Rentrée littéraire · automne 2017 · repérage

dimanche, août 06, 2017


La rentrée d’automne s’annonce costaude. Elle marque notamment le retour Sorj Chalandon, Véronique Olmi, Eva Ionesco, Eric Reinhardt, Camille Laurens, Marie Darrieussecq et Alice Ferney. Ceux-là, je vous les laisse pour l’instant. Ma rentrée se passera principalement en Amérique du Nord. Surpris?


MES INCONTOURNABLES

JEU BLANC  ·  RICHARD WAGAMESE  ·  ZOÉ

Les étoiles s’éteignent à l’aube a été l’un de mes gros coups de cœur de 2016. Gageons que Jeu blanc figurera dans ceux de 2017!
Cloîtré dans un centre de désintoxication, Saul Indian Horse a décidé de raconter son histoire: son enfance au cœur du Canada, bercée par les légendes et les traditions ojibwés, rythmée par la récolte du riz et la pêche; son exil à huit ans avec sa grand-mère, suite à un hiver particulièrement dur; son adolescence, passée dans un internat où des Blancs se sont efforcés d’effacer en lui toute trace d’indianité. C’est pourtant au cœur de cet enfer que Saul trouve son salut, grâce au hockey sur glace. Joueur surdoué, il entame une carrière parmi les meilleurs du pays. Mais c’est sans compter le racisme qui règne dans le Canada des années 1970, même au sein du sport national. On retrouve dans Jeu blanc toute la force de Richard Wagamese, son talent de nature writer et sa capacité à retranscrire la singularité et la complexité de l’identité indienne, riche de légendes, mais profondément meurtrie.

PAR LE VENT PLEURÉ  ·  RON RASH  ·  SEUIL

J’adore Ron Rah. Ses atmosphères, ses personnages, son style. J’espère que son nouveau roman sera aussi inspirant que son titre.

Dans une petite ville paisible au cœur des Appalaches, la rivière vient de déposer sur la grève une poignée d’ossements ayant appartenu à une jeune femme. Elle s’appelait Ligeia, et personne n’avait plus entendu parler d’elle depuis des décennies. Été 1969: le summer of love. Ligeia débarque de Floride avec l’insouciance et la sensualité de sa jeunesse, avide de plaisirs et de liberté. C’est l’époque des communautés hippies, du Vietnam, de la drogue, du sexe et du Grateful Dead. Deux frères, Bill et Eugene, qui vivent bien loin de ces révolutions, sous la coupe d’un grand-père tyrannique et conservateur, vont se laisser séduire par Ligeia la sirène et prendre dans le tourbillon des tentations. Le temps d’une saison, la jeune fille bouleversera de fond en comble leur relation, leur vision du monde, et scellera à jamais leur destin – avant de disparaître aussi subitement qu’elle était apparue. À son macabre retour, les deux frères vont devoir rendre des comptes au fantôme de leur passé, et à leur propre conscience, rejouant sur fond de paysages grandioses l’éternelle confrontation d’Abel et de Caïn.


TOUT EST BRISÉ  ·  WILLIAM BOYLE   ·  GALLMEISTER

J’ai lu Gravesend récemment. Un coup de cœur sur toute la ligne. Gallmeister a eu la bonne idée de reprendre le flambeau pour publier son nouveau roman. Je l'attends impatiemment.

Tout semble brisé dans la vie d’Erica qui ne peut compter sur l’aide de personne pour s’occuper de son père, tout juste sorti de l’hôpital. Son fils Jimmy, qui arrive à l’improviste après plusieurs années de silence, ne lui offre aucun soulagement, car lui-même se sent mal à l’aise face à sa famille dans ce quartier de Brooklyn trop hanté par ses souvenirs. Il prend au contraire une nouvelle fois la fuite pour se réfugier chez des amis, à 80 km de l’État de New York, où il se sent plus perdu que jamais. Alors qu’une tempête se prépare, Jimmy appelle sa mère, et Érica n’hésite pas à prendre la route en affrontant les éléments déchaînés pour venir au secours de ce fils devenu sa seule raison de vivre. Et tous deux se retrouvent dans une atmosphère de fin du monde. William Boyle revient ici au décor et aux personnages de Gravesend qu'il évoque avec une mélancolie déchirante, celle-là même que lui inspire Bob Dylan lorsqu'il chante Everything is broken.


UN JOUR, TU RACONTERAS CETTE HISTOIRE  ·  JOYCE MAYNARD  ·  PHILIPPE REY

Joyce Maynard délaisse la fiction pour plonger dans ses mémoires. À lire sans doute avec une boîte de mouchoirs pas trop loin.

Après un mariage raté, un douloureux divorce et quelques brèves histoires, à cinquante-cinq ans, Joyce Maynard n’attend plus grand-chose des relations sentimentales. Et pourtant. Sa rencontre avec Jim vient tout bouleverser: l’amour comme elle ne l’imagine plus, celui qui va même lui faire accepter de se remarier. En 2014, après trois ans d’une romance tourbillonnante, on diagnostique chez Jim un cancer du pancréas. Au cours des dix-neuf mois qui suivent, alors qu’ils luttent ensemble contre la maladie, Joyce découvre ce que signifie être un véritable partenaire, en dépit de la souffrance, de l’angoisse, du désespoir qui menace à chaque instant. «Un jour, tu raconteras cette histoire», lui avait dit Jim avec tendresse. C’est chose faite. Joyce Maynard retrace ces années heureuses faites de voyages, de petites et grandes folies, de bonheurs du quotidien – dîners sur leur terrasse près de San Francisco, escapades à moto, concerts de rock, baignades dans les lacs du New Hampshire ou du Guatemala. Puis, elle confie leur combat, leurs espoirs de guérison, les opérations et les médicaments, sa colère contre le sort, sa fatigue parfois, mais surtout la force de l’amour qui les unit. Avec sensibilité et finesse, Joyce Maynard se met à nu dans un texte empli de joies et de larmes, un récit bouleversant sur l’amour et la perte, une histoire unique qui a permis à chacun d’offrir à l’autre le meilleur de lui-même.

UNDERGROUND RAILROAD   ·  COLSON WHITEHEAD  ·  ALBIN MICHEL

Un incontournable de la rentrée. Prix Pulitzer et National Book Award 2017. De Colson Whitehead, j’ai lu Sag Harbor et Zone 1. Entre une histoire d’enfance et un roman peuplé de zombies, y’a pas à dire, l'Américain a plusieurs cordes à son arc.
Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d’avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère lorsqu’elle était enfant, elle survit tant bien que mal à la violence de sa condition. Lorsque Caesar, un esclave récemment arrivé de Virginie, lui propose de s’enfuir, elle accepte et tente, au péril de sa vie, de gagner avec lui les États libres du Nord. De la Caroline du Sud à l’Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée. Traquée comme une bête par un impitoyable chasseur d’esclaves qui l’oblige à fuir, sans cesse, le «misérable cœur palpitant» des villes, elle fera tout pour conquérir sa liberté. L’une des prouesses de Colson Whitehead est de matérialiser l’«Underground Railroad», le célèbre réseau clandestin d’aide aux esclaves en fuite qui devient ici une véritable voie ferrée souterraine, pour explorer, avec une originalité et une maîtrise époustouflantes, les fondements et la mécanique du racisme. À la fois récit d’un combat poignant et réflexion saisissante sur la lecture de l’Histoire, ce roman est une œuvre politique aujourd’hui plus que jamais nécessaire.

À MALIN, MALIN ET DEMI  ·  RICHARD RUSSO  ·  LA TABLE RONDE
Quand Douglas Raymer était collégien, son professeur d’anglais écrivait en marge de ses rédactions: «Qui es-tu, Douglas?» Trente ans plus tard, Raymer n’a pas bougé de North Bath, et ne sait toujours pas répondre à la question. Dégarni, enclin à l’embonpoint, il est veuf d'une femme qui s’apprêtait à le quitter. Pour qui? Voilà une autre question qui torture ce policier à l’uniforme mal taillé. De l’autre côté de la ville, Sully, vieux loup de mer septuagénaire, passe sa retraite sur un tabouret de bar, à boire, fumer et tenter d’encaisser le diagnostic des cardiologues: «Deux années, grand maximum.» Raymer et Sully sont les deux piliers branlants d’une ville bâtie de travers. Quand un mur de l’usine s’écroule, tous ses habitants – du fossoyeur bègue au promoteur immobilier véreux, en passant par la femme du maire et sa case en moins – sont pris dans la tempête. De courses-poursuites en confessions, de bagarres en révélations, Raymer, Sully et les autres vont apprendre à affronter les grandes misères de leurs petites existences. C’est avec un plaisir communicatif que Richard Russo retrouve ici les personnages d’Un homme presque parfait, et nous livre une symphonie humaine féroce et déjantée.


PAYSAGE PERDU  ·  JOYCE CAROL OATES  ·  PHILIPPE REY

C’est avec un mélange d’honnêteté brute et d’intuition poignante que Joyce Carol Oates revient sur ses années d’enfance et d’adolescence. Enfance pauvre dans une ferme de l’État de New York, qui fourmille de souvenirs: les animaux (notamment une poule rouge avec laquelle Joyce a noué un lien spécial), la végétation, le monde ouvrier, ses grands-parents hongrois dont elle remarque l’étrangeté, surtout celle de son grand-père dur, sale, élégant et taquin qui la terrifiait, ses premières classes à l’école, ses parents aimants et dévoués à leur fille. Des années qui lui offrent à la fois un univers intime rassurant, mais un univers limité, cerné par des territoires inaccessibles, propices à enflammer l’imagination de la jeune fille, du futur écrivain qui trouve là ses premières occasions de fiction. Des territoires où la mort rôde et où les êtres souffrent: cette maison dans la forêt où vivent des enfants qu’elle connaît, battus et abusés par un père violent et ivrogne qui y mettra le feu; son amie de classe Cynthia, brillante et ambitieuse élève qui se suicidera à l’âge de 18 ans – Joyce culpabilisera de lui avoir survécu; et sa sœur Lynn Ann, née le jour des 18 ans de Joyce, gravement atteinte d’autisme, qui deviendra violente au point de dévorer littéralement avec les dents les livres de sa grande sœur… Dans ce texte émouvant, Joyce Carol Oates explore le monde à travers les yeux de l’enfant et de la jeune fille qu’elle était, néanmoins consciente des limites de sa mémoire après tant d’années. Mais cette lectrice du premier livre qu’elle adula, Alice au pays des merveilles, sait que la vie est une succession d’aventures sans fin, qui voit se mêler comédie et tragédie, réalité et rêverie. La plume toujours ciselée, l’œil aiguisé, Oates arpente un endroit et un temps oubliés qui virent la naissance de l’écrivain qu’elle est devenue, un voyage captivant qui ne manquera pas de renvoyer son lecteur, par un effet de miroir, à ses propres paysages perdus.

LES OPTIMISTES MEURENT EN PREMIER  ·  SUSIN NIELSEN  ·  HÉLIUM

Depuis la mort accidentelle de sa petite sœur, Pétula De Wilde a développé de nombreuses phobies. Elle estime que porter une grande attention à l’hygiène et être le plus prudente possible lui permettront de vivre plus longtemps. Jusqu’à ce que «l'Homme bionique» fasse son apparition... Un grand roman de Susin Nielsen sur la culpabilité, et le choix risqué mais joyeux du retour à la vie.







CURIOSITÉS ET TENTATIONS

LES SABLES DE L’AMARGOSA  ·  CLAIRE VAYE WATKINS  ·  ALBIN MICHEL

Une terrible sécheresse a fait de la Californie un paysage d’apocalypse. Fuyant Central Valley devenue stérile, les habitants ont déserté les lieux. Seuls quelques résistants marginaux sont restés, prisonniers de frontières désormais fermées, menacés par l’avancée d’une immense dune de sable mouvante qui broie tout sur son passage. Parmi eux, Luz, ancien mannequin, et Ray, déserteur «d’une guerre de toujours», ont trouvé refuge dans la maison abandonnée d’une starlette de Los Angeles. Jusqu’à cette étincelle: le regard gris-bleu d’une fillette qui réveille en eux le désir d’un avenir meilleur. Emmenant l’enfant, ils prennent la direction de l’Est où, selon une rumeur persistante, un sourcier visionnaire aurait fondé avec ses disciples une intrigante colonie… Salué par la presse américaine, Les sables de l’Amargosa surprend autant par son réalisme, d’une brûlante actualité, que par sa dimension prémonitoire. Portée par une langue d’une beauté brutale, ponctuée de scènes mémorables, cette fable réinvente le roman de l’errance dans la lignée de John Steinbeck et Cormac McCarthy.


COURIR AU CLAIR DE LUNE AVEC UN CHIEN VOLÉ  ·  CALLAN WINK  ·  ALBIN MICHEL

Se déroulant dans le Montana et le Wyoming, ces nouvelles représentent des hommes ordinaires, drôles ou sauvages dans les grands espaces de l'ouest américain: un ouvrier du bâtiment tente d'échapper à deux individus louches, un homme marié trompe sa femme atteinte d'un cancer et un jeune s'éprend d'une femme bien plus âgée que lui.








CE QU’ON ENTEND QUAND ON ÉCOUTE CHANTER LES RIVIÈRES  ·  BARNEY NORRIS  ·  SEUIL

C’est une soirée paisible à Salisbury. Quand soudain, non loin de la majestueuse cathédrale, un fracas de tôle froissée déchire le silence. Autour d’un banal et tragique accident de la route, cinq vies vont entrer en collision. Il y a Rita, gouailleuse et paumée, qui vend des fleurs au marché – et un peu d’herbe pour arrondir ses fins de mois. Il y a Sam, un garçon timide en proie aux affres des premières amours tandis que son père tombe gravement malade. George, qui vient de perdre sa femme après quarante ans d’une passion simple. Alison, femme de soldat esseulée qui sombre dans la dépression et se raccroche à ses rêves inassouvis. Et puis il y a Liam, qui du haut des remparts observe toute la scène. Cinq personnages, comme les cinq rivières qui jadis se rencontrèrent à l’endroit où se dresse aujourd’hui la ville. Cinq destins, chacun à sa manière infléchi par le drame. Cinq vies minuscules, qui tour à tour prennent corps et voix pour se hisser au-delà de l’ordinaire et toucher au miraculeux.


NITRO MOUNTAIN  ·  LEE CLAY JOHNSON  ·  FAYARD

Dans une ancienne région minière des Appalaches ravagée par la pauvreté, l’ombre de Nitro Mountain s’étend sur la cohorte de laissés pour compte, junkies, piliers de comptoir, vauriens et marginaux sublimes qui y vivent. Jones, un musicien bluegrass qui se donne avec son groupe dans des bars glauques, prend sous son aile Leon, un jeune homme paumé qui ne se remet pas de sa rupture avec la séduisante, torturée et bouleversante Jennifer. Celle-ci a eu la mauvaise idée de tomber sous la coupe d’Arnett, un truand psychopathe aussi terrifiant que fascinant, reconnaissable au tatouage Daffy Duck qu’il porte au cou. Quand Turner, ex-flic cinglé à la gâchette facile qui a troqué son arme de service pour une arbalète, se met en tête d’arrêter Arnett, suspecté de meurtre, afin de regagner son insigne, les choses ont déjà commencé à tourner à l’aigre. Un roman noir pénétrant, des personnages tordus, désespérés, et diablement attachants: Lee Clay Johnson fait une entrée fracassante en littérature à travers ce récit envoûtant, imbibé de whiskey et de drogues dures, sur fond de musique country.

UNE HISTOIRE DE LOUPS  ·  EMILY FRIDLUND  ·  GALLMEISTER

Madeline, adolescente un peu sauvage, observe à travers ses jumelles cette famille qui emménage sur la rive opposée du lac. Un couple et leur enfant dont la vie aisée semble si différente de la sienne. Bientôt, alors que le père travaille au loin, la jeune mère propose à Madeline de s’occuper du garçon, de passer avec lui ses après-midi, puis de partager leurs repas. L’adolescente entre petit à petit dans ce foyer qui la fascine, ne saisissant qu’à moitié ce qui se cache derrière la fragile gaieté de cette mère et la sourde autorité du père. Jusqu’à ce qu'il soit trop tard.




SANGLIERS  ·  AURÉLIEN DELSAUX  ·  ALBIN MICHEL

Les Feuges: hameau d’un village français entre le Rhône et les Alpes, où la vie en pavillon est moins chère qu’ailleurs, où seuls la chasse aux sangliers et le dernier bistrot fédèrent encore, où personne n’écoute plus les vieilles histoires des vieux. Où, entre la violence des hommes et la beauté qui les entoure, des enfants grandissent. Tandis qu'un vieux monde se défait, des figures solitaires tentent de construire de petites oasis dans la grande désespérance collective. Elles ne pourront empêcher que s’accomplisse le drame, la première tuerie raciste dans un lycée français. De ce coin de terre à la croisée des mondes paysan et péri-urbain, des déclassés, des laissés-pour-compte et des néo-ruraux, Sangliers est l’épopée puissante, âpre et lyrique, sombre et violente, tragique et universelle.




NULLE PART SUR TERRE  ·  MICHAEL FARRIS SMITH  ·  SONATINE

Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n’a nulle part où aller. Partie sans rien quelques années plus tôt de la ville où elle a grandi, elle revient tout aussi démunie. Elle pense avoir connu le pire. Elle se trompe. Russel a lui aussi quitté sa ville natale, onze ans plus tôt. Pour une peine de prison qui vient tout juste d’arriver à son terme. Il retourne chez lui en pensant avoir réglé sa dette. C’est sans compter sur le désir de vengeance de ceux qui l’attendent. Dans les paysages désolés de la campagne américaine, un meurtre va réunir ces âmes perdues, dont les vies vont bientôt ne plus tenir qu’à un fil.




OSTWALD  ·  THOMAS FLAHAUT  ·  DE L’OLIVIER
Une usine ferme, des hommes et des femmes perdent leur emploi, et parfois leur famille ne résiste pas à cette épreuve. Ainsi les parents de Noël et de Félix se sont-ils séparés. La mère est restée à Belfort, le père est parti s’installer à Ostwald, et les fils flottent entre ces deux pôles sans réel ancrage, si ce n’est celui d’une certaine nostalgie. Lorsque survient ce que l’on redoutait depuis toujours, une défaillance dans la centrale nucléaire de Fessenheim imposant l’évacuation de la population, ils se retrouvent dans un camp improvisé en pleine forêt. La catastrophe marque, pour Noël et Félix, le début d’une errance dans un paysage dévasté. Ils traversent une Alsace déserte dans laquelle subsistent de rares présences, des clochards égarés, une horde de singes échappés d’un zoo, un homme en guenilles qui délire dans les décombres d’un camp incendié… Ostwald est le récit de leur errance dans un Grand Est fictionnel: un premier roman d’une originalité rare.



LES TERRES DÉVASTÉS  ·  EMILIANO MONGE  ·  PHILIPPE REY
Au fond de la jungle mexicaine, des projecteurs s’allument en pleine nuit: un groupe de migrants, trahis par leurs passeurs, est pris d’assaut par des trafiquants. Certains sont exécutés; les autres sont stockés dans des camions pour être livrés alentour. Sous la direction des deux chefs de bande, Estela et Epitafio, les convois prennent la route des montagnes. Ces amants contrariés jouissent des souffrances qu’ils infligent. Obsédés l’un par l’autre, ils tentent vainement de communiquer pour se dire leurs espoirs d’une nouvelle vie. Tenu en haleine, le lecteur navigue entre les différents protagonistes: Estela et sa cargaison dans une direction, Epitafio dans une autre, son homme de main occupé à ourdir quelque vengeance, les jeunes passeurs qui répètent inlassablement leur triste tour… tandis que le chœur des migrants devient peu à peu «sans voix, sans âme et sans nom». Dans ce récit construit avec une impeccable maîtrise, où les hommes et les femmes sont réduits à l’état de marchandises, Emiliano Monge met à nu l’horreur et la solitude, mais aussi l’amour, la loyauté et l’espérance qui animent les êtres. Tragédie moderne à la prose rythmée, Les terres dévastées happent le lecteur dans un tourbillon aussi bouleversant que dérangeant.



LES MAUVAISES  ·  SÉVERINE CHEVALIER  ·  LA MANUFACTURE DE LIVRES

Deux jeunes filles d’une quinzaine d’années et un petit garçon aiment à s’aventurer dans une forêt du Massif Central, au bord d’un lac qui vient d’être vidé. Autour d’eux, les adultes vaquent à leur existence, égarés, tous marqués de séquelles plus ou moins vives et irréversibles. Il y a les anciens, ceux qui sont nés ici, aux abords des volcans d’Auvergne. Il y a les moins anciens, il y a les très jeunes, puis ceux qui viennent d’ailleurs. Il y a aussi ceux qui sont partis, ont tout abandonné, et dont les traces subsistent dans les esprits. Une des deux jeunes filles est retrouvée morte, puis c’est sa dépouille à la morgue qui disparaît en pleine nuit... Les Mauvaises dresse deux paysages infiniment blessés: celui des volcans où l’on déboise intensivement les forêts et où l’on vit dans les vestiges de l’ère industrielle; celui des hommes et des femmes qui se trouvent ici, enracinés ou parachutés au hasard. Les alternances d’époques dans le roman interviennent à la façon de doigts posés sur des brèches de vécus. Il y a pourtant très peu de sang dans ce roman noir, car les blessures les plus éprouvantes et durables ne saignent pas; elles se vivent. Blessures et drames se succèdent ainsi sous la plume rigoureuse de l’auteur de Clouer l’Ouest, façonnés sous la forme de courts épisodes où le poids des mots agit comme un venin très lent, mais redoutable. 


GLAISE  ·  FRANCK BOUYSSE  ·  LA MANUFACTURE DE LIVRES

Au pied du Puy-Violent dans le Cantal, à Saint-Paul de Salers, dans la chaleur de ce mois d'août 1914, les hommes se résignent à partir pour la guerre, là- bas, loin. Les dernières consignes sont données aux femmes et aux enfants, même si on pense revenir avant l'automne, les travaux de champs ne patienteront pas. Chez les Landry, le père est mobilisé, ne reste que Victor toute juste quinze ans, en tête à tête avec sa mère et qui ne peut compter que sur Léonard, le vieux voisin devenu son ami. Dans une ferme voisine, c'est le fils qui est parti laissant son père, Valette, à ses rancoeurs et à sa rage: une main atrophiée lors d'un accident l'empêche d'accomplir son devoir et d'accompagner les autres hommes. Même son frère, celui de la ville, est parti à la guerre. Il a envoyé Hélène et sa fille Marie se réfugier dans la ferme des Valette. L'arrivée des deux femmes perdue va bouleverser l'ordre immuable de la vie dans ces montagnes.



LOOK HOMEWARD, ANGEL  ·  THOMAS WOLFE  ·  BARTILLAT

Lorsqu’il reçoit le manuscrit de Look Homeward, Angel, l’éditeur Max Perkins mesure aussitôt le caractère exceptionnel de ce roman autobiographique. Avec son titre inspiré d’un vers du poète Milton, le livre paraît en 1929 et rencontre un succès. Wolfe s’est dépeint lui-même «énorme nuage noir, chargé d’électricité, fécond, impérieux, doué d’une violence d’ouragan, que rien ne pourrait retenir longtemps.» Le roman est à cette image, comme un flot stylistique que rien n’arrête. Le héros, Eugène Gant, habite la petite ville d’Altamont. Son père, en proie à ses démons, ne désire que goûter à toutes les expériences; sa mère au contraire travaille sans répit, affamée de posséder toujours plus. Le petit Eugène découvre la vie dans cette ville du Sud avec sa lumière particulière, son éternité et son flot d’existences. Vient le temps de l’Université. Le récit se fait alors chant de l’exil et de la solitude. Porté par le souffle d’un lyrisme exceptionnel, ce premier roman a suffi de faire de Thomas Wolfe l’un des plus grands auteurs américains du vingtième siècle.


TREIZE JOURS  ·  ROXANE GAY  ·  DENOËL

Fille de l’un des hommes les plus riches d’Haïti, Mireille Duval Jameson mène une vie confortable aux États-Unis. Mais alors qu’elle est en vacances à Port-au-Prince avec son mari Michael et leur bébé Christophe, Mireille est kidnappée. Ses ravisseurs réclament un million de dollars à son père. Pourtant, ce dernier refuse de payer la rançon, convaincu que toutes les femmes de sa famille seraient alors enlevées les unes après les autres. Pendant treize jours, Mireille vit un cauchemar. Son ravisseur, dit le commandant, est d’une cruauté sans nom. Comment survivre dans de telles conditions et, une fois libérée, comment surmonter le traumatisme, pardonner à son père et recréer une intimité avec son mari? Mireille et les siens vont pourtant réussir à reprendre pied et découvrir que la rédemption peut revêtir les formes les plus inattendues. Qui est mort, quel fils faible en chargeant du foin?



LA MAISON DES TURNER  ·  ANGELA FLOURNOY  ·  LES ESCALES

Cela fait plus de cinquante ans que la famille Turner habite Yarrow Street, rue paisible d'un quartier pauvre de Detroit. La maison a vu la naissance des treize enfants et d'une foule de petits-enfants, mais aussi la déchéance de la ville et la mort du père. Quand Viola, la matriarche, tombe malade, les enfants Turner reviennent pour décider du sort de la maison qui n'a désormais plus aucune valeur, la crise des subprimes étant passée par là. Garder la maison pour ne pas oublier le passé ou la vendre et aller de l'avant? Face à ce choix, tous les Turner, de Cha-Cha, le grand frère et désormais chef de famille, à Lelah, la petite dernière, se réunissent. Et s'il fallait chercher dans les secrets et la mythologie familiale pour trouver la clef de l'avenir des Turner et de leur maison?



Prometteur, hein?! De votre côté, quels seront vos incontournables de la rentrée?

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38 commentaires

  1. Je prends Bouysse et Chevalier à la Manufactures des Livres sans hésiter, idem pour tous les Albin Michel & Gallmeister (j'ai repéré les mêmes que toi !) mais par contre, sans moi pour Reinhardt (lu et détesté) et le Maynard (lu et bof)- A noter celui de Darrieussecq est étonnant !

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    1. La manufacture de livres ont vraiment trouvé leur niche et ce, en peu de temps.
      Impossible de passer outre les Albin Michel et Gallmeister, hein!
      Le Maynard... J'ai quelques appréhensions. Je crois que je vais me rabattre sur ses romans que je n'ai pas encore lus...
      Bref, une rentrée qui s'annonce très stimulante!

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  2. Hum... je vais être plate mais moi il n'y a pas grand chose qui m'attire... À part le William Boyle. Mais comme il va être trop cher en grand format, je vais soit l'emprunter, soit attendre sa sortie en Totem. Pour les autres, il y aurait peut-être Jeu blanc mais comme ça parle de hockey, ça dépend vraiment comment c'est traduit. Alors je ne sais pas... Je l'ai noté avec un bémol.

    De mon côté j'attends Borealium tremens de Martin Villeneuve et Un outrage mortel de Louise Penny.
    Le reste de ma liste ce sont des parutions en format poche, prévues pour cet automne. Elles coûtent moins cher ;)

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    1. T'es pas plate pantoute! Je comprends tellement. Les grands formats ne sont pas achetables...
      Je ne manquerai pas le William Boyle, évidemment (et grâce à toi!).
      J'ai pu feuilleter "Borealium tremens". Il s'annonce très très prometteur.
      Je pense qu'il ne faut pas manquer le Wagamase. Il sera publié au Québec par XYZ, sous le titre "Cheval Indien". La couverture est sublime...

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    2. Ahhhh! Traduit par Lori St-Martin et Paul Gagné. Alors là, j'achète! Une traduction française m'aurait refroidie...
      Sinon Borealium Tremens est sur ma liste d'achat. J'adore La peuplade.

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    3. Tentant, hein!!!
      J'adore aussi La Peuplade. La plus grande des petites maisons d'édition québécoises!

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  3. y'en a trop qui me tentent !!! mon dieu cette rentrée promet sacrément. Déjà, le Joyce Carol oates et le Maynard.

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    1. Ouais... On ne s'en sort pas. Trop de tentations!
      Joyce Carol Oates et Maynard font dans les mémoires, ce coups-ci. Bizarrement, ceux de Oates me titillent plus que ceux de Maynard!

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  4. oh my God ! bon, ta rentrée est pire que la mienne ! mais on en a beaucoup en commun, je n'avais pas vu le roman de Joyce sur son enfance, il me le faut aussi !
    Tu vas faire comment hein ? dis-moi tout ?????

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    1. À peine pire! Et en plus, il y a plusieurs titres québécois que je ne veux pas manquer!
      Tu laisseras faire pour l'envoi du Wagamese. Un éditeur québécois le publie en septembre et, cerise sur le sundae, la couverture est sublime!
      Comment je vais faire? Je serai hyper sélective. Mais ça sera difficile! Trop de bonnes pioches...

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  5. Trop; y'en a trop sirop. Et dire qu'il y a les titres de la rentrée québécoise qui ne sont pas tous parus. Ouf; la tête me tourne!

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    1. Je suis toute étourdie aussi. C'est vertigineux. Je me disais que ça ne pourrait pas être pire (et tentateur) que la dernière rentrée. Eh ben oui!
      On ne s'en sort pas!

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  6. Et c'est que les parutions françaises! Pour le moment, ya plein de titres qui me font de l'oeil, dont certains que tu cites: Une histoire des loups (troublant, ya pas a dire), Glaise de Bouysse, les romans de Ron Rash et William Boyle. Et sinon, suis bien curieuse de découvrir un roman indonésien (les belles de Halimunda) chez S.Wespieser, un libanais au Seuil (L'empereur a pied), Luwak chez Alma... pour n'en citer que quelques uns. Ma PAL s'allonge vertigineusement!

    J'ai l'impression qu'il y aura plein de jolies pépites pour cette rentrée, une fois écarté les auteurs bulldozers de la rentrée...

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    1. J'adore ton expression: auteurs bulldozers! C'est bien ce que ça dit!
      Tes tentations étrangères, particulièrement le roman indonésien, m'intriguent. Je devrais laisser les Américains pour aller voir un peu ailleurs!

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    2. Faire coexister les petites pépites et la grosse cavalerie comme on dit dans ma librairie, pas toujours simple, d'où les bulldozers qui écartent tout sur leur passage...
      J'ai commencé l'indonésien. Pas mal pour le moment, un style, une écriture qui relève du conte,par la fantaisie qui s'en dégage. Ça débute par une femme morte depuis plus de 20 ans qui ressuscite un beau matin...
      Je te retourne le compliment concernant tes choix américains, beaucoup m'intriguent, me tentent et puis me plaisent bien lorsque j'arrive à mettre la main dessus (et j'inclus les Canadiens ;-))

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    3. Ah, et maintenant les «petites pépites» et la «grosse cavalerie». J'adore!
      Ce roman indonésien me fait de plus en plus de l'oeil... Cette idée de résurrection m'intrigue fort!
      Dis-moi, y a-t-il un endroit (blogue, IG, FB) où je peux te lire et/ou voir tes lectures?
      Serais-tu la @bl0ome que je suis sur IG?

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    4. Elle-même en personne! :o)

      Pour le moment, c'est principalement sur mon fil IG que je partage mes goûts et découvertes de lectures. Sauf si l'excepte celui sur le site marchand de la Fnac où j'ai un petit espace pour chroniquer des livres en tant que libraire.
      Sinon, je n'ai pas de blogue personnel pour le moment, j'apprécie mieux pour débuter l'instantanéité d'IG. Mais j'espère bien un jour pas si lointain d'avoir du temps à consacrer à un blogue personnel.

      A bientôt!

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    5. Il me semblait bien, aussi, que c'était toi!
      Il est vrai que l'instantanéité d'IG est très stimulante. N'empêche, qu'entre le blogue et IG, mon coeur balance. Ce n'est pas le même genre d'échanges, quoiqu'on retrouve parfois le même clan. Reste que je t'incite fort à te lancer dans l'aventure du blogue. L'aventure est tellement stimulante et enrichissante...

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  7. on en a vraiment beaucoup en commun!
    je n'avais pas encore repéré le JCO mais il a l'air formidable!
    en intro, tu parles d'un Eva Ionesco, tu peux m'en dire plus? je n'ai rien entendu à ce sujet?

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    1. Beaucoup en commun, rien d'étonnant!
      Pour le Eva Ionesco, le roman s'intitule "Innocence" et paraîtra le 1er septembre chez Grasset. Voici la 4e:
      Elle s’appelle Eva, elle est adorable avec ses boucles blondes et ses bras potelés. Une enfant des années 70. Ses parents se séparent très vite. Dès lors, sa mère l’enferme dans un quotidien pervers et éloigne le père par tous les moyens en le traitant de « nazi ». Photographe, elle prend Eva comme modèle érotique dès l’âge de quatre ans, l’oblige à des postures toujours plus suggestives, vend son image à la presse magazine.
      Emportée dans un monde de fêtes, de déguisements et d’expériences limite, entre féerie et cauchemar, la petite fille ne cesse d’espérer et de réclamer l’absent qui seul pourrait la sauver de son calvaire. Mais sa mère, elle-même fruit d’un inceste, maintient l’enfant-objet sous emprise et attendra deux ans avant de lui annoncer la disparition de son père. Enfin, à l’adolescence, le scandale explose.
      Comment survivre parmi les mensonges, aux prises avec une telle mère, dans une société qui tolère le pire ? Une seule voie, pour Eva devenue adulte mais restée une petite fille en manque d’amour : mener l’enquête sur son père, tenter de reconstruire ce qui a été détruit. Une expérience vertigineuse.

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  8. ( oh je croyais avoir publié un commentaire ! ) On reprend donc!
    Pour la rentrée littéraire je lirai sûre et certaine le Chalandon!
    J'ai déjà lu Les Attachants, très bien, assez "simple" mais ça m'a plu.
    Ensuite le Histoire des Loups est arrivée dans ma boîte aux lettres grand à Léa et je l'ai commencé aujourd'hui !

    Pour le Oates, rien qu'à lire le résumé, j'en ai déjà des frissons, autant l'écrivain me plaît, autant la femme me fascine! J'adore!
    Pour le reste on verra, je ne suis pas une enragée de la rentrée littéraire,j'en ai tellement d'autres à lire qui sont tout aussi bien!

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    1. Je me doutais bien que tu ne passerais pas à côté du Chalandon!
      Tu as de la chance d'avoir déjà "Histoire de loups"...
      Le Oates est très prometteur...
      J'assume, je suis une «enragée de la rentrée littéraire», mais c'est bien malgré moi. Mais, comme souvent, je compte alterner les livres de ma pal avec ceux de la rentrée...

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  9. On en a 7 en commun. Je te laisse deviner lesquels :p

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    1. Je suis certaine de 5. Mais pour les deux autres, j'ai un doute. Je verrai si mon intuition est bonne en voyant tes chroniques!

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  10. Alors, on a beaucoup de ces livres mais outre le Colson Whitehead et "l'histoire de loups" pour qui ça s'agite pas mal sur le net,je recommande tout particulièrement "nulle part sur terre", grand roman noir sur le Deep South sans trafic de meth pour une fois.Michael Farris Smith sera d'ailleurs chez nous en entretien avec quelques questions posées par David Joy, himself.Par ailleurs, tu aurais pu dire que tu allais sur Nantes, on habite à moins d'une heure de là , on aurait pu se rencontrer.

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    1. Je me mords les doigts d'avoir manqué une potentielle rencontre. Sache que ce n'est que partie remise, car je compte bien y retourner. J'ai eu un gros coup de foudre pour la ville (et ses librairies!)
      Du coup, je note dans mes incontournables de la rentrée "Nulle part sur la terre". Ne serait-ce que pour le Deep South sans trafic de meth, je suis curieuse. Et de savoir que le grand(!) David Joy pose certaines questions, je suis emballée. Il me faudra absolument lire cet entretien. Je serai à l'affût.
      C'est vrai qu'on s'agite pour "L'histoire de loups". Hâte de voir ce qu'il en restera...

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  11. Aïe aïe aïe la rentrée littéraire, c'est vrai qu'elle peut faire peur. Ta photo d'article est bien choisie. Mais bon, il y a aussi un côté excitant.
    J'ai commencé ma liste, il y en a bien une vingtaine, et encore, cela ne concerne que quelques éditeurs ! En commun avec toi, Ron Rash, Wagamese, Une histoire de loups et Ostwald. Des Français aussi, mais pas tant que ça. Cette année, je suis plus attirée par les étrangers.

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    1. Évidemment, la rentrée a aussi un côté TRÈS excitant. Le drame, pour moi, vient seulement du nombre de tentations et du temps qui manque à pouvoir lire plus!
      Et qu'est-ce qui fait que cette année, les étrangers t'attirent plus? Ça vient de toi ou de l'offre française qui t'intéresse moins?

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  12. Je t'envoie Nitro Mountain quand je l'ai fini si tu veux ;o)

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    1. Oui, j'accepte avec plaisir et grand enthousiasme. Si tu me dis qu'il n'en vaut pas la peine, on avisera. Tiens-moi au courant.
      Je vais publier la semaine prochaine les sorties romans québécois et canadiens qui m'intéressent. S'il y a un titre qui te dis, fais-moi savoir, on pourra faire un «échange»!

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  13. J'ai joué aussi au petit jeu de la sélection et j'en suis à 30, 12 étrangers et 18 français. C'est désespérant car je n'aurai ni le temps ni les moyens pour tous ces livres. Et le pire c'est que d'autres envies vont apparaître. J'en ai déjà 5 en commun avec toi.

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    1. Je viens d'aller faire un tour sur ton blogue. Décidément, tu es à fond dans la rentrée! Que de tentations... Ce qui me chicotte, c'est comment en es-tu venu à vivre cette panne de lecture? Elle dure depuis longtemps? Et comment cette rentrée te donne-t-elle envie de t'y remettre? Bien des questions...

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    2. Disons que depuis un an, je lis de moins en moins. Et dernièrement plusieurs livres que je devrais pourtant aimer me sont tombés des mains. Alors ça m'inquiète, car j'ai l'impression de passer à côté de quelque chose que j'aimais avant. C'est pourquoi je vois dans cette rentrée littéraire une opportunité de mettre fin à cette panne. On va bien voir si ça marche !

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    3. J'espère que ça fonctionnera... Et comment expliques-tu le fait que plusieurs livres que tu aurais dû aimer te soient tombés des mains? Mauvais timing? Affinités dissoutes? Et comment sélectionnes-tu les romans à lire pour cette rentrée? Est-ce que le blogue t'aide à réavoir la piqure?

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  14. J'ai adoré le Colson Whitehead !

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    1. Je sens que tu n'es pas et ne sera pas la seule! Ce sera ma prochaine lecture.

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  15. On a pas mal de titres en commun :)
    Certains ont été lus depuis la mise en ligne de ton billet et ce sont de belles surprises ! Quelle période stimulante que cette rentrée littéraire !

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    1. Je te suis, je suis donc au fait que nous avons plusieurs romans en commun. J'avoue prendre un vilain plaisir à lire vos billets (ce qui redouble ma hâte que ces romans arrivent par chez moi!). Elle est très stimulante, cette rentrée.

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