Rentrée littéraire · hiver 2018 · repérage

dimanche, décembre 10, 2017


Enfin, je vais pouvoir respirer un peu. Les titres qui me tentent en cette rentrée d’hiver sont moins nombreux que je ne l’appréhendais. Mon hiver livresque sera plutôt sage, quoique très prometteur. Des retrouvailles attendues, un incontournable et plusieurs curiosités. Je vais y aller avec modération! Je laisse les quatrièmes de couverture faire leur boulot.


DES RETROUVAILLES…

PHÉNOMÈNES NATURELS – JONATHAN FRANZEN – DE L’OLIVIER

J’ai adoré Les corrections et Freedom. Purity m’a ennuyée. J’espère qu’avec ces Phénomènes naturels, je retrouverai le Jonathan Franzen caustique que j’apprécie.

Louis Holland, jeune homme passionné par l’univers de la radio, vient de s’installer dans la région de Boston. Sa vie suit un cours normal, entre petits boulots et relations familiales compliquées, jusqu’au jour où un phénomène naturel vient tout remettre en cause. Ce n’est qu’un séisme de faible magnitude, mais il a une répercussion inattendue, car la seule victime n’est autre que l’excentrique grand-mère par alliance de Louis Holland. Laquelle laisse derrière elle une fortune estimée à 22 millions de dollars, provoquant déchirures et affrontements dans le clan Holland… La comédie familiale se mue en véritable roman politique quand Louis rencontre sur la plage une sismologue de Harvard. Celle-ci pense avoir découvert l’origine du tremblement de terre et de ses répliques, mettant en cause une entreprise pétrochimique. Pendant ce temps, une secte antiavortement, voyant dans les catastrophes la marque d’une réprobation divine, compte bien se servir de tout cela pour avoir une influence dans le débat public… Publié à l’origine en 1992, ce roman de Jonathan Franzen est aussi drôle et grinçant que Les Corrections, aussi addictif que Freedom et Purity. On y trouve, en germes, le talent polymorphe d’un grand écrivain et sa maîtrise impeccable de l’intrigue.


LAROSE – LOUISE ERDRICH – ALBIN MICHEL

Dakota du Nord, 1999. Un vent glacial souffle sur la plaine et le ciel, d’un gris acier, recouvre les champs nus d’un linceul. Ici, des coutumes immémoriales marquent le passage des saisons, et c’est la chasse au cerf qui annonce l’entrée dans l’automne. Landreaux Iron, un Indien Ojibwé, est impatient d’honorer la tradition. Sûr de son coup, il vise et tire. Et tandis que l’animal continue de courir sous ses yeux, un enfant s’effondre. Dusty, le fils de son ami et voisin Peter Ravich, avait cinq ans. Ainsi débute le nouveau roman de Louise Erdrich, couronné par le National Book Critics Circle Award, qui vient clore de façon magistrale le cycle initié avec La Malédiction des colombes et Dans le silence du vent. L’auteur continue d’y explorer le poids du passé, de l’héritage culturel, et la notion de justice. Car pour réparer son geste, Landreaux choisira d’observer une ancienne coutume en vertu de laquelle il doit donner La Rose, son plus jeune fils, aux parents en deuil. Une terrible décision dont Louise Erdrich, mêlant passé et présent, imagine avec brio les multiples conséquences.


CEUX D’ICI – JONATHAN DEE – PLON

Howland, petite ville du Massachusetts, attire de nombreux riches vacanciers venus de New York. Mark, lui, fait partie des locaux. Entrepreneur en bâtiment, il peine à joindre les deux bouts depuis un placement hasardeux. Lorsque Philip Hadi, un richissime gestionnaire de fonds d'investissement, s'installe dans la maison d'à côté, cela ne se fait pas sans heurt. Le quotidien de Mark et de sa famille se transforme lentement... Quand Hadi se lance en politique et devient maire de Howland, modelant par petites touches la ville à son image, le fossé se creuse encore un peu entre le New-Yorkais et les habitants de la petite ville. Réussissant à capter un moment d'histoire, Ceux d'ici met en lumière les défis auxquels sont confrontés les États-Unis aujourd'hui: les inégalités toujours plus fortes, la paupérisation des classes moyennes et la montée d'un nouvel autoritarisme. Surtout, c'est la fin du rêve américain que Jonathan Dee analyse et met en scène de main de maître. Un roman social non seulement brillant, mais aussi inquiétant de réalisme. 



4 3 2 1 – PAUL AUSTER – ACTES SUD

Je me laisserai peut-être tenter par le nouveau roman de Paul Auster, que j’ai délaissé ces dernières années.

Le premier roman de Paul Auster en sept ans. Une architecture narrative inédite. Une expérience de lecture inoubliable. Un roman-kaléidoscope où un personnage, Ferguson, incarne toutes les figures du destin protéiforme que le monde et l'Amérique des années 1950 furent susceptibles de proposer à l'individu, de l'enfance à l'entrée dans l'âge adulte. Tout en restant fidèle aux obsessions littéraires qui sont les siennes, Paul Auster, avec cet ambitieux et ample nouveau roman, renouvelle et détourne brillamment le genre du roman initiatique en le confrontant à l'Histoire du 20e siècle.



UN INCONTOURNABLE…

UNE VIE COMME LES AUTRES – HANYA YANAGIHARA – BUCHET CHASTEL

Une vie comme une autre de Hanya Yanagihara est un livre phénomène - un livre phénoménal. Le roman balaie plusieurs décennies de la vie de quatre amis de fac venus conquérir New York. Commencé comme un roman d'apprentissage classique, le texte met en scène Malcolm, un jeune architecte métisse, JB un aspirant peintre d'origine haïtienne, Willem, que ses origines scandinaves ont doté d'une beauté froide et fatale, qui tente de faire décoller sa carrière d'acteur, et enfin le mystérieux Jude, dont on ne sait rien ou presque si ce n'est qu'il se lance dans une carrière d'avocat. Alors que chacun des quatre amis se construit peu à peu, succès professionnels fulgurants, échecs personnels et traumas se succèdent. Imperceptiblement, la trame narrative se concentre sur l'énigmatique Jude, véritable étoile noire et personnage-clef de ce récit qui s'étend sur trente ans et embrasse comme rarement les vies intérieures et les destins de ces personnages, confinant ainsi le lecteur dans une position à la fois indiscrète et immensément bienveillante. Épopée romanesque d'une incroyable intensité, panorama poignant de ce que recouvre et implique l'amitié masculine et l'amour contemporains, Une vie comme une autre interroge de manière saisissante nos dispositions à l'empathie et l'endurance de chacun à la souffrance, la sienne propre comme celle d'autrui.



DES CURIOSITÉS…

LE SERPENT DE L’ESSEX – SARAH PERRY – CHRISTIAN BOURGOIS

J’attendais la traduction de ce roman avec impatience. La faute au billet tentateur d’Electra.

Cora Seaborne, jeune veuve férue de paléontologie, quitte Londres en compagnie de son fils Francis et de sa nourrice Martha pour s'installer à Aldwinter, dans l'Essex, où elle se lie avec le pasteur William Ransome et sa famille. Elle s'intéresse à la rumeur qui met tout le lieu en émoi: le Serpent de l'Essex, monstre marin aux allures de dragon apparu deux siècles plus tôt, aurait-il ressurgi de l'estuaire du Blackwater? Dans un cadre marqué par une brume traversée d'étranges lumières, Cora Seaborne construit sa liberté. En cette fin d'ère victorienne dont les problèmes sociaux ne doivent pas faire oublier les triomphes, nous suivons, au gré de leurs aventures et de leur correspondance, des hommes qui s'acceptent tels qu'ils devraient être, des femmes qui découvrent devoir être ce qu'elles sont et un monstre effroyable qui redevient ce qu'il était.



LA RÉCEPTIONNISTE  – JANET GROTH – ÉDITIONS DU SOUS-SOL

Janet Groth entre au New Yorker en 1957 – pour en repartir en 1978. Vingt-et-un ans de bons et loyaux services derrière le desk du plus prestigieux magazine américain. Elle y débarque toute jeune femme – dix-neuf ans, belle, ambitieuse, des étoiles plein les yeux et des rêves plein la tête – elle en ressort diplômée de littérature et professeur. Car au 18e étage de la mythique revue, Janet rêve d'écrire, un jour… Mais avant cela, il s’agit de répondre au téléphone, conseiller, accompagner, raccompagner, rassurer les conjoints, transmettre les messages de cette faune cosmopolite d’auteurs à contenter. Parmi ces personnages haut en couleur, on retrouve Joseph Mitchell avec qui elle déjeune tous les vendredis, Muriel Spark, dont elle recueille les confidences ou encore E. B. White, un des auteurs phares du magazine. Et bien d’autres. Alors que la révolution sexuelle est en marche, Janet se libère, expérimente et s’interroge. Sur les hommes. Et sur la place des femmes dans une société civile et littéraire encore étriquée. Curieuse et entière, elle livre sans fausse pudeur ses passions d’un été, ses histoires amoureuses déçues autant que ses relations parfois houleuses avec certains de ses collègues masculins. Vrai-faux roman d’apprentissage, Janet Groth dépeint dans La Réceptionniste le quotidien de ce temple du journalisme et par là-même une galerie de portraits d’une fraîcheur réjouissante. Un univers à la Mad Men: sorte de Peggy Olson, Janet Groth nous guide en coulisse, derrière le bureau de la réception, là où toutes les (bonnes) histoires commencent.


PRIÈRE POUR CEUX QUI NE SONT RIEN – JERRY WILSON – SERPENT À PLUMES

Bienvenue à Boise, Idaho, bienvenue dans les parcs et les réserves naturelles de la ville, bienvenue en enfer. Ici vous trouverez des essences rares de pins, des peupliers de Virginie, des écureuils bruns et des alcooliques rougeauds dévorés par les puces, sentant la merde et le vomi, qui donneraient leur mère, s’ils l’avaient connue, contre un cubi de rouge. Welcome to Boise! Jerry Wilson a travaillé comme garde municipal dans ces parcs. Il a nettoyé jour après jour les canettes de bières, les taches les plus invraisemblables, les traces laissées par la lie de l’humanité. Il est devenu ami avec les clochards, les paumés, les homeless qui vivent sous des toits en moquette pourrie, aux pieds des arbres parmi les étrons, ou sous les ponts, dans des niches en béton. Il les a écouté déblatérer, a écouté leurs mensonges, leurs bravades. En nettoyant leurs déjections. Mais surtout il les a aimé. Ces gens-là ne durent pas bien longtemps. La plupart seront déjà morts quand vous lirez ces lignes. En leur mémoire, Prière pour ceux qui ne sont rien, Jerry Wilson a voulu témoigner de leur existence et du génie éternel de ces clochards célestes de l’Idaho. En véritable héritier de Bukowski et Steinbeck, Jerry Wilson donne la parole aux délaissés de l'Amérique de Trump. Une Amérique à la fois pathétique et émouvante.



DE L’AUTRE CÔTÉ DE LA MONTAGNE – KEVIN CANTY – ALBIN MICHEL

Idaho, début des années 1970. À Silverton, petite bourgade paisible où vit une communauté soudée, la majeure partie des emplois provient de la mine de charbon. La vie y suit son cours, jusqu'au jour où un terrible incendie se déclare dans la mine et fait de nombreuses victimes. Tous les habitants ou presque perdent un être cher dans cette tragédie; une onde de choc et de chagrin saisit toutes les familles. À la manière de Russell Banks dans De beaux lendemains, Kevin Canty, en décrivant le destin de plusieurs personnages, dont Jordan, une jeune veuve mère de jumeaux, et David, un étudiant qui cherche à repartir de zéro en s'installant dans une autre ville, parvient à saisir la force intérieure des hommes et des femmes quand il s'agit de faire face au drame et à l'inacceptable. Inspiré de faits réels, De l'autre côté des montagnes nous entraîne dans le passé de ces petites villes où les habitants n'ont comme seule échappatoire à la dureté de leur existence que les soirées à boire entre copains. Mais à travers le parcours et le chagrin des personnages qui peuplent cette histoire, celle-ci acquiert une véritable dimension universelle.



LOLITO – BEN BROOKS – LA BELLE COLÈRE

Etgar est encore un gamin, mais écrit déjà des lettres imaginaires à ses propres enfants à ne pas naître. Etgar n’aimerait boire que du thé, mais s’enfile bière sur bière. Les amis d’Etgar pleurent, comme lui, mais lorsqu’ils discutent, c’est toujours en rigolant. Il parcourt les rues grises de sa ville, mais c’est sur Internet qu’Etgar est trahi. C’est aussi là qu’il va découvrir l’amour, un amour chaleureux et étrange, dans le confort d’une femme mûre, aussi impuissante face à la vie que lui. Lolito c’est L’Attrape-coeurs avec connexion haut débit, un Wes Anderson cauchemardesque et un roman d’apprentissage 2.0. Lolito est une merveille écrite par l’un des meilleurs chroniqueurs de sa génération, loué par Nick Cave et acclamé par la critique britannique.




DANS LA GRANDE VIOLENCE DE LA JOIE – CHANELLE BENZ – SEUIL

Les tribulations d’un frère et d’une sœur braqueurs de banque promis à la potence dans l’ouest américain. Une bande d’enfants tentant d’aider leur voisine à retrouver son amour de jeunesse, quitte à pervertir les règles du conte de fées. Une fille de diplomate plongée dans les eaux troubles et dangereuses des services secrets. Une esclave poète traversant le Sud ségrégationniste et récitant ses sonnets devant la bonne société. Un archéologue découvrant son propre passé dans les décombres d'une secte millénariste. Violence, trahison, vengeance et filiation - tels sont les fils rouges de ce recueil qui revisite avec panache le panorama des lettres d'Amérique. En dix nouvelles étourdissantes de variété, Dans la grande violence de la joie tord le cou à la langue et se joue de toutes les frontières pour créer un univers chatoyant, peuplé d'héroïnes puissantes et tarantinesques en diable. Iconoclaste, poétique, polymorphe, l’écriture de Chanelle Benz est un enchantement sans cesse renouvelé, qui met en scène les pouvoirs de l'imagination et démontre avec éclat que la fiction peut demeurer une grande aventure.



JUSTE APRÈS LA VAGUE – SANDRINE COLLETTE – DENOËL

Une petite barque, seule sur l’océan en furie. Trois enfants isolés sur une île mangée par les flots. Un combat inouï pour la survie d’une famille. Il y a six jours, un volcan s’est effondré dans l’océan, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit frères et sœurs. Leur maison, perchée sur un sommet, a tenu bon. Alentour, à perte de vue, il n’y a plus qu’une étendue d’eau argentée. Une eau secouée de tempêtes violentes, comme des soubresauts de rage. Depuis six jours, ils espèrent voir arriver des secours, car la nourriture se raréfie. Seuls des débris et des corps gonflés approchent de leur île. Et l’eau recommence à monter. Les parents comprennent qu’il faut partir vers les hautes terres, là où ils trouveront de l’aide. Mais sur leur barque, il n’y a pas de place pour tous. Il va falloir choisir entre les enfants. Une histoire terrifiante qui évoque les choix impossibles, ceux qui déchirent à jamais. Et aussi un roman bouleversant qui raconte la résilience, l’amour, et tous ces liens invisibles mais si forts qui soudent une famille.


LES LOYAUTÉS – DELPHINE DE VIGAN – JC LATTÈS

Les destins croisés de quatre personnages: Théo, enfant de parents divorcés; Mathis, son ami, qu'il entraîne sur des terrains dangereux; Hélène, professeure de collège à l'enfance violentée, qui s'inquiète pour Théo; Cécile, la mère de Mathis, qui voit son équilibre familial vaciller. Une exploration des loyautés qui les unissent ou les enchaînent les uns aux autres.







ARIANE – MYRIAM LEROY – DON QUICHOTTE

Elles sont collégiennes et s’aiment d’amour dur. L’une vient d’un milieu modeste et collectionne les complexes. L’autre est d’une beauté vénéneuse et mène une existence légère entre sa piscine et son terrain de tennis. L’autre, c’est Ariane, jeune fille incandescente avec qui la narratrice noue une relation furieuse, exclusive, nourrie par les sévices qu’elles infligent aux autres. Mais leur histoire est toxique et porte en elle un poison à effet lent, mais sûr. Premier roman sur une amitié féroce, faite de codes secrets et de signes de reconnaissance, à la vie à la mort.






URGENCES ET SENTIMENTS – KRISTOF MAGNUSSON – MÉTAILIÉ

Toutes les nuits, Anita, médecin urgentiste, parcourt Berlin dans une ambulance de premiers secours. Elle aime son métier et le fait bien, sauve des vies à un rythme digne des meilleures séries télé au cours d’opérations méticuleuses qu’on suit avec passion, dans une ville tentaculaire qui ne fonctionne pas si bien que ça. Le jour, elle essaie de survivre aux complications de sa vie sentimentale qu’elle mène avec une incroyable maladresse. Son mari, médecin, l’a quittée pour une femme douée pour la décoration intérieure, qui désire une vie parfaite de confort et d’élégance. Son fils adolescent a l’air de préférer ce confort aux capacités d’improvisation de sa mère. Un roman au rythme entraînant et au timing totalement maîtrisé.




DÉBÂCLE – LIZE SPIT – ACTES SUD

À Bovenmeer, un petit village flamand, seuls trois bébés sont nés en 1988: Laurens, Pim et Eva. Enfants, les «trois mousquetaires» sont inséparables, mais à ladolescence leurs rapports, insidieusement, se fissurent. Un été de canicule, les deux garçons conçoivent un plan: faire se déshabiller devant eux, et plus si possible, les plus jolies filles du village. Pour cela, ils imaginent un stratagème: la candidate devra résoudre une énigme en posant des questions; à chaque erreur, il lui faudra enlever un vêtement. Eva doit fournir lénigme et servir d'arbitre si elle veut rester dans la bande. Elle accepte, sans savoir encore que cet «été meurtrier» la marquera à jamais. Treize ans plus tard, devenue adulte, Eva retourne pour la première fois dans son village natal. Cette fois, cest elle qui a un plan...


Attention, amis français et belges, deux grosses pointures québécoises arriveront chez vous en janvier. Même si les couvertures ne sont pas transcendantes, ne les manquez surtout pas. Dabord, Le poids de la neige de Christian Guay-Poliquin, dont jai abondamment parler ici et là. Ne manquez pas non plus Taqawan dÉric Plamondon. Un bijou de finesse et dintelligence dont je vous parlerai tout bientôt.


Il me restera à éplucher les titres de la rentrée québécoise et à repérer ceux qui me font de l'oeil. De ce côté, ça se passe plutôt en janvier. À suivre, donc. 

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51 commentaires

  1. Super cet article! il y en a que je n'avais pas repéré notamment celui de La Belle Colère :)
    Tes deux pointures sont notées bien évidemment!

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    1. Je suis très attachée aux éditions de La Belle Colère. Une ligne éditoriale différente et une facture unique. De belles découvertes. Quel titre de cette maison as-tu déjà lu?

      Si tu n'avais qu'à noter une seule grosse pointure québécoise, c'est "Le poids de la neige". Il faut le lire!

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  2. Les quatre premiers sont aussi sur ma liste de priorités. Pour le reste, on verra... Je me laisserai peut-être tenter par un roman québécois :-)

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    1. J'espère que le Franzen et le Auster ne nous décevront pas trop! Pour le Erdrich, je ne suis pas inquiète. Hâte de retrouver Jonathan Dee. Il y avait longtemps...

      Craque pour "Le poids de la neige"! Un excellent roman québécois pur laine!

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  3. Erdrich et Lemaitre, je n'ai rien noté d'autre pour l'instant. Jamais une rentrée de janvier ne m'aura si peu intéressé en fait. Il faut dire que j'ai encore tellement à lire de celle de septembre dernier...

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    1. Étonnant que les propositions de cette rentrée ne nous emballent pas plus que ça. Pour une fois, ça s'enligne pour qu'on soit raisonnable (pour faire changement)!

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  4. Je devrais réussir à résister pas mal, cette année ;)

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    1. Je ne peux que t'en féliciter! Pour une fois, les tentations ne sont pas démesurées!

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  5. Peu de tentations pour moi, le Erdrich, c'est sûr peut-être Une vie comme les autres ... Le poids de la neige, déjà noté ... Je suis en mode difficile à convaincre !

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    1. Je ne chercherai pas à te convaincre, sauf pour "Le poids de la neige"!

      Et le Erdrich semble très prometteur...

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  6. merci pr cet aperçu! j'adore Jonathan Dee et celui ci a l'air vraiment intéressant (belle couverture en plus!)

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    1. J'ai aussi très hâte de retrouver Jonathan Dee. Il y avait longtemps. Et tu as raison, cette couverture est très réussie.

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  7. Je ne peux PAS passer à côté du Vigan ! Pour le reste, je ne sais pas encore ce que je lirai, excepté le dernier tome de la saga napolitaine d'Elena Ferrante.

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    1. Ah, tu es de celle qui craque pour Elena Ferrante?

      Pour ma part, ce Vigan m'intrigue beaucoup. Ce sera une première. Tu me diras qu'il est temps, et tu n'as pas tort!

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  8. mon billet sort demain matin ! on a trois livres en commun (que 3...) - je te laisse les découvrir en lisant ma chronique ! sinon j'en ai 12 et toi 15 ! donc ma liste est toute petite !
    bon sinon, tu as raison d'ajouter Le serpent d'Essex, une lecture plaisante, anglaise - parfaite pour le printemps ;-)
    pour HANYA YANAGIHARA, je l'ai tellement vu sur les booktubers anglophones et je retiens l'avis de Mercedes, qui l'a détesté et explique pourquoi .. depuis sa couverture me fait sourire (c'est un tire-larmes, donc soit tu marches et tu pleures tout du long, soit c'est too much et tu n'aimes pas..) et je sais que je ferais partie de la deuxième catégorie (le héros accumule les malheurs .. au cinquième elle a arrêté de compter...) mais je serais très curieuse de lire ton avis !!

    sinon, une autre booktuber que j'adore, Sophie, est la seule à avoir réussi à finir le Paul Auster - car tu oublies de préciser qu'il fait plus de 1100 pages (même plus en vf) .. elle l'a trouvé .. bien ! elle a mis trois mois à le lire et a préféré le finir en version audio.

    Sinon, tu as repéré plein de livres que je n'ai pas vus sauf les Métailié. Tu as l'oeil !!!!

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    1. J'ai lu ton fameux billet. Ouf! Je suis soulagée.

      Ben dis donc, tu m'enlèves l'envie pour le Yanagihara. D'autant plus que je n'ai pas les larmes faciles. Je risque plutôt de lever les yeux au ciel. Insupportable!

      Punaise... Le Paul Auster fait 1100 pages? Ben là, je débande! Ce ne sera pas pour cet hiver, alors!

      Tu as l'oeil aussi. J'ai noté deux Métailié chez toi!

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  9. Bon... eh bien rien pour moi cet hiver! Pas grave, j'en ai suffisamment!
    Je peux faire un commentaire non constructif? L'art de massacrer des couvertures et de couper l'envie d'acheter les livres, les deux éditions de Le poids de la neige et Taqawan. Mon Dieu! :O Mais qu'est-ce qu'ils ont fait????

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    1. Pas grave pantoute! En tout cas, ce sera pour moi l'occasion de faire baisser ma pal et de lire un max de livres qui me font envie depuis trop longtemps.

      Je trouve ton commentaire sur les couverture plutôt constructif. Ces couvertures sont tout simplement horribles, surtout "Le poids de la neige". Lorsque des amis français et belges me disent que les éditions des romans québécois sont souvent sublimes, je comprends mieux pourquoi...

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  10. Merci Marie-Claude pour cette section.
    Je me jette sur "Le poids de la neige" yes yes yes...:)
    J'attend fébrile le Sandrine Colette.
    J'achète sur le Devigan , sans doute "Prière pur ceux qui n'ont rien ".
    Pourquoi pas "Urgence et sentiment".
    J'accroche pas avec Franzen , ni Auster.
    Vivement janvier...

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    1. OUI, "Le poids de la neige", à lire sans faute. Dommage que la couverture soit si terne en comparaison de la version québécoise.

      Pour le reste, ça reste à voir!

      Tu n'es pas la seule à ne pas accrocher à Franzen et Auster. Pour Auster, je ne suis pas certaine de craquer. 1100 pages, c'est du stock. Pour Franzen, ce sera le roman de la dernière chance, son dernier m'ayant trop déçue.

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  11. Merci pour ces infos, je n'avais rien repéré.
    Je suis dans 1234 (en VO), je en suis pas sûre d ele finir, à part le principe de base du roman, ce n'est pas très original.

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    1. Plus j'en apprends sur le Auster, moins j'ai envie de le lire!

      Certes, l'idée est originale, mais assez casse-gueule...

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  12. Va pour Erdrich et Franzen pour qui je croise aussi les doigts car ''Purity'' bof-bof, je ne l'ai pas terminé tellement il m'ennuyait!

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    1. Je croise aussi les doigts pour le Franzen. J'avais abandonné, à bout d'énergie, ''Purity''.

      Je suis impatiente de voir la rentrée québécoise...

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  13. Plusieurs tentations là dedans. J'ignorais pour Franzen et Auster, alors : go!
    Taqawan: je l'ai démarré, un peu de mal car j'ignorais totalement de quoi ça parlait, mais ça commence à s'éclaircir

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    1. "Taqawan" se trouve entre tes mains? La construction est particulièrement originale, du moins pour un roman québécois. Et les faits sont passionnants, s'appuyant sur des faits historiques que j'ignorais. Peut-être que c'est le genre de romans qui parle plus aux Québécois de souche?
      À suivre, donc!

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    2. L'éditeur français (quidam) me fait parfois des surprises!Oui, une narration assez éclatée, en courts chapitres

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  14. Bon ça va j'ai juste 6 titres (LaRose, ceux d'ici, prière pour ceux qui ne sont rien, de l'autre coté de la montagne, juste après la vague, le poids de la neige
    ) en plus sur ma Wishlist !! Grrrr dont le poids sous la neige ! celui-là il va me le falloir absolument ! je ne sais pas si je dois te remercier...

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    1. C'est beaucoup, 6!

      Si tu ne devais qu'en choisir un, go pour "Le poids de la neige"! C'est un ordre! Un peu d'ici chez toi, ça ne se refuse pas!

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  15. Je dois être bien difficile mais il n'y a que le livre de Delphine de Vigan (dont je suis une inconditionnelle !) et le premier roman de Myriam Leroy qui me tentent. Myriam Leroy est bien connue en Belgique, elle est chroniqueuse radio/télé, et elle écrit aussi des pièces de théâtre, je l'aime bien. A voir donc, même si le pitch n'est pas follement original ...

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    1. Pas difficile du tout! Il y a des rentrées comme ça, dont les titres nous tentent moins. Et ce n'est pas plus mal, bien au contraire.

      J'ignorais que Myriam Leroy était belge. Raison de plus pour me tenter!

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  16. Aucun doute, j'attends le 4 3 2 1 de Paul avec impatience. Sortie le 3 janvier. Même son millier de pages ne me fait pas peur...

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    1. Tu es plus courageux que moi! Le nombre de pages me décourage d'avance. S'il est vraiment bon, je me remonterai les manches et l'attaquerai.

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  17. Merci pour ce défrichage!
    j'ai prévu également un article sur la RL de Janvier la semaine prochaine, mais je t'avoue que je commence tout juste à m'y intéresser - un peu comme Jérôme, je suis encore en plein dans celle de Septembre...
    Je vais me jeter sur le 4e Ferrante, et j'ai également repéré le nouveau de Vigan (comme beaucoup de monde ...) , et Une vie comme les autres ...
    et je me doute que Terres d'Amérique nous prépare quelques belles surprises...

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    1. Une rentrée qui s'annonce riche, sans que ce soit excessif.

      J'espère que ton billet ne me donnera pas trop de nouvelles envies!

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  18. mon petit mot a dû se perdre dans les limbes d'internet ! je disais qu'on va avoir qq lectures en commun, notamment le Collette et le Canty (as-tu lu son premier ?)
    bises

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    1. L'important, c'est qu'il soit retrouvé!

      Ce sera finalement mon premier Collette et... mon premier Canty. Je n'ai pas lu "Toutes les choses de la vie", même si j'étais tentée... À suivre!

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  19. Myriam Leroy c'est de mes compatriotes belges non ?

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    1. De fait, c'est ce que j'ai cru comprendre. Raison de plus, pour moi, de la découvrir!

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    2. Elle est chroniqueuse littéraire sur une radio belge et je l'adore! ( C'est aussi une grande fan de Oates..)

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    3. Ok, tout bon, alors. C'est son premier roman?

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    4. Oui c'est son premier roman. Elle écrit aussi des pièces de théâtre.

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  20. j'ai regardé ta sélection les yeux mi-clos. Je n'ose pas penser à la rentrée littéraire de janvier, même si j'ai déjà eu le plaisir de recevoir quelques SP... j'aimerais encore écluser quelques titres pas encore lus avant de faire une nouvelle fois le grand saut. Mais pour moi, il commencera réellement avec Elena Ferrante que j'attends avec impatience - je sais que tu n'avais pas accroché, et j'en arrive presque à t'envier (qui sait dans quel état je serai en refermant ce quatrième et dernier volume ;))

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    1. Electra n'a pas non plus accrocher à Ferrante! Ouf, je ne suis pas seule.
      Moi, je t'envie d'avoir accroché. Le plaisir d'attendre un nouveau tome d'une série adorée est sans égal.

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  21. J'ai aimé Une vie comme les autres... mais je ne suis pas certaine - vraiment pas certaine - qu'il va plaire à tous!

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    1. Tu l'as lu en anglais? Une brique, non?
      Les avis lus sont plutôt mitigés... Je suis d'autant plus curieuse!

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  22. J'ai le de Vigan et le Collette m'intrigue particulièrement...

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    1. Tu en as, de la chance, pour le Vigan. Quant à moi, je dois être patiente. Il arrive en février. Ce sera mon premier Vigan!
      Par ailleurs, l'intrigue du roman de Collette pique fort la curiosité, il faut le dire.

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  23. un nouveau Delphine de Vigan !! diantre, va falloir que je sorte de ma caverne, comment ai-je pu louper cela ;)

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    1. Bonne sortie hors de la caverne! J'espère qu'il en vaut la sortie!
      Il me fait très envie. Ce sera pour moi une première...

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  24. c'est une valeur sure normalement

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