Des poches dans la poche · octobre 2017

mercredi, octobre 11, 2017


Si ce mois d'octobre me semble plutôt tranquille côté parutions en poche, les tentations n'en demeurent pas moins fortes. Comme quoi ce n'est jamais la quantité qui compte!

dans la catégorie lu et approuvé


Ken Haruf fait partie de mes auteurs incontournables. Si Nos âmes la nuit n'est pas le roman que j'ai préféré, j'y ai retrouvé la même atmosphère que dans ses précédents romans. Ne serait-ce que pour cette raison, Nos âmes la nuit est un roman à ne pas manquer.

Dans la petite ville de Holt, Colorado, dans une Amérique profonde et isolée, Addie, une septuagénaire, veuve depuis des décennies, fait une étrange proposition à son voisin, Louis, également veuf: voudrait-il bien passer de temps à autre la nuit avec elle, simplement pour parler, pour se tenir compagnie? La solitude est parfois si dure... Bravant les cancans, Louis se rend donc régulièrement chez Addie. Ainsi commence une très belle histoire d'amour, lente et paisible, faite de confidences chuchotées dans la nuit, de mots de réconfort et d'encouragement. Une nouvelle jeunesse apaisée, toute teintée du bonheur de vieillir ensemble. Mais voilà, les choses ne vont pas se passer si simplement, les cancans vont bon train, et les familles s'en mêlent... Que va-t-il advenir de cette bulle de douceur si précieuse qu'Addie et Louis avaient réussi à construire?



Sacrifice fait partie des derniers romans de Joyce Carol Oates qui ne m'ont pas déçue. Très redoutable, dans le bon sens du terme...

1987, dans un quartier noir délabré d’une ville du New Jersey, une mère cherche partout sa fille, Sybilla, disparue depuis trois jours. L’adolescente sera retrouvée, ligotée, le corps barbouillé d’excréments et d’injures racistes, dans les sous-sols d’une vieille usine abandonnée. Emmenée aux urgences, elle accuse des «flics blancs» de l’avoir enlevée, battue et violée. Ce terrible acte de violence choque profondément sa communauté, où personne ne fait confiance à la police blanche, et exacerbe les tensions raciales frémissant depuis des décennies. Un pasteur noir et son frère, avocat militant des droits civiques récupèrent l’affaire qu’ils exploitent au mieux de leurs intérêts; imités rapidement par le Prince noir, leader du Royaume de l’islam, plus redoutable encore. La vérité n’importe guère à ces leaders religieux, les médias s’en soucient tout aussi peu, et pourtant les faits se révèlent progressivement de plus en plus troubles. Dans un chœur de voix et de points de vue qui va crescendo – de la police aux médias en passant par la victime et sa famille –, l’auteure offre une nouvelle compréhension, choquante, du pouvoir et de l’oppression, de l’innocence et de la culpabilité, de la vérité et du sensationnalisme, de la justice et du châtiment. S’inspirant, comme souvent, d’un fait divers réel, Joyce Carol Oates explore les lignes de faille d’une société toujours troublée par la question de la race et signe un roman profond et incendiaire.



DÉSOLATIONS – DAVID VANN   TOTEM GALLMEISTER

Sur les rives d’un lac glaciaire en Alaska, Irene et Gary ont construit leur vie, élevé deux enfants aujourd’hui adultes. Mais après trente années d’une vie sans éclat, Gary est déterminé à bâtir sur un îlot désolé la cabane dont il a toujours rêvé. Irene se résout à l’accompagner dans ce projet fou en dépit des inexplicables maux de tête qui l’assaillent. Leur fille Rhoda, tout à ses propres rêves de bonheur, devient peu à peu le témoin impuissant du face-à-face implacable de ses parents, tandis que s’annonce un hiver précoce et violent qui rendra l’îlot encore plus inaccessible.




Été 67. Le soleil brille sur Boundary Pond, un lac frontalier rebaptisé Bondrée par Pierre Landry, un trappeur dont le souvenir ne sera bientôt plus que légende. Le temps est au rire et à l’insouciance. Sissy et Zaza dansent le hula hoop sur le sable chaud, les enfants courent sur la plage et la radio grésille les succès de l’heure. On croit presque au bonheur, puis les pièges de Landry ressurgissent de la terre, et Zaza disparaît, et le ciel s’ennuage.

Bondrée est déjà paru en poche au Québec dans la collection Nomades chez Québec Amérique.



dans la catégorie le grand format m'attend

GOAT MOUNTAIN – DAVID VANN   TOTEM GALLMEISTER

Automne 1978, nord de la Californie. Un garçon de onze ans, son père, son grand-père et un ami de la famille se retrouvent sur Goat Mountain pour chasser. À leur arrivée, les  hommes aperçoivent au loin un braconnier qu’ils observent à travers la lunette de leur fusil. Le père invite son fils à tenir l’arme et à venir regarder. Et l’irréparable se produit. De cet instant figé découle l’éternité. Et le parcours initiatique du jeune garçon, abandonné à ses instincts sauvages, se poursuivra pendant plusieurs jours, entre chasse au gibier et chasse à l’homme.




dans la catégorie craquage imminent

LE MOTEL DU VOYEUR – GAY TALESE   POINTS SEUIL

Le 7 janvier 1980, Gay Talese reçoit à son domicile new-yorkais une lettre anonyme en provenance du Colorado. Le courrier débute ainsi: «Je crois être en possession d’informations importantes qui pourraient vous être utiles.» L’homme, Gerald Foos, confesse dans cette missive un secret glaçant: voyeur, il a acquis un motel à Denver dans l’unique but de le transformer en «laboratoire d’observation». Avec l’aide de son épouse, il a découpé dans le plafond d’une douzaine de chambres des orifices rectangulaires, puis les a masqués avec de fausses grilles d’aération lui permettant de voir sans être vu. Il a ainsi épié sa clientèle pendant plusieurs décennies, annotant dans le moindre détail ce qu’il observait et entendait – sans jamais être découvert. À la lecture d’un tel aveu, Gay Talese se décide à rencontrer l’homme. Au travers des notes et des carnets du voyeur, l’écrivain va percer peu à peu les mystères du Manor House Motel. Le Motel du Voyeur interroge aussi, à travers la figure de Gerald Foos, étrange double pervers de l’auteur, la position du journaliste qui scrute le réel en observateur – en voyeur. Au-delà du fait divers, cette plongée hallucinante dans la psyché américaine, parcourt une sociologie criminelle des moeurs, et s’avère être le plus parfait des romans noirs, à mi-chemin du chef-d’oeuvre de Truman Capote De sang-froid et du Journaliste et l’Assassin de Janet Malcolm.



MONTANA 1919 – NORMAN MACLEAN   RIVAGES POCHE

Norman Maclean, l'auteur de La Rivière du sixième jour, raconte ici l'été de ses dix-sept ans. Le jeune garçon fait partie d'une équipe de gardes forestiers chargés de parer aux risques d'incendie en montagne. En fin de saison, tout le monde, y compris les mulets, redescend à Hamilton, Montana, et... la ville n'a qu'à bien se tenir. Une tempête de neige en plein mois d'août. Un serpent à sonnettes, un cuisinier antipathique grand escamoteur de cartes, un «bordel ambulant», et une partie de poker qui tourne en bagarre, tels sont quelques-uns des ingrédients de ce récit «épique», dans la grande tradition de Mark Twain et des conteurs de l'Ouest américain.



dans la catégorie un jour peut-être...

CAPTIVE – MARGARET ATWOOD   10/18

1859: Grace Marks, condamnée à perpétuité, s'étiole dans un pénitencier canadien. A l'âge de seize ans, Grace a été accusée de deux horribles meurtres. Personne n'a jamais su si elle était coupable, innocente ou folle. Lors de son procès, après avoir donné trois versions des faits, Grace s'est murée dans le silence: amnésie ou dissimulation? Le docteur Simon Jordan veut découvrir la vérité. Gagnant sa confiance, Jordan découvre peu à peu la personnalité de Grace, qui ne semble ni démente ni criminelle. Mais pourquoi lui cache-t-elle les troublants rêves qui hantent ses nuits? Inspiré d'un sanglant fait divers qui a bouleversé le Canada du dix-neuvième siècle, Margaret Atwood nous offre un roman baroque où le mensonge et la vérité se jouent sans fin du lecteur.



UN DESTIN D'EXCEPTION – RICHARD YATES   PAVILLONS ROBERT LAFFONT

1944, New York. Robert Prentice a dix-huit ans et s'apprête à rejoindre l'Europe pour servir son pays. Après une enfance dévorée par les extravagances de sa mère, aspirante sculptrice, il va pouvoir montrer à tous – et surtout à lui-même – qu'il n'est pas qu'un fils, celui d'Alice Prentice, posant nu devant elle pour donner forme à ses délires d'artiste. Abreuvé d'idéalisme, nourri d'héroïsme hollywoodien, il croit, lui aussi, avoir un destin d'exception. Or, à la guerre comme à la ville, il y a beaucoup d'appelés, mais peu d'élus... Deux itinéraires, deux âmes blessées: Robert, par sa guerre ratée, Alice, par ses rêves de gloire insensés. Et pourtant, chacun garde toujours l'espoir d'une seconde chance possible, un jour, ailleurs. Dans ce roman ouvertement autobiographique, Richard Yates fait le portrait d'une Amérique sans pitié.



UNE BONNE ÉCOLE – RICHARD YATES   PAVILLONS ROBERT LAFFONT

Septembre 1941, Connecticut. À la Dorset Academy, un campus sélect tout de vieilles pierres et de pelouses géantes, on entend former les fils de la haute bourgeoisie – parents et enseignants répètent à l'envi que c'est une «bonne école». Pourtant, à son arrivée à l'internat, William Grove découvre l'envers du décor: lui, le fils nerveux d'un couple divorcé, se retrouve projeté dans un climat de «libido à l'état pur», ou les garçons les plus populaires règnent en maîtres. Même les professeurs ressemblent à des lions en cage – en particulier Jack Draper, invalidé par la polio, témoin impuissant de la liaison qu'entretiennent au grand jour sa femme et le prof de français. Et puis il y a Edith Stone, le fantasme de tous les élèves, qui est prête à vivre son premier amour... Avec ce roman choral, Yates signe une chronique de ses années de jeunesse, jetant un regard attendri sur les petites et grandes humiliations de l'adolescence, sur cette drôle d'école ou il apprit à devenir un homme, avant de partir au combat.

Un titre te tente plus que d'autres? Lequel? 

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29 commentaires

  1. J'ai adoré Désolation. En grande fan de David Vann, je vais passer un de ces jours par Goat Mountain (et peut-être par Montana 1919)...

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    1. Je suis aussi fan de Vann, mais un tantinet moins depuis "Aquarium" que je n'ai pas terminé. Et son dernier ne me tente pas. Sinon, il me reste seulement à lire, comme toi, "Goat Mountain".
      Moi aussi, peut-être par "Montana 1919". Mais encore faut-il que je diminue ma pàl avant!

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  2. Tellement d'accord pour Le motel du voyeur, il me fait de l'oeil depuis un bout en grand format ! Vive les éditions du Sous-sol hein!

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    1. Oui, vive les éditions du Sous-Sol.
      Et... tu me réserves ce fameux "motel du voyeur" dès qu'il arrive!

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  3. Je n'avais pas entendu parler du Motel du voyeur. Ça a l'air prometteur. J'irai bien y faire un tour, tellement tentant. Et peut-être qu'après j'irai à Bondrée, pour le côté trappeur et le silence des lacs quand la brume se lève...

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    1. TRÈS prometteur. En v'la un qui risque d'assouvir tes instincts de voyeur. Tu risques de te payer la traite en criss!
      Pour "Bondrée", pas de trappeur ici, ni lagopèdes. Une enfant comme narrateur, avec toute la naïveté et l'innocence que ça implique: j'ignore encore si ça t'agaces ou non.

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  4. Les deux David Vann sont sur ma liste depuis un p'tit bout! J'attends juste leur sortie. Les couvertures sont à tomber! ♥
    Bondrée pourrait me tenter mais je suis hésitante...
    Par contre tu me fais découvrir Montana 1919 et ça, je note et je souligne! Ça me parle naturellement, je vais l'acheter!

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    1. Les fameuses couvertures revues de la coll. Totem... C'est grave: elles me plaisent tellement que j'ai envie de vendre mes grands formats pour mettre la main sur les poches. Mais comme je ne suis pas millionnaire, j'ai craqué seulement pour les Tapply... jusqu'à maintenant!
      Je te confirme que "Bondrée" n'est pas pour toi. Beaucoup trop lent, avec des personnages qui ne feront rien vibrer en toi. Et ça m'étonnerait que je me trompe! On se fie à notre instinct!
      Par contre, "Montana 1919" a tout pour te plaire. Je ne l'ai pas lu, mais il me semble...

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    2. Montana 1919 a l'air très prometteur!
      Pour Bondrée, je suis parfois déçue de ne pas lire autant de québécois que je voudrais. Mais coudonc, je ne vais pas lire juste pour lire hein! Merci de faire le tri dans mes hésitations, ça me coûte moins cher! ;)

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    3. Ah! De rien du tout! Tu n'es pas du genre à lire pour pour lire! Moi non plus, d'ailleurs.

      Parlant de littérature québécois, est-ce que "La bête creuse" de Christophe Bernard t'intéresse? Me semble que c'est pour toi, ça. Et "Le livre de bois" de Jean-François Caron? J'ai mis la main sur les deux et, tant pour le style que pour l'intrigue, je me suis dit que ça pourrait te plaire. À suivre...

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  5. Ah, Kent Haruf, quel souvenir de lecture !

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    1. N'est-ce pas? Un incontournable, vraiment. En v'la un qui ne m'a encore jamais déçue. Ce n'est pas comme Wagamese et Rash...!

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  6. Je ne connaissais pas le Motel du Voyeur, ça a l'air intriguant!
    (j'ai lu La Captive il y a deux-trois ans, je n'avais pas trop accroché...)

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    1. Et dire que je n'ai jamais lu, encore, de Margaret Atwood.
      De fait, très intriguant ce "Motel du Voyeur". Celui-là, je mets la main dessus à sa sortie. Les derniers bouquins lus aux Éditions du Sous-Sol ont été de vraies (agréables) surprises...

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  7. je ne connais pas Montana 1919 qui me tente beaucoup. Envie de racheter pour leurs couvertures trop belles les poches de chez Gallmeister. Et une très belle découverte de Kent Haruf et son court roman d'une grande délicatesse.

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    1. Il est vraiment intriguant, ce "Montana 1919". Je sens que je vais craquer!
      Les fichues couvertures Totem. Elles sont splendides, au point que si je n'étais pas si impatiente, j'attendrai les sorties en poche plutôt que de me précipiter sur les grands formats. Mais j'ai craquer pour les trois Tapply, ayant vendus mes grands formats!
      Kent... Il faut passer à ses autres romans, maintenant. À mon avis, une coche au-dessus de "Nos âmes la nuit". C'est tout dire...

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  8. Très envie de découvrir les deux de Vann surtout depuis que j'ai lu Sukkwan island! Le Oates est tentant aussi et j'ai beaucoup de retard à rattraper avec cette auteure, tu l'as lu? quel est ton préféré de Oates?

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    1. On pourrait parler longtemps de David Vann. "Sukkwan Island" a été LE choc. Mais pas loin, il y a "Impurs" et "Désolation". Je n'ai pas encore lu "Goat Mountain" et je n'ai pas accroché avec "Aquarium". Je vais passer mon tour pour dernier roman «mythologique». Bref, un auteur que je suis de moins en moins, mais que je n'affectionne pas moins pour autant.

      Pour Oates, "Sacrifice" m'a bluffée. Un bon Oates. Je ne lis pas ses romans gothiques et il me reste quelques gros pavés dans ma pàl. Mon préféré? Ça dépend. Celui qui m'a le plus troublée: "Daddy Love". Malaise garanti. Celui qui m'a le plus terrifié: "Reflets en eau trouble", une petite plaquette.
      Plusieurs m'ont laissée bof: "Confessions d'un gang de filles", "Petite sœur, mon amour", "Zombi", "Zarbie les yeux verts".

      Il y a tant à lire de cette auteure hyperactive!

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  9. Le Kent Haruf, j'en suis aux dernières pages et je n'ai vraiment pas envie de le terminer :-))) Très tentée par Sacrifice :) Les David Vann sont tentants aussi mais c'est un auteur qui me fait peur ^^

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    1. Ravie, vraiment, que Kent Haruf te plaise. Quel auteur... Du baume au coeur. Et ses deux précédents romans sont encore meilleurs, si c'est possible! Je me garde sous le coude "Colorado Blues", le seul que je n'ai pas encore lu.

      Pour David Vann, si tu ne veux pas avoir trop peur, il y a "Aquarium", apprécié par Fanny, et "Désolations". Pour les autres, attention, danger!

      "Sacrifice" de Oates est habilement tourné. Sujet délicat qui révèle un autre côté de la médaille. Et c'est ce que j'ai trouvé de fabuleux, ici...

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  10. Je viens de lire "Nos âmes la nuit" et j'ai beaucoup aimé ! Un auteur que je découvre et dont je lirai les autres romans.

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    1. Je suis ravie. Kent Haruf fait partie de mes auteurs préférés entre tous. "Le chant des plaines" et "Les gens de Holt County" sont, à mon avis, encore meilleurs. C'est dire!

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  11. Chouette! Pas de tentations en vue puisque ceux qui m'intéressaient ont déjà été lus :-) (Le Kent Haruf et Sacrifice !)

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  12. J'avais complètement oublié que j'avais lu Désolations... Etais-ce un prêt, est-il quelque part dans ma Biblio? Je me souviens d'une sorte de malaise à cette lecture...

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    1. Avec Vann, le malaise est omniprésent. C'est sa marque de commerce et je l'apprécie bien pour ça!

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  13. Je n'ai pas été très emballée par Sacrifice et j'ai abandonné Bondrée, mais visiblement, j'aurais dû m'accrocher.

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    1. Pour "Sacrifice", je peux comprendre. C'est un sujet délicat, traité de façon tordu. Ça passe ou ça casse. Comme c'est d'ailleurs très souvent le cas avec Oates.
      Pour "Bondrée", c'est dommage. Mais la lenteur et le style (j'ignore si la traduction est la même que nous) ont pu te rebuter, comme c'est arrivé à certains.

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