My Absolute Darling · Gabriel Tallent

mercredi, avril 04, 2018


Par où commencer? Stephen King a dit de My Absolute Darling: «Le terme de chef-d’œuvre est bien trop galvaudé, mais il ne fait aucun doute que My Absolute Darling en est un.» François Busnel en a ajouté une couche: «Le roman le plus puissant, le plus dérangeant, et le plus profond que j'ai lu depuis des années.» Les critiques et la blogosphère littéraire sont dithyrambiques.

Coudonc, est-ce qu’on a lu le même roman?

Ce roman a fait le buzz aux États-Unis, ici aussi. Je le vois partout. Je voulais le lire parce que l’histoire m’intriguait et avait tout pour me plaire. Je suis tombée de bien haut, de très très haut.

Ça se passe à Mendocino, en Californie. Turtle, quatorze ans, vit dans les bois avec Martin, son père survivaliste. Elle est TOUT pour lui.

Tout le monde sait de quoi il en retourne. Pas besoin d’user davantage mon clavier pour faire un résumé. Déjà que la touche de mon s est récalcitrante et ne cesse de faire des siennes...

Ça commençait rondement, ça avançait bien. Puis ça a commencé à accrocher. Je ne me souviens pas d’avoir lu un roman en levant autant les yeux au ciel.

D’abord avec les dialogues répétitifs entre Turtle et son père sur le chemin qui mène au bus scolaire. Puis avec les envolées des garçons rencontrés par Turtle, celle de Jacob particulièrement. Un petit avant-goût?  

«En utilisant la rhizofiltration, on pourrait récupérer des déchets nucléaire dans l’océan et la conserver dans des trétraèdres géants en verre laminé qui réchaufferaient lentement l’eau autour de notre île, et on pourrait élever plus de poissons.»

Jacob, parlant de sa mère: «Elle sculpte des nus. Ses œuvres ne sont pas sans rappeler Rodin, dans leur corporalité soutenue et dans l’exagération de leurs idiosyncrasie humaine. Sur certaines sculptures, elle a remplacé le système vasculaire par des clématites.»

«Parce que, genre, d’une certaine manière, je suis esclave d’une mentalité capitaliste coercitive et réductrice, mais toi aussi, tu es assez littéralement et physiquement captive.»

Et puis Cayenne, une gamine de dix ans sortie de nulle part, qui lit Twilight et après, Délivrance. Le fait quelle connaisse Virginia Woolf  me laisse plus que dubitative. «Je la trouve plutôt belle. Tu trouves pas, toi aussi? Que Virginia Woolf est plutôt belle? Et aussi plutôt effrayante?»

Voyons donc, ça ne tient pas debout, ça. Trouvez-moi donc des jeunes qui parlent de même.

Il y a aussi cette surabondance inutile de «putain» et de «Oh! mon Dieu». Jamais je nen avais vus autant en si peu de pages.

Il y a ces épisodes surréalistes dont je n’ai pas compris la finalité. Turtle et Cayenne qui mangent des scorpions. Turtle qui tronçonne tous les meubles de la maison, puis creuse un trou pour les enterrer. À quoi ça mène? Je lignore ou jen ai manqué un bout. 

J’ai trouvé les personnages mal définis, flous, d’une froideur glaçante. Le destin de Turtle n’a pas éveillé en moi la moindre once de compassion. Et son père, je n’en parle même pas.

Ah, et la fin! La fin dans la maison de Jacob. C’était n’importe quoi, ça. Dans une maison remplie de jeunes, Turtle et son père, armés jusqu’aux dents, jouent au chat et à la souris comme s’ils étaient seuls dans la baraque. Personne ne s’enfuit? La police n’arrive pas? Ben voyons donc.

Pour ce qui est de la dureté du roman, on peut repasser. J’ai lu plus éprouvant, et de loin. Rafael derniers jours de Gregory Mcdonald; Dandy de Richard Krawiec; Daddy Love de Joyce Carol Oates; Sukkwan Island de David Vann; Tigre, tigre! de Margaux Fragoso. Là, il y a des raisons de faire des cauchemars.

Ni le style ni la construction du roman ne m’ont épatée. On est dans le conventionnel pur jus, sans grand effet, loin de l’émotion, plutôt dans la description. La syntaxe se hausse le col avec ses mots précis.

Un peu de botanique? Des ronces parviflores, des tiges de houlques laineuses, des flouves, et j’en passe.

Un peu de maniement d’armes?
«Elle assemble le fusil, le canon dans la pompe, le ressort contre le percuteur, le percuteur en tension contre le canon, la pompe bloquée contre la carcasse, la pompe qui coulisse et s’enclenche, le chargeur dans le support, puis elle réenclenche la pompe afin de charger une balle, elle s’arrange pour que Martin l’entende.»

Je me suis décrochée la mâchoire à force de bâiller.

Les seuls passages qui ont retenu mon attention sont ceux qui mettent en scène le grand-père de Turtle et son chien. Mais les deux finissent mal assez vite. Tant pis pour moi!

Dun roman qui aurait pu être glaçant, percutant, il ne m’en reste que quelques impressions floues et des phrases plates perdues dans la brume. Sur ce coup, je fais figure de mouton noir et je l’assume! Au suivant, pis ça presse.


My Absolute Darling, Gabriel Tallent, trad. Laura Derajinski, Gallmeister, 464 pages, 2018.

J’ai lu ce roman dans le cadre de mon challenge 50 États 50 romans (État de la Californie).


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50 commentaires

  1. J'aime ce billet qui n'alourdira pas ma LAL. Le problème comme souvent avec les romans loués quasi unanimement c'est que les gens déçus ne parlent pas de leurs déceptions (j'en fais partie, j'abandonne bien avant)et qu'on n'a pas une idée juste du livre. Tu fais donc bien d'en parler et de détailler.
    je me demande quelle est la part du traducteur dans ce gloubi boulga (voir les citations, c'est quasi impossible à digérer)

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    1. Tu n'as pas tort: les gens déçus se taisent trop souvent. Pourtant, il suffit que quelqu'un évoque sa déception pour que plusieurs se manifestent. Je me souviens de mon billet sur "Chanson douce". Plusieurs étaient sortis du placard pour parler de leur déception!

      Je me suis posée la question au sujet de la traduction. Mais comme je ne suis pas ferré en anglais... J'ai un doute!

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  2. Outch, ça fait mal tout ça! Bâillement, ennui, yeux en l'air...
    Mais tu ne m'en voudras pas, je suis quand même tentée :-D

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    1. Je ne t'en voudrai tellement pas!

      Je pense que tu sauras y trouver ton compte. Beaucoup plus que moi!

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  3. Ah, ah, encore une top photo pour illustrer ce billet! J'avoue avoir été tentée par ce roman, mais à la lecture du billet, plus du tout, c'est vraiment bêêêzarre.

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    1. Morte de rire: bêêêzarre

      Ce roman tente tout le monde ou presque. Si tu as la chance de le lire (ou du temps à perdre, ce dont je doute), fais-toi ton propre avis. Le mien n'engage que moi!

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  4. oh la la, ton avis me surprend beaucoup! je te trouve très rude pour ce roman que j'ai beaucoup aimé. Je comprends certaines de tes réticences (twilight à délivrance par exemple, le langage du père même si pour moi, ça fonctionne très bien). mais côté phrases plates, on a vu pire ! j'ai aimé la langue, le style, le rythme. en tous les cas, moi je me suis pris des baffes et je place ce roman dans mon top ten des éditions Gallmeister et sûrement dans mon top 10 de l'année 2018.

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    1. Je respecte totalement ton avis, qui rejoint celui de la majorité.
      Que ce roman gagne le coeur de la majorité a fait gonfler mes attentes, qui étaient, je l'avoue, démesurées.

      Moi, il rejoindra assurément mon top flop 2018!

      Oui, côté phrases plates, on a vu pire. Mais habituellement, lorsque c'est trop, j'abandonne. Là, je voulais aller au bout.

      Et tout ça, au final, c'est une question de goût et de sensibilité. Et les goûts ne se discutent pas, hein!

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  5. Je te rejoins tu le sais sur ton beaucoup de points abordés dans ton billet.
    Les amis de Turtle ne sont pas assez développés c'est sur... et je m'étais posais la question de pourquoi ce langage envers Turtle (pas compris)
    Et Oui cette fin,oū j'imaginais Sara Connor (de Terminator..!) sortir de l'eau... là j'ai vraiment décrocher.
    Par contre j'ai tourner les pages sans trop de difficultés, sans doute parce que je suis une lectrice débutante en littérature "nature writting" :-) . J'ai vraiment aimé être dans cette forêt .
    J'attends son second roman tout de même :-)

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    1. Oui, je sais! Malgré tous mes accrocs, je l'ai lu jusqu'à la fin. Je voulais voir le bout de cette histoire.

      Finalement, tu es un mouton noir et blanc! Ça me va!

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    2. Mdr...Blanc et noir Comme mes cheveux en ce momen ! t :-) et là moi ça me va moins ;-)

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  6. il ne me tente pas du tout! On le voit trop, les avis sont trop unanimes, et de ce que j'ai lu, ça ne me dit rien du tout! j'adore tes billets du genre <3 <3

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    1. Pour différentes raisons qui s'écartent de mes réticences, je ne t'aurais pas conseillé ce roman.

      Au suivant...

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  7. J'étais moyennement tentée par ce roman, le thème "père-fille" me met assez mal à l'aise pour me donner envie de le lire. Ton avis me conforte dans l'idée de ne pas céder à la tentation parce que c'est considéré comme "le roman du moment".

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    1. Je fuis habituellement "le roman du moment". Mais Electra m'a laissé sa copie. Une chance que je n'ai pas payé pour le lire. J'aurais demandé un remboursement!!!

      La relation "père-fille" est l'une des plus toxique que j'ai lu. Tu peux t'épargner ça!

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  8. Très intéressant, cet avis qui va à l'encontre du consensus qui semble entourer ce roman, que j'ai pourtant encore très envie de lire !

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    1. Mon avis n'a pas pour but de dissuader quiconque de le lire. Bien au contraire! Il y a toujours deux côtés à une pièce et actuellement, vu l'engouement, on n'en voyait qu'un... Après, ce sera à toi de voir de quel côté de l'enclos (de moutons) tu pencheras! Je resterai à l'affût.

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  9. Bon en premier : je suis MDR en te lisant parce que j'avoue j'ai vraiment eu le sentiment de ne pas avoir lu les mêmes extraits que toi. Je crois qu'en fait (je n'ai aucun souvenir des termes végétaux ni de Virginia Woolf ou Delivrance ...) j'ai du inconsciemment sauter certains passages !
    Je t'avais dit que je ne croyais pas une seconde aux dialogues des ados - tes extraits me confirment que mon impression était la bonne.

    Après pour la répétition, c'est une manière de maintenir l'emprise sur une personne - j'ai plutôt aimé, le père est dans le contrôle total et c'est un survivaliste. On répète les mêmes gestes (j'ai connu des chasseurs qui démontent et remontent leur fusil tous les jours ...) tu sais les TOCS ça existe ! Même si toi tu n'en as pas ;-)

    Mais sinon, j'ai dit aussi que la fin ne m'avait pas surpris et surtout était trop facile - et puis oui une violence gratuite, bizarre. Et comme toi, je me souviens qu'on en avait parlé, je ne me suis jamais sentie proche de Turtle et je l'ai depuis totalement oubliée.
    J'ai hâte que tu lises Une histoire des loups (mais pas trop vite hein...) car là j'étais à l'inverse totalement en symbiose avec elle même si elle est dérangeante cette gamine !

    Bref, merci pour avoir écrit ce billet car je me souviens tant de ton envie de le lire !!! hihihihi... J'ai modifié ma note depuis (tu as raison, j'avais été trop généreuse!)

    j'étais la première à exprimer un avis mitigé - tu fermes le pas et de quelle manière !

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    1. Je commence à comprendre pourquoi tu lis si vite! À inconsciemment sauter certains passages, les pages défilent plus vite!

      Pour la répétition, je n'ai pas eu la même impression que toi. Je ne l'ai pas tant sentie comme une emprise que comme une bête répétition. À commencer la journée en buvant de la bière, y'a des chances qu'il divague de bonne heure, le paternel!

      Je répète toujours la même chose avec ma sauterelle et pourtant, je n'ai comme aucune emprise sur elle!!!

      Pour les TOCS, heureusement que je n'en ai pas!

      J'espère maintenant que "Une histoire des loups" est mieux équilibré et moins tiré par les cheveux, sans quoi, je vais te pitcher ma copie par la tête en septembre!

      Trois coeurs, c'est encore beaucoup...

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    2. J'ai encore enlevé un cœur hier (sur Goodreads) ..
      "Une histoire des Loups" est beaucoup plus équilibré.

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    3. MDR J'arrête avec cette histoire de coeurs, sinon ça va finir par finir dans le négatif!
      Tu me rassures pour "Une histoire des Loups". Sur ce coup, je fais confiance à ton bon jugement et à ta connaissance de mes goûts littéraires (qui peuvent tout de même parfois te surprendre!).

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  10. De toute façon, vu que que je ne lis qu'en poche, quand j'y arriverai, dans un an ou plus, ce titre ne fera plus aucun buzz ... Comme cela, mon avis ne servira plus à rien ... Mais en attendant, j'aurais lu tellement d'avis, que si cela se trouve, je ne le lirais même pas ! Et voilà un commentaire fort utile !

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    1. Fort utile, oui. Moi, ça me réconforte de voir qu'il reste des lecteurs qui ne succombent pas au buzz.

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  11. Comme Fanny, malgré ton avis mitigé je reste curieuse de le découvrir

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    1. Y'a rien comme de se faire son propre avis. Curieuse de voir de quel côté tu penchera!

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  12. J'adore quand tu joues les moutons noirs ! Surtout que tu ne le fais pas gratuitement, tous tes arguments tiennent la route et sont détaillés.
    Je n'avais de toute façon aucun intention de le lire et je te conseille plutôt de te pencher sur le cas du Jardin de sable de Thompson qui est bien plus proche de Dandy par exemple.

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    1. Ça reste un avis bien personnel!

      J'ai acheté "Un jardin de sable" tout de suite après avoir lu ton billet en début d'année. Je doute fort qu'il ne me plaise pas, celui-là. Considérant son volume, je le garde pour un plus tard.

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  13. Je dois être maso. J'ai toujours envie de le lire. On verra ce que j'en penserai!
    Par contre, si on se rejoint sur beaucoup de lectures, il me semble me rappeler que tu avais abandonné L'immeuble Christodora ? Alors que moi ça été un très très gros coup de coeur. On ne peut pas se rejoindre sur tout. Donc... Je verrai pour celui-là de quel côté je vais pencher et je te dirai! :)

    Sinon, chapeau pour ton billet! Dire qu'on n'a pas aimé avec autant de franchise, c'est si rare sur la blogosphère, surtout avec tous ces services de presse partout. Je trouve ça rafraîchissant de te lire et c'est sans doute pourquoi tu restes mon blogue préféré (et parce que tu as beaucoup d'humour, que tu lis américain, que tu aimes les cabanes dans le bois et le beurre de peanut, mais ça, c'est une autre histoire ;)

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    1. ben alors, Genevieve, tu devrais aussi aimer mon blog ! je lis américain, j'aime les cabanes dans les bois et le beurre de cacahuète (LOL - un petit clin d'oeil à Marie qui me dit que les Québécois n'utilisent pas de mots anglais ...LOL) !!!!
      Avec Marie, nos goûts se rejoignent à 95% mais les 5% restant, on en reparle souvent !

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    2. Pas tant maso que curieuse et c'est une qualité que j'apprécie tellement.
      L'enveloppe devrait arriver aujourd'hui ou lundi au plus tard.
      J'avais abandonné en effet "L'immeuble Christodora". On ne se rejoint pas sur tout, heureusement.
      Merci pour tes bons mots. Ils me touchent droit au coeur.
      J'en rajoute une couche: j'aime aussi les chiens et les cordes de bois!

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    3. @Electra: ça fait longtemps que je te lis. Je crois même que je te lisais du temps où j'avais mon blogue.
      Pour le beurre d'arachides, sérieux j'ai jamais entendu quelqu'un ici dire qu'il mangeait "du beurre de cacahuètes" pour déjeuner! Chez moi, c'est du "beurre de pean'" c'est tout!

      @Marie: Un petit cadeau pour ma fête! :) J'ai hâte! Merci pour tout hein!
      Je sais bien pour les cordes de bois et les chiens! Je ne voulais juste pas passer pour une fanatique de la corde de bois... encore une fois! hahaha

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  14. Ah,enfin un avis qui tranche dans ce concert de louanges certainement un peu aveugles.J'ai bien fait de passer mon tour.Merci!

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    1. Tu as bien fait, oui. Connaissant de plus en plus tes goûts, je pense que ton avis aurait tranché en rejoignant le mien!

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  15. J'ai tellement, tellement peur de ressentir la même chose que toi. Déjà que le nature writing, c'est pas nécessairement mon truc... Mais bon, je l'ai. On verra hein.

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    1. Tant qu'à l'avoir, y'a pas de raison de ne pas plonger dedans. Ne serait-ce que pour enrager un peu (ou non!)

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  16. Déjà, les avis des autres auteurs américains sur les romans me font fuir. Cette mode ne semble pas encore arrivée en France.

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    1. C'est vrai, tu me fais remarquer que cette mode n'est pas (encore) arrivée en France. Au Québec non plus, d'ailleurs. En espérant que cette mode ne nous contaminera pas!

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  17. la façon de parler de Jacob m'a gênée aussi pendant ma lecture, et puis finalement au moment de rédiger mon billet, cette gêne ne m'a pas trop marquée par rapport à mon plaisir de lecture... oui ce livre a pas mal de défauts mais mon attachement pour Turtle et mon intérêt pour l'intrigue a pris le dessus...pour l'histoire avec Virginia Woolf ça ne m'a pas fait tiquer, mais j'ai supposé qu'il y avait le visage de l'auteure sur le livre et que c'est pour ça que Cayenne faisait une réflexion sur son physique...

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    1. Avec le recul, j'ai l'impression d'avoir lu le roman avec un oeil très (trop) critique, cherchant les failles et les défauts plutôt que de me laisser envelopper par l'intrigue.
      Contrairement à toi, je n'ai eu aucune empathie pour Turtle. Par contre, le grand-père et son chien m'ont passionnée. Y a au moins ça!

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  18. Tiens le sujet me faisait un peu peur, tu finis de me convaincre qu'il ne sera pas pour moi. Rien que les dialogues ampoulés entre adolescents me font fuir !!!

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    1. Ça frappe, tout de même, ces dialogues. Il y en a plusieurs que ça n'a pas gêné. Moi, je n'ai pas pu passer outre.
      J'ai comme dans l'idée que tu as mieux, beaucoup mieux à lire!

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  19. Oh punaise.... Le pire dans tout ça, c'est que j'ai quand même envie de tenter le coup ! ^^

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    1. Lorsque les avis sont à ce point tranché, c'est toujours tentant de se faire sa propre opinion! Fonce, Noukette!

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  20. Votre critique d'Absolute Darling m'a soulagée.
    Impossible en effet d'adhérer au concert de louanges. J'ai trouvé ce livre carrément médiocre.
    Pas de vrai travail sur les personnages, une complaisance suspecte à décrire les scènes "gore" sans que cela n'apporte rien au roman (je pense en particulier à la scène de l'amputation mais il y en a tant d'autres). Des transitions artificielles : comment Turtle passe d'un épisode de rencontre avec les 2 jeunes garçons -où elle les met longuement en joue sans qu'on comprenne pourquoi- pour ensuite partir à leur rencontre sans que rien ne l'annonce. L'artificialité des passages entre "je l'aime" et "je le déteste" quand elle évoque son père sans subtilité.
    Le personnage du père décrit dans un contraste irréel entre la brute et l'érudit (ben voyons !) sans aucune justification.
    Le parchutage de la gamine Cayenne sortie de nulle part. On a l'impression que l'auteur est à la recherche d'effets en permanence sans qu'il y ait véritablement de fil conducteur. Aucune finesse dans les portraits et surtout aucune profondeur. D'ailleurs, tout le monde est antipathique dans ce roman. Martin est trop méchant, Turtle est trop victime, Caroline est trop gentille, Brett et Jacob sont trop insaisissables,...
    Le style est propre sans plus. Les dialogues (je pense en particulier à celui entre les deux garçons perdus) est à la limite du compréhensible, truffé de trucs pour "faire jeune" et assez frustrant. Je tire mon chapeau au traducteur.
    L'avalanche de "putain, salope, conne,…" finit par lasser.
    J'aurais plein d'autres critiques tant ce roman me semble décousu, fabriqué, insincère.
    Ce que je retiens de plus fort, c'est le décalage entre sa "qualité" et les critiques dithyrambiques qu'il suscite.
    Finalement, ce qui m'intéresse c'est de comprendre pourquoi il provoque de tels effets.
    Qu'est-ce qu'il s'est donc passé avec ce truc ???
    Grosse lectrice, je ne peux m'empêcher de comparer avec d'autres lectures et je ne vois pas, je ne vois pas !!!
    Je vais me décontaminer avec le dernier volet de l'Amie Prodigieuse.
    Bonnes lectures à venir,
    Anne

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  21. On est en juillet et je me permets quand même un commentaire: je n'achète plus beaucoup de livres, j'attends donc qu'ils soient disponibles papier ou numérique. J'ai donc reçu My absolute... (rien que les titres qu'on ne se donne plus la peine de traduire me font reculer) il y a une petite quinzaine de jours, en même temps que Débâcle de Lize spit.
    Assez longtemps après avoir lu donc des avis sur ce livre. Même que je me demandais pourquoi j'avais fait venir ce livre.
    Je ne sais pas si vous savez, mais je suis auteure aussi et dernièrement on m'avait suggéré de faire taire un peu ma voix narrative et de "montrer plus que raconter". Donc, c'est certain que quand je lis, j'essaie de voir comment les autres auteurs "montrent" au lieu de raconter.
    Dès que j'ai lu "Son papa ouvre une conserve de Haricots Bush sur le vieux poêle et il gratte une allumette contre son pouce pour démarrer le feu qui grésille...", je me suis dit: Oh! boy, ça va être long si on commence à raconter tous ces détails que je juge très superflus et qui n'apporte rien à l'histoire.
    J'ai persévéré... Et puis je lisais aussi Débâcle puisque j'ai trois semaines pour lire les deux.
    Tout ça pour vous dire que j'ai abandonné My absolute. Y a détails et détails. C'est comme une toile hyperréaliste qui n'a ni atmosphère ni âme.
    Ce qui ne veut pas dire que Débâcle est parfait, mais plus intéressant en tout cas.

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    1. Et qu'est-ce qui vous a motivée, en tant que lectrice et auteure, à choisir "My absolute darling", ainsi que "Débâcle"?


      "Montrer plus que raconter", je comprends bien la distinction. Je n'ai jamais lu vos romans, j'ignore donc la pertinence ou non d'une telle suggestion. Je suis du genre, en tant que lectrice, à préférer les descriptions concrètes plutôt que vagues. J'aime quand c'est bien ancré. Dans l'exemple de Tallent, comme dans l'ensemble du roman, j'avoue qu'il y va fort. Par contre, je n'irais pas jusqu'à dire que ces détails cont superflus. Pour moi, qui suis très visuelle, ça m'aide à me faire une idée très précise de ce dont on parler. Mais il y a des limites, en effet!

      "Débâcle" est, à mon avis, nettement mieux maîtrisé. Et oui, plus intéressant aussi!

      Moi aussi, les titres non traduits me hérissent le poil!

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  22. "Qui n'apportent" au plurielpluriel, il aurait fallu que je me relise.

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  23. Bon, je suis enfin venue voir pourquoi tu n'aimais pas mon livre de l'année étonnamment rien de ce que tu relèves ne m'a "choquée" et les répétitions de Turtle ne font que renforcer l'emprise du père sur la fille. Pour la scène finale non plus, moi les ados je les ai vus se réfugier au premier vu qu’en bas c'était le bazar.
    Enfin voilà il me reste à aller voir ce que tu reproches à mon second coup de coeur Gallmesiter " une histoire des loups"

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    1. Décidément, on ne se rejoint pas du tout sur nos dernières lectures Gallmeister. Et j'en suis fort désolée. J'aurais tellement aimé adorer le Tallent! Mais non. Trop de bémols!

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