Parutions printanières 2017 · repérage littérature québécoise

mercredi, avril 19, 2017


Le nombre de parutions québécoises printanières qui me fait envie est plutôt modeste et je ne m'en plains pas! Comme j'aime le penser, ce n'est pas tant la quantité qui compte, mais bien la qualité. Et qualité, il y a ici. 

L’AUTRE JEANNE – MARIE LAROCQUE – VLB

Il y a eu Jeanne chez les autres, puis Mémé attaque Haïti. Depuis, j'étais en attente. J'aime les écrits de Marie Larocque. Leur fougue, leur fraîcheur et leur franc parlé. Ce nouveau roman n'aura pas le temps de rejoindre ma pàl. Dès qu'il arrivera, je plongerai.

Montréal, 1988. Jeanne Fournier sort de centre d'accueil et rêve d'écriture et d'évasion. Sur un coup de tête, elle envoie un manuscrit autobiographique à une maison d'édition et s'enfuit en Europe, seule et sans bagage. Le mur de Berlin est encore debout, l'auto-stop est à la mode, les cellulaires et les réseaux sociaux n'existent pas: se couper du monde est encore possible. Dans ce roman qui mêle le journal de voyage à un récit familial lucide et touchant, Marie Larocque nous entraîne à la rencontre d'une galerie de personnages étranges et attachants, parfois cruels, mais toujours humains et furieusement romanesques.


L’ÂME DES HORLOGES – DAVID MITCHELL – ALTO

Par une sombre journée d’été de l’an 1984, Holly Sykes, adolescente en fugue, fait la rencontre d’une dame étrange qui, en échange d’un «asile», lui offre une inoffensive tasse de thé. Plusieurs décennies passeront avant qu’Holly ne saisisse exactement de quel genre d’asile l’inconnue voulait parler… Fresque vertigineuse comme seul peut en imaginer l’auteur de Cartographie des nuages, L’âme des horloges expose en six temps des moments de la vie d’Holly, depuis sa jeunesse tempétueuse à Gravesend jusqu’à sa vieillesse sur la côte atlantique de l’Irlande en l’an 2043. Une vie trouée d’éclairs de précognition, de visites d’inconnus et de brèves altérations de la trame du réel. Car Holly Sykes tient à son insu un rôle dans une vieille querelle se jouant dans les coulisses de notre monde. Elle pourrait même en être l’arme ultime. David Mitchell, l’un des auteurs les plus admirés de la scène littéraire mondiale, électrifie l’esprit du lecteur avec ce formidable roman kaléidoscopique.

Parution simultanée en France et en Belgique aux éditions de l'Olivier.

UN PARC POUR LES VIVANTS – SÉBASTIEN LA ROQUE – CHEVAL D’AOÛT

Ce livre met en scène Thomas, Michel et Marie, une fratrie qui rivalise de mal-être, et autour de laquelle gravitent Marin l’antiquaire, ainsi que Mathieu, un ami de la famille. Michel a perdu l’envie d’enseigner et erre dans son condo-musée; Marie trouve refuge dans la poursuite du confort domestique; et Thomas veut partir. Pris entre deux mondes, celui qui accumule les biens comme source du bonheur et celui, à venir, qui vacille et se dématérialise, les personnages de cette histoire cherchent un ailleurs qui n’existe peut-être plus. Un parc pour les vivants, c’est un road movie sur fond d’inventaire des choses humaines en voie de disparition, où le passé trop récent de l’Amérique du Nord se manifeste dans toute sa sauvagerie.



EN CES BOIS PROFONDS – FRANÇOIS LÉVESQUE – TÊTE PREMIÈRE

En attendant Russell, de François Lévesque, m'avais fait une forte impression. J'attendais son nouveau roman avec impatience. Enfin, il arrive!

Une jeune femme issue d’une union incestueuse doit se rendre avec sa mère sur les lieux de sa conception. Suite au décès de la grand-mère, les seules «survivantes» d’une secte qui a beaucoup fait parler d’elle à Rivière-aux-Hiboux et dont la plupart des membres sont morts plusieurs années auparavant dans un suicide collectif sont les héritiers de la maison où tout a commencé. En ces bois profonds est une descente infernale dans les méandres de la folie, de laquelle cette jeune narratrice cherchera à tout prix à trouver le sens. Ainsi se dévoileront les détails d’une histoire familiale où les croyances l’ont emporté sur la raison, ponctuée de la légende autochtone du lac Misiginebig et des aspirations messianique d’un certain Nicolas Jones, guérisseur patenté et gourou. Investie d’une quête, l’adolescente ne pourra que plonger elle aussi dans cette folie qui, après tout, coule dans son sang… François Lévesque poursuit la même recherche stylistique expérimentée dans En attendant Russell (jeux sur la répétition, phrases courtes et scindées, aux limites de la poésie), mais dans un récit des plus noirs, un thriller rural aux atmosphères inquiétantes et aux retournements sinistres, et qui se veut également une forme d’hommage à celles qu’il nomme ses «marraines gothiques»: Marie-Claire Blais et Anne Hébert. L’auteur prouve une fois de plus sa grande maîtrise de l’écriture des ambiances et de l’environnement dans un récit bien ficelé qui trace les minces lignes de la limite entre lucidité et démence.


L’OISEAU COLETTE – ISABELLE ARSENAULT – LA PASTÈQUE

Impossible de résister à ce nouveau roman graphique de la très talentueuse Isabelle Arsenault. Et si, en plus, c'est une série à suivre, je fonds!

Pauvre Colette, récemment déménagée dans un nouveau quartier, sa mère lui refuse un animal de compagnie. Mais lorsqu’elle cherchera à se faire de nouveaux amis, ce sera grâce à une perruche… imaginaire!  Ce livre est le premier d’une série mettant en vedette les personnages de la bande du Mile-End. Chaque livre apportera de nouvelles aventures, de nouvelles couleurs et des univers propres à la personnalité de chacun.

laissez-vous tenter

12 commentaires

  1. Autant j'ai adoré En attendant Russell, autant les thèmes du nouveau livre de François Lévesque ne m'attirent pas du tout. Je vais passer.
    Par contre j'avais déjà noté il y a un moment, quand ils avaient été annoncés, Un parc pour les vivants (la couverture! :D ) et L'âme des horloges qui a l'air particulier. Je n'ai jamais lu David Mitchell et c'est le seul de ses livres qui m'attire un peu. Peut-être à essayer, donc!

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    1. La façon dont François Lévesque avait traité son sujet dans "En attendant Russell" m'avait vraiment impressionnée. Je suis curieuse de lire son nouveau roman, malgré le sujet! J'ai l'impression que "Un parc pour les vivants" est attendu par plusieurs. Je me demande ce qui suscite un tel intérêt. L'intrigue? La couverture? La maison d'édition?
      Moi non plus, je n'ai jamais lu David Mitchell. Ses romans précédents ne me disaient rien. Par contre, celui-ci m'intrigue. À suivre, donc!
      En passant, je suis très contente de te retrouver ici et sur IG!

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    2. C'est gentil :) Et moi je suis contente de partager à nouveau. Différemment, ça s'imposait, mais quand même là ;)

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    3. Moi, je suis très très contente de te retrouver, et peu importe où! Nos échanges me manquaient. J'espère seulement que tu ne disparaîtras pas en coup de vent comme la dernière fois!

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    4. Je ne suis pas disparue bien loin, mais tu n'es pas beaucoup sur Facebook donc... ;)
      On s'en reparlera un moment donné, du blogue et tout.

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  2. Hâte de découvrir le nouvel album d'Isabelle Arsenault! :)

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    1. De ce que je comprends, il est d'abord paru en anglais. Et puis, il y aura d'autres tomes. Bref, très tentant et prometteur!

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  3. Pas très gai le roman que tu attends avec autant d'impatience de François L. !! C'est tout toi ;-) Moi je n'en note aucun sauf le roman graphique de la Pastèque, il fait sacrément envie !

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    1. Tu vas commencer à me catégoriser?!
      Isabelle Arsenault fait des merveilles. Je lis tout ce qu'elle illustre et j'ai même une illustration originale sur mon mur. Tu te souviens?

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  4. Je ne connais aucun de ces auteurs ! je suivrais tes lectures avec intérêt ;o)

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    1. Le seul dont tu risques d'entendre parler par chez toi, c'est "L’âme des horloges", qui sortira chez de l'Olivier. Pour le reste, c'est du québécois pure laine! À suivre...

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