Mai en nouvelles... C'est parti!

mardi, mai 01, 2018


J’aime les nouvelles. Mais ça n’a pas toujours été le cas. Pendant mes études littéraires, j’ai lu quelques classiques, sans trop d’enthousiasme: Poe, Maupassant, Borges, James, Zweig. Défi personnel oblige, j’ai par la suite investigué du côté des Russes: Tchekhov, Gogol et Tourgueniev. J’ai eu une période Le Clézio, une autre Herman Hesse. En gros, ça s’est arrêté là. J’avoue qu’il ne me reste pas grand chose de ces lectures. Rien de marquant, en tout cas. 

À lépoque, je ne lisais pas de littérature américaine, ou très très peu... Les temps ont changé!

Grâce à lenthousiasme contagieux de certains blogueurs, jai lu un recueil de Russell Banks: Un membre permanent de la famille. Une révélation. Je connaissais le romancier, mais pas le nouvelliste. Il y a eu, peu de temps après, mon premier Ron Rash, avec Incandescences. Ces deux Américains m’ont redonné la piqure des nouvelles. Depuis, il y a eu linoubliable Des hommes en devenir de Bruce Machart et les mémorables Le coeur sauvage de Robin Macarthur et Courir au clair de lune avec un chien volé de Callan Wink, pour ne nommer que ceux-là.

Ceux qui n’aiment pas les nouvelles diront que le format est trop court. Qu’à peine commencé, c’est déjà terminé. Qu’ils n’arrivent pas à s’immerger, à sattacher aux personnages. C’est à Hemingway que l’on prête cette nouvelle de six mots: «À vendre, chaussures d’enfant, jamais portées.» Cest court, certes, mais on ne saurait nier la puissance d’évocation, même avec si peu de mots.

Je vois la nouvelle comme un instantané de vie où le superflu nest pas permis. Dans une bonne nouvelle, aucun fil ne dépasse. Il n’y a pas d’explications ni de descriptions à n’en plus finir. Cette définition de Marcel Schneider résume à merveille ce que représente pour moi une nouvelle littéraire: «La nouvelle coupe le souffle. Le roman l’entretient à petit feu.» Un recueil de nouvelles est un excellent moyen de faire connaissance avec un auteur. C’est la lecture idéale dans les salles d’attente et les transports.

Peut-être que ceux qui napprécient pas ce genre littéraire nattendent que LA nouvelle qui leur fera changer davis?

Vous êtes plus d’une trentaine à participer à notre challenge Mai en nouvelles. Ça commence à fourmiller fort! Votre enthousiasme nous fait immensément plaisir. Il y aura de tout au programme: des recueils américains, québécois, belges, grecs, argentins, français... Ça promet!

Electra et moi publieront sous peu, sur nos blogues respectifs, un autre billet créé spécialement pour lister toutes nos lectures, tant les vôtres que les nôtres. Il suffit de nous transmettre (l’une ou l'autre fera l’affaire) le lien vers votre billet (vers votre blogue, vers votre post IG #maiennouvelles ou FB) pour que nous puissions mettre notre liste à jour et la partager. À la fin du mois, un billet récapitulatif sera publié et il y a aura le, non, les tirages au sort pour les surprises 🙂

Découvrons et partageons! Exprimons haut et fort notre attachement pour les nouvelles littéraires. Et, pourquoi pas, tentons d’amadouer les lecteurs réticents!

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8 commentaires

  1. J'adore ton billet et j'aime tellement cette phrase de Marcel Schneider. C'est tellement ça, tellement vrai! J'espère que tout le monde fera de belles découvertes et qu'il y aura aussi des lecteurs qui découvriront les nouvelles avec ce challenge.

    Bon mois de mai et merci à toi et Electra pour cette belle initiative!

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    1. C'est tout ce que j'espère aussi, et c'est le but de ce challenge!

      Bon mois de mai à nous!

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  2. L'art de la nouvelle est en effet bien plus subtil et compliqué qu'il n'y paraît. Il s'agit en peu de mots de planter un contexte, d'emporter le lecteur... c'est peut-être pour cela que je ne m'y plonge pas si souvent, ayant connu avec ce genre quelques déceptions. Mais j'ai tout de même déjà lu deux recueils pour l’activité de mai (un Murakami et un Nina Allan, que j'ai découvert à cette occasion avec un recueil original et excellent !) et je vais peut-être me lancer dans un 3e pour varier les plaisirs, avec un recueil suédois et fantastique...

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    1. Deux recueils, déjà?
      Pour le recueil de Nina Allan, s'agit-il de "Complications"? Donc, excellent? Quand même...

      Comme tu le dis, l'art de la nouvelle est beaucoup plus compliqué qu'il n'y paraît. Il faut être très habile pour emporter son en si peu de temps...

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    2. Oui, c'est bien Complications, et j'ai adoré.

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    3. Je l'avait dans l'idée. Maintenant, je le note!
      Merci!

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  3. Voilà une excellente occasion de découvrir de nouvelles nouvelles! (J'avoue avoir du mal avec ce genre littéraire...)

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    1. C'EST l'occasion ou jamais!!! Le mois ne fait que débuter. Un petit recueil ou deux, non?!

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