Débâcle · Lize Spit

mercredi, mai 30, 2018


Débâcle titillait ma curiosité depuis sa parution. Impossible de rester indifférente devant cette couverture. J’ai lu des avis ici et là, sans arriver à me décider. J’ai finalement succombé, voulant constater par moi-même de quel bois se chauffait le premier roman de Lize Spit. J’ai été bien servie.

Il y a le présent. Eva vit à Bruxelles, menant une vie terne et solitaire. Les liens qu’elle entretient avec sa famille sont quasi inexistants. Elle fait des gâteries à son voisin, machinalement, lorsqu’il en a envie. Lorsqu’Eva reçoit une invitation d’un ami d’enfance pour assister à un rassemblement à la mémoire de Jan, mort treize ans plus tôt, et découvrir les nouvelles installations de la ferme laitière familiale, elle n’hésite pas longtemps. Avant de se mettre en route, elle embarque un énorme bloc de glace dans le coffre de sa voiture. Eva a des comptes à régler…

Il y a le passé: en 2002, à Bovenmeer, un village de Flandre, Eva, Pim et Laurent vont vivre un été inoubliable, qui mettra un terme à leur enfance. L’ennui et les montées d’hormones les poussent à inventer de nouveaux jeux. Les deux garçons conçoivent une nouvelle activité: un jeu de striptease à énigme. Ils se servent d’Eva pour mettre les filles en confiance. Une à une, des filles notées selon leur beauté doivent résoudre l’énigme inventée par Eva. À chaque mauvaise réponse, un vêtement doit tomber. L’arrivée au village de la belle Elisa mettra à mal le trio. Et si les jeux de touche-pipi tournaient au vinaigre?

Entre le passé et le présent, il y a des chapitres d’anecdotes qui font remonter à la surface les souvenirs d’Eva, permettent d’ajouter des fils à la toile: la moule, Windows 95, le bogue de l’an 2000, Encarta 97, la fosse à purin, etc.
·  ·  ·         ·  ·  ·         ·  ·  ·

Il faut tout de même le faire: tricoter l’intrigue d’un roman de 430 pages autour d’un bloc de glace et d’une énigme. Du début à la fin, la tension est palpable. Le découpage du roman contribue à maintenir cette tension. En alternant le passé et le présent, entrecoupé d’anecdotes, Lize Spit sème de petits cailloux qui tracent un chemin qu’on ne peut sempêcher de suivre, même s’il mène tout droit à la maison de logre sanguinaire. Dès les premières pages, j’ai su que ça allait mal tourner.

La famille De Wolf n’est pas des plus reposante… Des parents alcooliques et dépressifs, un frère nerd et une soeur fragile. Eva est plutôt bien entourée! Le personnage de Tessie, la sœur d’Eva, m’a particulièrement fascinée. Eva fait de son mieux pour comprendre et aider sa soeur bourrée de TOC, anorexique et souffrant de troubles du sommeil. Mais elle a dautres chats à fouetter: son amitié avec Pim et Laurent est prioritaire. La Eva du présent peut sembler terne et éteinte, mais à découvrir son passé, tout s’explique. Si plusieurs personnages secondaires restent dans le flou, certains sortent du lot, comme la maman de Laurent avec ses gros genoux. 

Le roman devient par moment trop bavard, traînant en longueur. Certaines intrigues secondaires auraient pu être retranchées sans en affecter l’ensemble: la visite de vendeurs de vent et le traitement anti poux à la mayonnaise, quoique fort bien décrits, semblent boucher des trous. Au final, mieux vaut trop que pas assez.

Le style de Lize Spit ma harponnée dès le début. Cru, froid, hyperréaliste. Des phrases chocs bien tournées ici et là, certaines fins de chapitres percutantes. Le rythme lent (parfois trop) permet de bien s’imprégner de l’ambiance lourde et poisseuse.

La dernière fois qu’un roman m’avait à ce point mise mal à l’aise, c’était Impurs de David Vann. Lambiance y était aussi malsaine et sordide. Si je ne comprends toujours pas pourquoi My absolute darling de Gabriel Tallent fait autant de bruit, je comprends parfaitement pourquoi Débâcle ébranle à ce point. Assez pour faire friser le poil des jambes!

Lize Spit a réalisé un véritable tour de force en accouchant d’un premier roman aussi fort et maîtrisé. Une histoire qui prend à la gorge, dérange et déstabilise. On ne le lit pas Débâcle pour passer un agréable moment de lecture. C’est autre chose qu’on y cherche - et trouve! Dommage que le titre flamand n’ait pas été conservé. La fonte est à mon avis beaucoup plus appropriée que Débâcle.

Débâcle fait partie des rares romans que je mettrais sous les verrous afin de le tenir loin de ma sauterelle adolescente. Des fois que ça lui donnerait des idées...

Débâcle, Lize Spit, trad. Emmanuelle Tardif, Actes Sud, 432 pages, 2018.


Quoiqu’on en dise, la photo de couverture réalisée par le Belge Frieke Janssens ne laisse pas indifférente. Il n’y a pas lieu de dire si elle est belle ou non. L’enjeu se passe ailleurs: plus du côté de la réflexion que de la moralité ou de l’esthétisme. Cette photo fait partie de la série «Smoking Kids».

Vous pourriez aussi aimer

48 commentaires

  1. Ton billet est très bien, très intéressant, tu réussirais presque à me convaincre mais... finalement pas. Je ne pense pas lire ce bouquin. La couverture ne m'attire pas, le thème ne m'attire pas. Je pense pas que ce soit pour moi.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je peux te garantir que ce roman n'est vraiment pas pour toi. C'est pourquoi je ne chercherai pas à te convaincre de changer d'idée!

      Supprimer
  2. Je n'ai lu que ta conclusion, puisque comme mentionné dans un autre commentaire laissé par ici, ce livre m'attend sur mes étagères depuis que, comme toi, j'ai été attirée par la couverture, et que quelques avis lus ici et là ont fini de me convaincre... et qu'en plus, j'ai eu la chance de tomber sur un exemplaire d'occasion à la bouquinerie du coin... autant dire que maintenant, je brûle d'impatience de le commencer !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Eh bien, tous les astres se sont alignés afin que tu le lise!
      Prépare-toi à en voir de toutes les couleurs!

      Supprimer
  3. J'ai à la fois envie et pas du tout envie de lire ce livre ! Je devrais m'y intéresser vraiment, il vient du côté flamand de mon pays. La référence à David Vann me freine, j'étais déjà très mal à l'aise avec Sukkwan Island. A part ça, le mois de mai s'achève et je n'ai lu aucun recueil de nouvelles, je me suis laissée porter par d'autres tentations... L'année prochaine peut-être ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu as eu la même réaction de départ que moi! Si tu as été mal à l'aise avec "Sukkwan Island", sache que c'est différent ici. Le malaise, car il y a malaise, se situe ailleurs. N'empêche, si tu n'as pas envie de le lire, il faut écouter ton instinct et passer ton chemin.

      Pas de souci pour le mois nouvelles. Les tentations sont si nombreuses!

      Supprimer
  4. Je regrette de ne pas l'avoir acheté à la foire du livre (surtout que l'auteure était en dédicace..)
    C'est marrant parce qu'en Belgique, ce roman est passé un peu inaperçu à sa parution du côté francophone alors qu'en Flandre il a eu directement un succès fou!

    Cette ambiance aurait tout pour me plaire.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est étonnant qu'il soit passé un peu inaperçu du côté francophone de la Belgique. La faute à quoi, tu penses? Pourtant, en France, il remporte un grand succès.

      J'aurais bien aimé rencontrer l'auteure. Elle dégage beaucoup de mystère, je trouve...

      Ambiance toxique à souhait. Tu es prévenue!

      Supprimer
  5. Malgré tes réserves, les quelques longueurs ne semblent pas avoir gâché ton plaisir de lecture. Avec ça, tu fais le rapprochement avec Vann. Du coup, je ne peux plus résister :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. De fait, les quelques longueurs n'ont pas entaché mon plaisir. Ce n'était pas assez long pour avoir envie de sauter des pages.

      Je fais le rapprochement avec "Impurs", pas avec ses autres romans. Il y a, entre les deux romans, un parenté de toxicité. Les auteur(e) qui arrivent à me mettre à ce point mal à l'aise sont très rares.

      Son style m'a beaucoup plu. Ce qui ne gâche rien, bien au contraire!

      Si tu as la couenne aussi dure que la mienne, précipite-toi sur cette pépite empoisonnée!

      Supprimer
  6. Avec ton très joli billet tu viens de faire pencher ma balance "je lis/je lis pas" de quel côté ? Vilaine tentatrice ;-)
    J'ai commencé il y a trois jours un dernier recueil de nouvelles, celui sur l'Islande, mais je sature...besoin d'un bon roman ... à voir celui que je pioche : dans ma pal ou non ...!
    Ces photos !!! ;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pourtant, je n'ai écrit nulle part que je le recommandais. Tu es prévenue. Je ne serai pas responsable des effets secondaires!
      J'ai saturé aussi, ayant besoin d'un petit pavé. C'est fait!
      Ta pal... comment se porte-t-elle, celle-là?!
      Oui, ces photos...

      Supprimer
    2. Les effets secondaires..t'inquiètes j'ai de quoi me soigner ;-)
      J'adore les ambiances glauques... hâte de m'y replonger ce soir.
      Ma pal ... Ben ... plusieurs tours de Pise... ça t'evoque qqchose !? Elle est montée avec le challenge et mes livres d'occaz, mais bien l'intention de la faire baisser...
      Bon weekend

      Supprimer
    3. Alors là, pout le glauque, tu risques d'être servie. Ça m'en prend beaucoup pour me faire défriser et là, j'ai quelques mèches de cheveux raides!

      Et comment comptes-tu t'y prendre pour faire baisser ta pal? Ça m'intrigue toujours, ça. Et tous les conseils sont bons à prendre!

      Supprimer
    4. Je comprend mieux pourquoi tu le recommandes avec des pincettes... outch les 100 dernières pages sont plus que dérangeantes. J'ai bien aimé le rythme du roman. Lent, très lent par moment mais j'avais l'impression de m'immerger dans un été sans fin en pleine canicule , comme j'ai pu en connaître enfant... Je te rassure nos jeu étaient moins glauques. Et ces appartés que tu trouves de trop, moi ils m'étaient nécessaire pour entrer vraiment dans l'histoire. La fin !!! Pas vu venir avant presque les dernières pages. Je m'attendais pas à ça.. quelque chose de plus cruel oui...mais je préfère celle choisie par l'auteure. Encore plus noire et désabusée je trouve.
      Heureusement que j'ai passé le pas de l'achat , j'ai passé un "bon" moment en Belgique.

      Pour faire baisser ma pal: moins d'achats compulsifs, moins de temps passé sur le net et plus de temps consacré à la lecture de mes bouquins qui prennent la poussière...rien de nouveau, comme tu vois...

      Supprimer
    5. Oui, tu fais bien de me rassurer! J'ai joué à d'étranges jeux dans mon enfance, mais rien d'équivalent!

      Étrangement, j'ai trouvé certaines scènes de trop, mais je ne les aurais pas supprimer pour autant. La scène des poux demeure délectable! Et tu as raison de dire qu'elles contribuent à bien immerger le lecteur dans le bain. Comme je l'écris: ici, mieux vaut trop que pas assez. En opposition, je pense au roman de "City on Fire" (992 pages) de Garth Risk Hallberg. Là, j'aurais carrément supprimé la moitié!

      Je n'ai pas vu venir la fin non plus. J'étais loin de me douter d'un tel dénouement. C'était franchement habile. Idem pour l'énigme...

      Pour faire baisser la pal, on ne renouvelle pas les idées, hein! Il reste maintenant à les mettre en pratique et ça, c'est une autre paire de manches... N'est-ce pas?

      Supprimer
    6. Ah oui la mayonnaise ! Quelle horreur, j'avais l'odeur écœurante dans le nez à la lecture :)) . Chez moi c'était le vinaigre, pas terrible, mais plus supportable.. pff quelle époque ;-))
      Han ... ma pal ... Idaho crie de désespoir sur les étagères de la librairie. Il veut vraiment que je l'adopte... je fais quoi là !!? :)))
      Pas encore lu City on fire, la grosseur du pavé ... il attend depuis une éternité ... peut être une lecture pour ma retraite... ;-)

      Supprimer
    7. Le vinaigre?! Ici, c'était l'huile d'olive. Pas très efficace!

      Tu va de ce pas adopter "Idaho" et tu attends dix jours pour le lire (moment où j'irai le chercher à la librairie. Il n'arrivera pas avant!).

      Tu avais donc craqué pour "City on fire"? Un roman pour la retraite? Laisse-moi rire! Vu le nombre de livres qui risque de prendre le dessus de la pile d'ici là, il risque de se désintégrer avant que tu ne le lises!

      Supprimer
  7. Réponses
    1. Vite comme ça, je ne te l'aurais pas recommandé. Suis ton instinct!

      Supprimer
  8. Très tentée depuis que j'ai entendu l'auteure présenter son roman au salon du livre à Paris en mars dernier, ton avis renforce ma curiosité!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ah, la chance! J'aurais aimé y être. Maintenant que j'ai lu son premier roman, je suis très curieuse. Elle dégage un calme qui n'est pas sans rappeler son héroïne...

      Supprimer
  9. Bon je suis convaincue maintenant, ce livre semble avoir tout pour me plaire.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu en es bien certaine? Je mets des gants blancs pour le recommander!

      Supprimer
    2. J'ai tendance à te faire totalement confiance.

      Supprimer
    3. Très bien! Mais ce sera à tes risques et périls!

      Supprimer
  10. C'est la couverture qui m'avait attirée et puis la 4ème...prometteur !
    SAUF qu'au final, je me suis plutôt ennuyée (que de longueurs par moment ! sans parler de ce manque de rythme...) et que malgré (ou "à cause de") la scène finale, je n'ai pas un bon ressenti ! C'est torturé -un peu-, dérangeant -sans plus-, mais cette fin est pour moi, super merdique ! J'attendais un truc plus corsé !
    Je publierai mon billet ce week-end ;o) Il est prêt, mais moins "sympa" que le tien LOL

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. MDR J'ai trop hâte de lire ton billet!

      Je m'attendais aussi à une fin plus corsée. Je l'ai malgré tout trouvée ingénieuse et ne l'ai pas du tout vu venir; elle boucle bien la boucle, je trouve. Le début du roman avec la corde de pendu, l'énigme et la fin... tout est lié, et bien lié.

      Pour le rythme, même si je l'ai par moment trouvé mou, il est à l'image du bloc de glace qui fond lennnnnntement.

      En somme, c'est une très agréable surprise pour moi. Ça fera l'inverse d'avec "Dans la forêt" de Jean Hegland : coup de coeur pour toi et avis mitigé pour moi!

      Supprimer
  11. Les Wallons sont peut-être un peu frileux pour s'intéresser à une auteure flamande... Hé oui en Belgique on en est encore là!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tout s'explique. C'est similaire ici avec les auteurs canadiens anglais versus les Québécois francophones...

      Supprimer
  12. Cette couverture provocatrice donne le ton on dirait !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Complètement! Elle donne le ton et met dans le mood!

      Supprimer
  13. Pas de réponse à mes mails ? Un souci ? la débâcle ... un joli titre pour résumer mes dernières 48h mais ça va mieux ! grand changement à venir mais tu me connais, c'est tout moi :-)
    Fais-moi signe pour le billet que nous devons partager ! j'espère que tout va bien de ton côté !

    RépondreSupprimer
  14. Cette jeune auteure doit être un peu zinzin pour écrire un roman pareil, non? Tout comme David Vann ^^ Je ne suis pas du tout attirée par ce roman, qui a fait le tour de notre pays! Qu'est-ce qu'elle est jeune en plus Lize Spit! C'est certain, elle a fait une entrée fracassante dans le monde littéraire. Et pour une fois qu'on parle d'un-e belge!

    Ces photos sont malsaines et glaçantes mais terriblement bien faites.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Justement, oui, pour une fois qu'on parle d'une auteure Belge, autre que Amélie Nothomb. Une très jeune auteure déjà bien affirmée. Zinzin, je ne sais pas, mais elle a une imagination qui n'est pas de tout repos...

      Il te faut te tenir loin de ce roman. Il n'est pas du tout fait pour toi. Tu peux me faire confiance sur ce coup!

      Ces photos stupéfient! Qu'on aime ou non, impossible de rester indifférente.

      Supprimer
  15. Ton billet est magnifique ! Je suis à la fois intriguée et repoussée. J'ai abandonné David Vann en cours de roman, trop glauque, mais ici le sujet, et la couverture, m'intriguent. Je te dirai quoi après lecture :-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Reste à savoir quel roman de David Vann as-tu abandonné!

      Ta curiosité sera servie... Hâte de savoir ce que tu en penseras!

      Supprimer
    2. Sukvann Island je pense ? Cet auteur n'est pas pour moi ;-) En effet j'ai été servie avec Débâcle... Elle est très forte car on attend que la violence explose et pourtant on ne voit pas du tout venir cette scène, ni la fin ! En tous cas moi je me suis complètement faite bernée.

      Supprimer
    3. David Vann n'est pas pour tout le monde, j'en conviens parfaitement.

      Je n'en reviens pas de son habileté à mener son lecteur par le bout du nez. Tu as raison, on ne voit rien venir. Si jeune et un premier roman... Pour moi, ça tient presque du tour de force. Tout se tient: le bloc dans le coffre de la voiture, l'énigme et cette fin! Chapeau!

      Supprimer
  16. Pfff t’es méchante...un jour je le lirai...mdr
    Bien m’dama, je fais comme ça pour Idaho....youpi g une excuse :-))

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Alors, "Idaho" est entre tes mains?!

      Supprimer
    2. Ouiii Idaho est sagement à côté de moi .... ;-)

      Supprimer
    3. Tu m'attends pour le commencer?!

      Supprimer
    4. Oui Oui. Tu me donneras le top départ ;-)
      Aujourd'hui je savoure Franny et Zooey de J.D Salinger ... grâce à Electra. :-)

      Supprimer
    5. Parfait! Hâte de savoir si tu seras aussi conquise que Cendrillon!

      Supprimer
  17. Je viens de le terminer... Brr je n'ai pas pu le lâcher mais je ne m'attendais pas à une scène d'une violence aussi insoutenable. Je suis restée entre le dégoût et les larmes les 100 dernières pages. J'ai trouvé ce roman glaçant, mais admirablement construit et , d'une certaine façon, magnifique. Toujours est-il que l'on n'en sort pas indemne !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour ton retour. J'avoue que j'appréhendais un abandon de ta part. Je suis ravie d'apprendre que non!

      Impossible d'en sortir indemne, tu as raison. Glaçant, c'est le cas de le dire. Mais tellement bien ficelé... J'en reviens juste pas!

      Supprimer

· J'aime m'y promener ·

· visites ·