies) et la police étant minuscule, quand j'ai voulu enfin le lire l'année dernière je me suis procuré une plus récente édition. Mais cette nouvelle couverture est tellement sublime - j'adore les dreamcatchers- que forcement il me là faut

      Supprimer
    3. J'avoue que dans ces conditions, je ferais la même chose! Des pages jaunies... j'ai ben ben de la misère! Je suis faible aussi dès qu'il s'agit de livres. Et si, en plus, il s'agit de Jim et d'un capteur de rêves... On craque!

      Supprimer

· J'aime m'y promener ·

· visites ·