Bilan mensuel · mars 2019

dimanche, mars 31, 2019


Mon dernier billet remonte au 2 mars. Ça fait tout un bail. Faute de temps à consacrer au blogue, une pause s’imposait. Pendant ce mois, je me suis désâmée au travail. Un robot sur deux pattes. J’ai repris du poil d’la bête et je me suis remieutée. Asteure, je dois prendre la vache par les cornes et me remettre en selle. Je me sens comme si je revenais d’une longue convalescence! Histoire de ne pas étouffer sous le poids de tous les romans lus dont j’aimerais toucher un mot, je vais m’abstenir de rédiger un billet pour chacun d’eux et aller direct au but avec mes impressions de lecture.

Retour sur février… J’ai lu trois romans dont je n’avais pas encore touché mot.


GRACE – PAUL LYNCH – ALBIN MICHEL

Ma première immersion dans l’univers de Paul Lynch a été plutôt éprouvante, mais dans le bon sens. L’intrigue de Grace est ancrée dans la sombre et tragique épisode historique de la Grande Famine en Irlande. Je me suis laissée prendre dans les filets tortueux du destin de Grace. La floppée de personnages rencontrés sur son chemin est riche et fouillée. Le style de Paul Lynch, par moment empreint d’une certaine lourdeur, ne m’a pas particulièrement fait chavirer. À lire des avis ici et là, j’appréhendais un ton empreint de lyrisme, ce qui ne m’a pas frappée. Je pourrais dire qu’il y a une certaine surenchère de malheurs, mais le contexte étant ce qu’il est, difficile de s’attendre à de grands éclaircies ensoleillées. La voix de Colly, le jeune frère de Grace, qui meurt au début du roman, hantera l’adolescente tout au long du chemin. Cette voix apporte une aura de légèreté et d’espièglerie à l’ensemble et est, à mon avis, la plus grande touche d’originalité du roman. Entre récit historique, récit de survie et roman de formation, le troisième roman de Paul Lynch dépeint une page d’Histoire à la fois vibrante, tragique et grandiose. Au final, je suis ravie davoir brisé la glace avec Paul Lynch.
                            
Grace, Paul Lynch, trad. Marina Boraso, Albin Michel, 480 pages, 2019.

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TON ABSENCE M’APPARTIENT – ROSE-AIMÉE AUTOMNE T. MORIN - STANKÉ

Un tout petit essai qui se dévore dans le temps d’le dire, mais qui laisse une empreinte durable. Le père de la narratrice se meurt d’un cancer. Il s’est donné comme projet (assez fou, faut dire) d’imposer un carcan serré à sa fille, celui de sa «femme rêvée»: «Une féministe affirmée, égoïste, cultivée, dérangeante.»
J’étais sa fille unique, j’allais devenir son projet. L’expérience devait durer deux ans; contre toute attente, elle s’est étendue sur quatorze années. Ce qui suit n’est pas un joli conte. C’est une enfance en accélérée, une vie de maniaque. Un quotidien orchestré par un tendre égocentrique qui me laisserait plus démunie que je ne saurais l’avouer.
Si le projet du paternel est discutable (mais rendu là, un père qui pousse son fils à devenir avocat est tout aussi discutable), il a eu l’avantage d’amener sa fille à développer très tôt une urgence de vivre. Une fois déployé le récit de vie de la narratrice, celle-ci part à la rencontre d’autres êtres marqués, chacun à sa façon: déracinement, deuil, secret de famille, traumatisme, renoncement. Chacun déroule sans fausse pudeur le fil de son histoire. Celle de Guillaume, qui apprivoise le fait qu’il deviendra aveugle, m’a particulièrement émue. À l’image d’un serpent qui mue, les personnages de Ton absence m’appartient se délivrent en se livrant.

«Faire le ménage entre ce qu’on est et ce qu’on nous a appris à devenir. Sans perdre de vue que le passé fait de nous un être vivant.»

Ton absence m’appartient, Rose-Aimée Automne T. Morin, Stanké, 144 pages, 2019.

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ROISSY – TIFFANY TAVERNIER – SABINE WESPIESER

L’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle devient le théâtre d’un fascinant huis clos. Ana y vit, invisible, sans mémoire, entre les terminaux et les zones réservées. Elle s’invente de nouvelles vies, de nouvelles destinations à chaque départ d’avion. La vie d’Ana frôle celles des autres et entre en contact avec certaines. J’ai été médusé de découvrir l’existence de ces SDF vivants dans un univers parallèle, à contre-courant dun train-train quotidien bien huilé.
Pour eux comme pour moi, ce monde est notre dernière chance. Le quitter, ne serait-ce qu’une seule fois, ce serait renoncer à tous les voyages, à toutes les identités, perdre, en somme, le peu de matière qu’il nous reste, rompre définitivement le fil qui nous tient encore en vie, briser la magie par laquelle chacun de nous ici s’invente hors la violence du monde.
Tiffany Tavernier fait preuve d’un sens de l’observation aiguisé et d’une justesse psychologique saisissante. Certains flash-back partent en vrille, quelques apartés m’ont ennuyée (ceux relatifs au cahier de Liam). J’ai vu venir de loin le dénouement, le craignant trop rocambolesque à mon goût. C’était le cas… N’empêche, ne serait-ce que pour l’originalité de l’intrigue, pour l’ambiance, pour la profondeur du personnage principal, le roman Tiffany Tavernier est à lire. Un roman pétri d’humanité dont je conserverai un vibrant souvenir.

Roissy, Tiffany Tavernier, Sabine Wespieser, 280 pages, 2018.

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Le mois de mars aura été plus que rentable côté lectures. Le fait de mettre de côté le blogue aura au moins eu cet avantage! J’ai commencé le mois avec une lecture commune avec Ingannmic.


LE BLUES DE LA HARPIE – JOE MENO – LIVRE DE POCHE

Après le très émotionnant Prodiges et miracles, je voulais m’attaquer au premier roman de Joe Meno. Comment aurais-je pu ne pas tomber en amour avec ces personnages: Luce et Junior Breen en tête, ce dernier aussi touchant que le Lennie de Steinbeck? La relation entre ces deux cabossés m’a vrillé le cœur. L’omniprésence des animaux crée un climat anxiogène, à deux cheveux du lugubre. Pas de belle jument ici, comme dans Prodiges et miraclesmais une quantité inquiétante d’oiseaux morts dont certains personnages font un usage douteux. Joe Meno a un réel talent de conteur. Sachant jouer des mots, des nuances et des gestes simples, il donne un sens à des existence qui semblent ne plus en avoir. Il ne met aucun mot de trop. Le roman, dépouillé de toute parure, vibre d’une clarté sombre. Quand le meilleur et le pire de l’humanité se rencontrent, ça donne un formidable roman noir, bien serré.

Le blues de la Harpie, Joe Meno, trad. Morgane Saysana, Livre de poche, 278 pages, 2018.

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NÉ D’AUCUNE FEMME – FRANCK BOUYSSE – LA MANUFACTURE DE LIVRES

Le Grossir le ciel de Frank Bouysse m’avais laissé une forte impression. Quand Né d’aucune femme est paru, les avis dithyrambiques ont commencé à se pointer. J’ai laissé retomber la poussière et me suis vidée la tête avant de plonger. Je n’ai aucunement été déçu. La beauté de ce roman transcende la noirceur qu’il dégage. Comme dans le Grace de Paul Lynch, il y a une certaine surenchère de malheurs. Ça va mal, j’dis pas à quel point! Quand le destin décide de s’acharner, il ne lâche pas le morceau. Le dénouement vient mettre un baume sur cet enchaînement de malheurs. Un seul petit accroc, peut-être: la voix de Rose, jeune adolescente sans éducation, pouvait par moment sonner faux. La construction du roman, avec son alternance de voix, est adroitement ficelée. Le style de Franck Bouysse est à la fois abrasif et poétique. Un roman parfaitement bouclé, qui me remue encore rien que d’y penser.

Né d’aucune femme, Franck Bouysse, La manufacture de livres, 336 pages, 2019.

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VOL AU-DESSUS D’UN NID DE COUCOU – KEN KESEY - STOCK

Il était question d’un asile dans Né d’aucune femme. Je me suis dit que c’était un bon moment pour sortir de ma pal le classique de Ken Kessy. J’ai pris mon courage à deux mains et attaqué le (petit) pavé, lu en une petite poignée de jours. 
L’intrigue, racontée par Grand Chef, un Indien haut de deux mètres qui se fait passer pour sourd et muet, constitue pour moi le point le plus fort du roman. Tout ce que l’on voit et entend passe par la conscience de cet Indien. Je suis tombée en amour avec McMurphy, son souffle, son envie de bardasser l’univers sclérosé de cet hôpital psychiatrique. Chaque personnage, riche de leurs aspérités, apporte son eau au moulin. La richesse du roman tient dans son climat anxiogène, dans les rapports de force qu’il met en scène. Une lecture addictive, un plaidoyer pour la liberté. Vol au-dessus d’un nid de coucou me hantera encore pour longtemps.

Vol au-dessus d’un nid de coucou, Ken Kesey, trad. Michel Deutsch, Livre de poche, 480 pages, 2019 [première édition 1962].

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LA PETITE RUSSIE – FRANCIS DESHARNAIS – POW POW

Je savais bien que le roman qui suivrait ma lecture de Vol au-dessus d’un nid de coucou ferait pâle figure et avait de fortes chances d’être abandonné. Il me fallait donc un entre-deux. La seule bd que j’avais sous la main était La petite Russie de Francis Desharnais. Un excellent choix! Il y est question de la colonisation de l’Abitibi dans les années 1940. J’ignorais tout de Guyenne, ce petit village du Nord, et de la coopérative formée par ses habitants: des défricheurs aux manches retroussées et des femmes fortes remplies denvergure. Un parcours du combattants magnifiquement illustré. Francis Desharnais rend là un vibrant hommage à ses grands-parents Marcel et Antoinette. Un roman graphique d’une belle et généreuse humanité

La petite Russie, Francis Desharnais, Pow Pow, 180 pages, 2018.

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JE NE SUIS PAS FOU – ANDRÉ MAROIS – HÉLIOTROPE

André Marois m’avait attendrie avec son Voleur de sandwichs. Un nouveau roman à l’intrigue «intrigante», à côté duquel je ne voulait pas passer. La quatrième de couverture était franchement prometteuse.
Chaque soir, c’est pareil: maman prépare une tarte aux pommes et l’enfourne. Papa et moi regardons les nouvelles à la télé. Après l’émission, un cri retentit toujours de la cuisine, puis le bruit d’une chute. Mon père et moi nous précipitons. La tarte est renversée sur le sol; maman explique qu’elle l’a fait tomber à cause du moule qui était brûlant. Papa s’allume une cigarette sans rien dire et part à la recherche de son cendrier. Chaque soir c’est pareil, et mes parents font comme si de rien n’était. Je crois qu’ils veulent me rendre fou.
J’ai lu les 128 pages d’une traite et… je n’ai strictement rien compris. Le jeune narrateur est-il fou? Je serais bien en peine de le dire. L’intrigue a réussi à me prendre dans ses filets, pas question de lâcher le roman avant d’avoir lu le fin mot de l’histoire. J’étais intriguée du pourquoi de cette répétition de la même scène: une tarte aux pommes renversée, un père qui cherche son cendrier, une pizza décongelée pour souper. Et, au milieu de tout ça, un p’tit bonhomme qui se questionne et compte bien voir clair dans le jeu de ses parents. Reste qu’au bout du compte, je nai absolument rien compris!

Je ne suis pas fou, André Marois, Héliotrope, 128 pages, 2019.

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1984 – ÉRIC PLAMONDON – QUARTANIER

Le moment était venu. Les trois tomes de la trilogie 1984 signée par l’auteur de Taqawan n’arrêtaient de me faire de l’œil. J’ai décidé d’enfiler à la queue leu leu ces trois romans biographiques. C’est parti sur les chapeaux de roues avec Hongrie-Hollywood Express et son Johnny Weissmuller (incarnation de Tarzan au cinéma). Ça s’est poursuivi rondement avec Mayonnaise et son Richard Brautigan. Ça s’est terminé dans la hâte den finir avec Pomme S et Steve Jobs. Parallèlement aux destins de ces trois icônes américaines, j’ai pris plaisir à suivre celui de Gabriel Rivages, auteur et alter ego d’Éric Plamondon. Dommage, j’ai eu l’impression que plus ça progressait, plus il s’effaçait. J’ai commencé scotchée aux pages, j’ai terminé le troisième tome contente d’en avoir fini. Comme dans Taqawan, Eric Plamondon maîtrise à la perfection l’art de la digression savante. Les chapitres qui font avancer l’intrigue sont entrecoupés de courts passages instructifs, du genre: ««Portez ce vieux whisky au  juge blond qui fume» est une pangramme. C’est une phrase qui contient toutes les lettre de l’alphabet: abcdefghijklmnopqrstuvwxyz. Je crois avoir lu quelque part que ce pangramme est passé à la postérité parce qu’on s’en servait dans le métier de la typographie. Pour vérifier que toutes les lettres sont en bon état, le typographe français fait un premier essai d’impression avec ce pangramme.» L’enfilage de fragments déroute toujours un peu, mais j’ai vite pris la cadence. C’est brillant, original et inventif. Ça se lit avec enthousiasme et curiosité. Hongrie-Hollywood Express et la déchéance de son héros reste (et restera) mon préféré de la trilogie.

Hollywood Express, 174 pages, 2011 – Mayonnaise, 214 pages, 2012 Pomme S, 248 pages, 2013, Éric Plamondon, Quartanier.

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UNE ÉDUCATION – TARA WESTOVER – JC LATTES

Après avoir lu le billet d’Electra, j’attendais la traduction de cette autobiographie avec une grande impatience. Sapristi, quel destin. Tara Westover est une véritable héroïne qui ne se pose jamais en victime, quoiquelle aurait maintes raisons de le faire. La famille de Tara, tissée serrée, est castrante, étouffante. La force dont la jeune femme a dû faire preuve pour sextraite à bout portant du corset familial est stupéfiante. À force de détermination et de persévérance, elle dévie du chemin que le carcan familial avait tout tracé pour elle. Elle ne démonise jamais ses parents, ni son frère toxique. La bienveillance danges gardiens qui lui ouvrent des portes ma grandement émue. Il y est question de fanatisme religieux, d’abus, de santé mentale, de survivalisme, mais surtout, d’émancipation. C’est honnête, courageux, d’une lucidité désarmante. Une histoire inspirante, une leçon de vie édifiante.

Une éducation, Tara Westover, trad. Johan-Frédérik Hel-Guedj, JC Lattes, 400 pages, 2019.

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LA PLUS PRÉCIEUSE DES MARCHANDISES – JEAN-CLAUDE GRUMBERG – SEUIL


Un conte saisissant sur fond de Seconde Guerre mondiale. Ce n’est pas un livre de plus sur la Shoah. Il s’agit d’un livre à part, unique, d’autant plus précieux. L’économie de mots pour décrire toute l’horreur des camps est saisissante. Les interventions de l’auteur apportent une touche malicieuse. Entre les larmes qui viennent aux yeux, un sourire pointe. Et que dire de la fin? Un fabuleux pied de nez à l’Histoire. Un livre poignant, bouleversant, essentiel, à lire et à offrir. À la fois glaçant et émouvant.

La plus précieuse des marchandises, Jean-Claude Grumberg, Seuil, coll. «La librairie du XXIe siècle», 128 pages, 2019.

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WILLNOT – JAMES SALLIS – RIVAGES NOIR

Je suis complètement passée à côté de ce roman noir à la couverture si évocatrice. Alors que le dernier James Sallis est encensé de toute part, moi je m’y suis perdue. L’intrigue policière effilochée bat de l’aile. En fait, le roman privilégie les personnages au détriment de la cohérence de l’intrigue. Les personnages sont fortement attachants, dont ce couple gai épanoui quil fait bon côtoyer. Les références littéraires, émaillées ici et là, se dégustent comme un gorgée de bon vin.
«Jusqu’au jour où, l’âge venant, j’avais compris que nous étions tous brisés, mais pas aux mêmes endroits. Et que ce sont ces fractures qui nous rendent intéressants, qui font de nous ce que nous sommes.»
«Il faut vivre en regardant devant soi, mais on ne peut la comprendre qu’en regardant en arrière.» Kierkeggard
«John Updike a écrit que, même si nous restons tous tragiquement seuls, il est impératif de continuer à faire des signes aux autres à travers la vitre.»
Ce que je retiendrai malgré tout? Quelques passages à méditer, mais surtout l’atmosphère de cette petite ville, Willnot, véritable havre de liberté et d’ouverture d’esprit, où il semble faire bon vivre.

Willnot, James Sallis, trad. Hubert Tézenas, Rivages Noir, 230 pages, 2019.

Avec l’arrivée du printemps et la fin du pelletage, je vais enfin pouvoir reprendre du service. D’autant plus que côté boulot, je renouerai avec un rythme plus normal. J’entame le mois d’avril avec le très attendu roman de Robin MacArthur, Les femmes de Heart Spring Mountain. Sur ce, j’y retourne…

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44 commentaires

  1. Wow, quel bilan!
    Je retiens le Frank Bouysse et La petite Russie.

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    1. Les deux sont, à mon avis, indispensables!

      Pour le Bouysse, il te faudra être en forme et attacher ta tuque, c'est noir noir noir, avec une belle éclaircie blanche à la fin (chut, je n'ai rien dit!).

      Comme "La petite Russie" est finaliste pour le Prix des libraires, tu ne peux pas passer à côté, toi la liseuse de finalistes! Un pur régal, sensible et intelligent...

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  2. Je te l'ai déjà dit, je dévorais Vol au-dessus d'un nid de coucou avec Montréal et je te bassinais avec ! Contente de te retrouver et de savoir que tu l'as aimé autant que moi ! ce livre est CULTE et il devrait être lu au lycée. Bref, sinon surprise pour le Meno car je crois qu'Ingamanic a été un peu déçue, ou je me trompe ? J'ai lu des avis mitigés. Je viens de dévorer le Chris Offutt, je te le conseille ! Sinon, merci pour le Sallis et je ris en pensant à celui avec la tarte par terre, hâte d'en discuter de vive voix avec toi !
    sinon, les autres ne me tentent pas .. peut-être la trilogie mais pas le temps ! ma PAL pousse pousse .. le soleil et la chaleur y sont sûrement pour quelque chose !!!

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    1. Je me souviens pour "Vol au-dessus d'un nid de coucou"... Il me faisait peur, à tort. Je l'avais commencé, puis reposé cet automne après une dizaine de pages lues. Là, le moment était venu. Et quelle claque, punaise! J'en ai eu le souffle coupé...

      Pour le Meno, je suis effectivement plus enthousiaste qu'Ingannmic! Deux romans lus de lui et deux quasi coups de coeur. C'est un auteur que je compte suivre de très très près.

      J'ai lu un extrait du Chris Offutt. Je le veux! Contrairement à toi, ce sera ma première incursion dans son oeuvre.

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    2. oh chanceuse ! Tu vas aimer Offutt, c'est certain ! oui, tu es plus enthousiaste que beaucoup de gens pour Meno, du coup, il va falloir que je me penche sur le dossier !!! et là te voilà au Vermont !

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    3. Je suis si bien, au Vermont, malgré le stress de la «disparition» et les dégâts laissés par Irene...
      Pour le Meno, je te conseille de lire d'abord "Prodiges et miracles". Il y a un petit air de Bruce Machart dans cet atmosphère... Si ça, ça ne te convainc pas!

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  3. J'avais déjà noté le Bouysse, le Lynch et le Sallis... et maintenant que tu as lu Vol au-dessus d'un nid de coucou, n'hésite pas à lorgner vers Et quelquefois j'ai une grande idée, du même Kesey. Un GROS pavé, certes, mais quel roman magistral !!

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    1. Je suis allée relire ton billet sur "Et quelquefois j'ai une grande idée" et lu un extrait. Je suis maintenant évidemment tentée...

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    2. Ça sera difficile de passer à côté. Disons que j'ai bien envie de passer les vacances d'été en France en sa compagnie!

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  4. Et bien, quel bilan ! Je n'ai pas accroche au Paul Grace , ce que tu dis sur Une éducation me dit qu'il est pour moi ( reste plus qu'à le trouver à la bibliothèque:))

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    1. Il en a fallu de peu pour que moi aussi je n'accroche pas au roman de Lynch... Puis, la sauce a pris et je me suis laissée emporter. Je n'ai pas regretté le voyage, certes éprouvant.

      J'espère que tu auras l'opportunité de mettre la main sur "Une éducation". Cette tranche de vie est dès plus inspirante...

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  5. Quel bilan!
    Je te rejoins entièrement sur Né d'aucune femme, sublime!
    Grâce et Une éducation me tentent tellement!

    Le GRUMBERG m'attend, je l'ai pris mon sac aujourd'hui mais j'ai commencé Vigile (oui il n'y a pas de logique :-) )

    J'ai vu le film "Vol au-dessus d'un nid de coucou", j'en garde un souvenir très fort!

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    1. Un bilan énorme! Je n'en reviens juste pas moi-même! Et, parmi toutes ces lectures, de petites pierres précieuses, comme le Grumberg. J'ai hâte de voir s'il te touchera autant qu'il m'a touchée...

      Ma lecture de "Né d'aucune femme" confirme le fait que Franck Buysse figure dans mon trop 3 des auteurs français que je préfère. Ce qui n'est pas rien!

      Je garde un souvenir flou du film "Vol au-dessus d'un nid de coucou". Je l'ai vu il y a trop trop longtemps. Je vais attendre que l'effet du livre se dissipe un peu et tenter de le revoir à nouveau.

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  6. Ah, je suis heureuse que La plus précieuse des marchandises te plaise autant. C'est un livre universel, familial, à proposer à toutes les générations. Une éducation est dans la liste de mes envies. Née d'aucune femme fait une remontée spectaculaire dans mes envies aussi, car j'avais été un peu déçue par Glaise.

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    1. "La plus précieuse des marchandises" est un petit ouvrage percutant qui devrait définitivement être lu par le plus grand nombre. Tant de puissance en si peu de mots...

      Imagine, je ne m'étais pas rendue à la dernière page de "Glaise"! Par contre, "Née d'aucune femme" m'a harponné dès les premières pages. La curiosité est piquée, on veut savoir!

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    2. Ah, on est raccord sur Glaise. Du coup, Née d'aucune femme va définitivement faire partie de ma prochaine fournée chez le libraire! ^^

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    3. Et sinon, "Plateau", tu l'as lu?

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    4. Oui, oui, c'est même comme ça que je l'ai connu, le gars Franck!

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    5. Alors, tu me le recommandes, j'imagine?!

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    6. Oui, il est bien aussi, on passe un bon moment avec des personnages bien glauques et torturés - même si j'avoue que mon préféré reste Grossir le ciel.

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    7. Des «personnages bien glauques et torturés»... Il ne faut pas m'en dire plus pour que ça me tente!

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  7. Joli bilan et je suis ravie de voir que la plupart de mes favoris de cette rentrée y figurent comme le Bouysse, le Westover et le Grumberg! Le Tavernier et le Meno m'attendent, je me note La petite Russie car tu as piqué ma curiosité ;)

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    1. On dirait qu'on nage dans le même bassin littéraire?!

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  8. Hiiiiiiiiiii, un nouveau billet ! Tu nous as manqué dis donc ! Et que de lectures ! "Grace" m'est revenu de prêt, avec des éloges, je vais m'y plonger bientôt. Comme toi, j'ai craqué sur le Bouysse après avoir attendu un peu (j'en parle dans mon nouveau billet-fleuve). j'ai "Une éducation" dans ma pal aussi. les autres ne me disent rien ... j'ai énormément à lire, plein d'envies, je ne suis plus ! Avec tout ça, j'ai pas encore réservé mes couette & café par chez toi (pour octobre, tu crois que je dois me grouiller ou je suis large ?). Bisous ! et vivement tes petits mots sur mon blog !

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    1. Eh ben me v'la de retour! Vous m'avez aussi manqué...

      Pour les réservations, il n'y a pas le feu. Là, ça bouge pour juin-juillet-août. Octobre est encore loin... Tu as du temps!

      Je file lire ton nouveau billet-fleuve! Curieuse de voir ce que tu écris sur le Buysse!

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  9. Content de pouvoir enfin te relire ! Et tu me rappelles que je n'ai pas encore mis le nez dans le Franck Bouysse !

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    1. Je m'en souviens très bien! Tu attends quoi, au fait?

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  10. Y a du stock! Même pas le temps de tout lire pendant ma pause de lunch. Je me reprendrai plus tard. Pour l’instant, je retiens Vol au dessus d’un nid de coucou. Le format « chronique brève » pour chaque livre est à mon avis bien suffisant pour se faire une idée et savoir si oui ou non on ajoute un livre à notre PAL. Au plaisir de te lire encore!

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    1. Y'a ben du stock, en effet! Un mois et demi de lectures, c'est ce que ça a donné!

      Je t'avoue que je me range de plus en plus à ton avis : le format «chronique brève» me convient parfaitement. C'est moins chronophage pour celui qui l'écrit et ça donne une idée suffisante pour celui qui la lit. Il m'arrive moi-même de sauter des phrases lorsque je lis une chronique fleuve...

      Je récidiverai sans doute sous cette forme!

      Sinon, tu retiens, selon mon goût, le nec plus ultra avec "Vol au dessus d’un nid de coucou"! LA chose importante: se rendre à la fin... C'est épouvantablement éprouvant!

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  11. Hello!
    Je suis contente que "une éducation" t'ait plu. En fait je savais que tu allais l'apprécier :) . Pour Kesey, dans ma biblio trône son autre "et quelquefois j'ai comme une grande idée" mais c'est un pavé. Je n'ai jamais lu de Bouysse et on m'a fortement conseillé de d'abord lire ceux qui sont étiquetés "roman rural". Je note "la petite Russie" et "Roissy" dans ma wish-list. ET je vais faire comme toi ce mois-ci, plonger dans le roman de Robin Mac Arthur. Tu fais le challenge #avrilenamerique

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    1. J'avoue qu'avec "Une éducation", c'était pour ainsi dire gagné d'avance!

      L'autre roman de Kesey me fait maintenant irrésistiblement de l'oeil. Je pense bien mettre la main dessus et passer mes vacances d'été en sa compagnie!

      Bonne découverte de Buysse... Un petit conseil, peut-être: attend d'avoir le moral dans le plafond pour t'y coller parce que c'est (délicieusement) sombreeeeee.

      Pour #avrilenamerique, je suis comme passée à côté. Je n'ai pas prévu le coup. Et avec #mai en nouvelles qui s'en vient... Toi, tu fais le challenge?

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  12. Très contente de te retrouver aussi chère Marie-Claude :-) Je me replonge aussi doucement dans les blogs après quelques mois entre parenthèses. Très beau bilan! Et si cette formule te convient, garde-la! Le principal est de partager tes lectures. A bientôt! Bises

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    1. Je suis trop trop heureuse de te lire ici! Est-ce à dire que tu vas reprendre du service? Trouves-tu le temps de lire?
      Pour la formule, j'hésite entre le long et le court. Ça dépendra du temps et de mon inspiration!
      À tout bientôt!

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  13. Fiou, quel bilan pour ton retour!!! Heureuse de te lire à nouveau.

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    1. Fiou, oui! J'étais en feu! À voir si les prochains mois seront aussi prolifiques!

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  14. Très heureuse de te relire avec ce bilan fourni !
    J’ai lu il y a fort fort longtemps Vol au dessus d’un nid de coucou qui m’avait laissé une très forte impression, il faudrait que je le relise !
    Je suis actuellement en train de lire Le Blues de la Harpie : j’adore ! Quels personnages !

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    1. Contente de te lire ici, à nouveau. Ça me manquait, ça!
      Je tends à penser que, dans son genre, "Vol au-dessus d’un nid de coucou" est le genre de roman qui laisse une marque au fer rouge dans une vie de lecteur.
      Les personnages du "Blues de la Harpie" sont d'une telle richesse... Et attends de voir où ça mène! J'espère que tu adoreras la suite de ta lecture autant que moi...

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  15. Très riche et beau bilan. Il y a plein de bonne chose là-dedans ; certaines que j'ai lues ("abrasif et poétique" est si juste pour parler du Bouysse) et d'autres toujours en attente (Meno, Grumberg, Lynch...).

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    1. Quant à toi, tu as de belles lectures à venir (surtout pour Meno et Grumberg)!
      Je n'ai pas vu passer ton billet sur le roman de Bouysse. Tu ne l'as pas (encore) publié ou bien j'étais dans les limbes?

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    2. Non, rassure-toi, tu es bien parmi nous :D ! Je ne l'ai pas encore publié

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    3. Fiou! Je vais rester aux aguets, mon cher!

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  16. Quel beau bilan ! J'ai beaucoup aimé le Franck Bouysse, bien remuant. Dire que je n'ai pas lu Vol au-dessus d'un nid de coucou... tu me donnes furieusement envie de le faire.

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    1. Bien remuant, le Franck Bouysse? Je ne saurais mieux dire!

      "Vol au-dessus d'un nid de coucou" est une de mes plus grosse claque de 2019. L'année est encore bien jeune, n'empêche que son souvenir n'est pas prêt de s'effacer. Ça tombe bien qu'il soit tout juste réédité en poche. L'ancienne édition datait...

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